AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

jeudi 18 février 2010

SIGMA Conseil: Tunisiana au Top 10 des annonceurs maghrébins

L’opérateur privé de télécommunication, «Orascom Telecom Tunisia ou Tunisiana », vient d’apparaître pour la première fois parmi les 10 premiers annonceurs plurimédias au Maghreb selon les chiffres du Cabinet d’études, «SIGMA Conseil».

Tunisiana s’est classée 8ème avec environ 17,1 millions de dinars (9,1 millions d’euros) d’investissements publisitaires (IP) après 7 annonceurs, six marocains à l’instar de Maroc Télécom, Méditel, Wana Corporate… et un algérien, Orascom Telecom Algéria.

SIGMA Conseil indique que la publicité au Maghreb a réussi à débourser plus de 133 millions d’euros, dont la part léonine est revenue aux acteurs de l’agroalimentaire notamment le groupe tunisien GIAS (huile Nejma, Margarine Goldina…).

OpĂ©rant dans la production de la margarine, beurre et ingrĂ©dients pour la pâtisserie, GIAS se prĂ©sente, comme Ă©tant l’un des meilleurs annonceurs plurimĂ©dias en Tunisie avec 6,9 millions d’euros d’investissements publicitaires, selon le magazine « Jeune Afrique ».

Il est à noter, dans ce sens, et s’agissant des prévisions de l’année 2010, que «le lancement d’Orange en Tunisie va sans doute bouleverser le jeu dans un secteur des télécoms déjà très concurrentiel», souligne le directeur de SIGMA Conseil.

Rappelons que SIGMA se définit comme un groupe de bureaux d’études dont la création remonte à 1998, spécialisé dans le domaine de la recherche marketing et médias s’implantant dans des pays maghrébin. Par ailleurs, l’activité de SIGMA consiste en l’élaboration d’enquêtes quantitatives, qualitatives et économiques par sondages.

Source : Infotunisie

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jeudi 4 février 2010

Tunisie - La recette pour doubler le marché publicitaire

L’investissement publicitaire brut s’élève en Tunisie à 139 millions de dinars, sa croissance est le double de celle du PIB en 2009. Le secteur de la communication commerciale emploie près de 5 000 employés en Tunisie dans des métiers aussi divers que la création publicitaire, la production audiovisuelle, le média planning, etc. Son potentiel de développement est immense, il repose sur l’ouverture des espaces médias au secteur privé, d’une offre médias adaptée aux différents auditoires, et une liberté d’exercice propice à l’accès à l’entreprenariat et la création d’emplois.

Le poids relativement faible de la publicité dans l’économie de la Tunisie trahit une réalité toute autre. En plus de sa visibilité, il s’agit en effet d’un excellent marqueur de l’état de la libre concurrence des différents marchés intérieurs. Un niveau élevé du ratio Investissements Publicitaires rapportés au PIB indique l’existence d’une saine concurrence entre opérateurs d’une même branche d’activité, l’absence de monopoles voire d’oligopoles ou de positions dominantes sur les marchés. Cela indique aussi la profondeur et le dynamisme du marché intérieur du pays ainsi que son ouverture sur les produits et services des multinationales. Toutes ces conditions sont réunies dans le cas marocain et beaucoup moins dans le cas tunisien malgré un espace d’expression publicitaire assez développé en Tunisie avec un secteur audiovisuel privé relativement plus fort, une connectivité à Internet en cours de rattrapage et une réglementation gérée par le ministère de l’Equipement et des municipalités concernant l’affichage urbain relativement plus sophistiquée, et surtout malgré un niveau de vie du consommateur tunisien exprimé par l’indicateur de parité pouvoir d’achat 1,5 fois supérieur à celui d’un Marocain.

Le champ de créativité publicitaire et l’étendue des interdits sociaux en Tunisie et au Maroc sont quasi les mêmes, la maîtrise technologique en la matière est largement comparable, pourtant le ratio IP/PIB est 3 fois plus important au Maroc qu’en Tunisie. Pis encore, les investissements publicitaires par habitant sont quasiment le double au Maroc qu’en Tunisie. Il est légitime de se poser la question sur l’origine de ces écarts. D’abord il y a l’antériorité et la maturité du marché publicitaire marocain, ensuite, il y a la présence des multinationales dont les QG nord africains sont souvent à Casablanca plutôt qu’à Tunis, et surtout le modèle économique chérifien plutôt basé sur le dynamisme du marché intérieur et où la Tunisie a misé sur l’exportabilité de ses biens et services et n’encourage pas la consommation des ménages. L’étroitesse du marché tunisien favorisant l’émergence de champions locaux en présence de challengers plutôt faibles, conjuguée à la présence d’offices et d’agences de l’Etat monopolisant des secteurs entiers de l’économie marchande telle que l’énergie, l’eau, l’assainissement, … ainsi que certaines législations protectrices telles que le contingentement de l’importation des véhicules neufs, ou encore l’implantation libre d’institutions bancaires et financières étrangères, … le tout faisant ne favorise pas assez la culture du choix, base du concept publicitaire.

Un gisement immense pour le marchĂ© publicitaire en Tunisie Mais si on extrapole le niveau de l’investissement publicitaire tunisien Ă  travers le prisme marocain en tenant compte seulement du niveau de vie des consommateurs, on se retrouve avec un potentiel de marchĂ© de l’ordre de 274 millions de dinars, soit exactement le double du niveau du marchĂ© actuel. Est-ce possible d’atteindre cette barre symbolique ? La rĂ©ponse est bien Ă©videmment oui. Oui, car quand on voit le potentiel offert par les diffĂ©rents supports des mĂ©dias actuels en Tunisie, on comprend que cet objectif est possible et peut ĂŞtre atteint assez rapidement. Pour le cas de la tĂ©lĂ©vision, le day time et l’access prime time ne sont exploitĂ©s ni par les tĂ©lĂ©visions publiques ni privĂ©es. S’agissant de Tunisie 21, voila un support TV couvrant 100% du territoire via les moyens terrestres et satellitaires et largement sous utilisĂ©. Il se rĂ©anime seulement au mois de Ramadan. Hannibal TV possède des Ă©missions phares en prime time, mais certains soirs, la grille ne propose pas d’émissions permettant de capter d’une manière plus massive l’auditoire tunisien, elle peut doubler facilement son potentiel d’audience et donc de recettes publicitaires sur le crĂ©neau du prime time seulement. Nessma TV, en adaptant la grille de programmes d’une manière Ă  coller aux diffĂ©rents faisceaux horaires Ă  chaque pays du Maghreb : 18h-20h pour la Tunisie, 20h-22h pour l’AlgĂ©rie et 22h-00h pour le Maroc, chaque auditoire local trouvera son compte et la chaĂ®ne progressera en audience sur chaque sous-marchĂ© tout en gardant sont Ă©ditorial pan maghrĂ©bin qui fait la marque de la chaĂ®ne.

La Tunisie compte actuellement 400 000 abonnés ADSL, ce qui a cantonné la publicité sur Internet aux produits et services hauts de gamme telle que la téléphonie corporate, l’automobile, la banque et l’Internet. Or, on sait que le plus gros du marché publicitaire est fait de produits de grande consommation, et celle-ci table sur la masse et les mass-médias. Le taux d’équipement en lignes ADSL de la Tunisie progresse relativement vite pour atteindre le million dans les 2 ans qui suivent. Les annonceurs de l’alimentaire, des produits d’hygiène et d’entretien ménager entreront en jeu et les investissements publicitaires sur Internet exploseront, à condition de créer l’offre de supports adéquate entre sites web portant sur l’art de vivre, la déco, la santé, l’éducation, … De plus le paysage radiophonique tunisien permet aisément l’émergence d’une radio privée à Sfax et même une deuxième à Tunis auprès de Mosaïque FM, la chaîne radio pionnière du secteur privé.

Enfin, la dĂ©rĂ©glementation du secteur en passant de l’agrĂ©ment au cahier des charges a fait booster l’industrie publicitaire et lui a permis de prĂ©tendre durablement au dĂ©veloppement et de constituer un levier d’essor des autres secteurs d’activitĂ©s Ă©conomiques que compte le pays avec l’émergence d’une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’agences de communication gĂ©rĂ©es par des jeunes crĂ©atifs, très versĂ©s vers les technologies, Ă  qui il faut transmettre les bons signaux : imagination crĂ©ative, dĂ©ontologie, Ă©thique et perfectionnisme au niveau de l’exĂ©cution.

Hassen Zargouni

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mercredi 3 février 2010

Extrait de l'allocution du chef de l’Etat devant la 14e session ordinaire du Sommet de l’UA

Le PrĂ©sident Zine El Abidine Ben Ali s’est adressĂ© Ă  la 14e session ordinaire de la ConfĂ©rence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine (UA) sur le thème « Technologies de l’Information et de la Communication en Afrique: DĂ©fis et perspectives pour le DĂ©veloppement », par une allocution, prononcĂ©e en son nom par M. Kamel Morjane, ministre des Affaires Ă©trangères.

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Une publicité bien chère payée

Près de 69,5 millions d’euros ont été investis en 2009 en Tunisie en 2009 (+ 4,9 % en un an), des les chiffres provenant de l'agence Sigma, le 23 janvier à Tunis. Avec 38 millions d’euros, la télévision s'approprie 54,7 % du montant total, stimulée (+ 23 %) par la libéralisation du secteur audiovisuel. La radio n’est pas en reste, avec 21,3 millions de DT (+ 5 %), les budgets dans l’affichage, la presse écrite et internet ont en revanche respectivement baissé de 31,3 % (12,8 millions de DT), 6,7 % (25,6 millions de DT) et 88 % (900 000 DT).

Côté annonceurs, les opérateurs télécoms et les géants de l’industrie agroalimentaire continuent d’occuper les premières places, avec plus de 50 % des investissements. Orascom, qui opère sous la marque Tunisiana, a déboursé 17 millions de DT, loin devant Tunisie Télécom (6,7 millions). Les groupes locaux dans l’agroalimentaire (Slama, Mabrouk ou Meddeb) ne sont pas distancés par les multinationales (Danone, Unilever, Coca-Cola, Henkel…).

En 2010, « deux sĂ©ismes vont se produire », pronostique Hassen Zargouni, fondateur et PDG de Sigma. Dans les tĂ©lĂ©coms d’abord, avec l’arrivĂ©e en fĂ©vrier d’Orange, qui va bousculer « un marchĂ© dĂ©jĂ  très publivore ». Et dans la finance, avec le lancement rĂ©cent de Zitouna Bank, qui va stimuler ses concurrentes. « La Biat, Attijariwafa Bank et ATB ne resteront pas les bras croisĂ©s », assure Zargouni.

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lundi 1 février 2010

Tunisie: Investissements Publicitaires : Encore du chemin Ă  parcourir

Lors de la 10ème Ă©dition de l’Open Sigma, tenue le 25 janvier Ă  l’hĂ´tel Sheraton Tunis, les chiffres ont parlĂ© : il y a encore du chemin Ă  parcourir pour ce qui est de la communication et des investissements publicitaires en Tunisie. La pub en Tunisie? C’est simple : Produits alimentaires et TĂ©lĂ©phonie : ces deux secteurs couvrent plus de la moitiĂ© des investissements publicitaires dans notre pays. La palme d’or revient Ă  Orascom Tunisiana, chef de file, avec 17,1 MDT loin devant GIAS (Goldina, Vanoise) avec 7,3 MDT, et Tunisie TĂ©lecom avec 6,7 MDT, soit près de trois fois moins que sa concurrente directe. La suite du top 10 :

4- Stial Délice Danone 6,1 MDT

5- SFBT-COCA COLA : 4,2 MDT

6-Unilever : 4,1 MDT



7-Henkel : 3,7 MDT

8- SOTUBI : 3,7 MDT

9- SociĂ©tĂ© Frères Slama : 3,6 MDT

10- PrĂ©sident : 2,8 MDT

L’absence du secteur bancaire du Top 10 est flagrante, l’ATB première de son secteur n’est que 11ème, juste devant Topnet, premier représentant des fournisseurs d’accès à Internet, qui brillent également par leurs faibles budgets de communication. Les investissements publicitaires en Tunisie restent encore loin des standards internationaux. Même au niveau maghrébin, les annonceurs tunisiens sont à la traîne. Orascom Tunisiana premier annonceur en Tunisie vient tout juste d’intégrer cette année le top 10 maghrébin, à la 8ème position. La télévision reste le premier support médiatique à bénéficier de la publicité avec 73 MDT, devant la presse qui connaît une baisse par rapport à l’année précédente avec 25,6 MDT. L’affichage est troisième avec 17,2 MDT, devant la Radio 21,3 MDT et Internet, loin derrière avec 1,8 MDT. Le web représente un marché dans lequel les annonceurs devront plus investir vu son faible coût ( par rapport aux autres supports), et surtout son importante réactivité.



Sarah B.H

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