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vendredi 27 novembre 2009

Reconnaissance unanime pour la Tunisie pour l’intérêt porté aux TIC

Les nombreuses personnalités présentes au forum international des technologies de l'information et de la communication ICT 4 All forum-Tunis+4 ont unanimement salué les efforts et l’intérêt porté par la Tunisie aux TIC, faisant part de leur admiration pour la réussite et la qualité organisationnelle de cet événement.

Talal Abou Ghazala, PrĂ©sident de l’Alliance Mondiale des TIC et du DĂ©veloppement (G@ID), a saluĂ© dans sa dĂ©claration l’intĂ©rĂŞt que porte la Tunisie Ă  la sociĂ©tĂ© de l’information et aux nouvelles technologies de communication. « Cela, a-t-il ajoutĂ©, a valu Ă  la Tunisie la reconnaissance du monde entier, ce qui l’a habilitĂ©e Ă  abriter avec brio le deuxième phase du Sommet Mondial de la SociĂ©tĂ© de l’Information qui a Ă©tĂ© Ă  l’origine de la crĂ©ation de l’Alliance Mondiale des TIC et du DĂ©veloppement, laquelle regroupe des reprĂ©sentants de gouvernements, des secteurs public et privĂ© et aussi de la sociĂ©tĂ© dans le but de promouvoir l’exploitation des TIC dans l’œuvre de dĂ©veloppement », a-t-il affirmĂ©.

Abou Ghazala a Ă©galement mis en exergue : « le rĂ´le avant-gardiste mondialement reconnu Ă  la Tunisie en la matière, rĂ´le qui a Ă©tĂ© constamment propulsĂ© par les nombreuses initiatives du PrĂ©sident Ben Ali et qui traduisent la conviction profonde du prĂ©sident de la RĂ©publique quant Ă  la suprĂ©matie du savoir, dans son acception globale, dans la maĂ®trise des sciences et de la technologie, principe qui transcende la politique de l’Etat Tunisien dans tous les domaines. Grâce Ă  la stratĂ©gie adoptĂ©e par la Tunisie en la matière, la Tunisie est devenue un modèle dans l’édification des compĂ©tences et la promotion des TIC » , a-t-il conclu.

De son cĂ´tĂ©, Hamadoun TourĂ©, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Union Internationale des TĂ©lĂ©communications (UIT), s’est fĂ©licitĂ© de : « l’appui du PrĂ©sident Ben Ali Ă  la tenue Ă  Tunis du Sommet Mondial de la SociĂ©tĂ© de l’Information (SMSI) au cours duquel il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de tenir, chaque annĂ©e en Tunisie, une rĂ©union d’évaluation et de prospection de la politique Ă  suivre. Ainsi, nous devons chaque annĂ©e revenir en Tunisie pour analyser la situation des TIC dans le monde, en prĂ©sence de dirigeants politiques, de chefs d’entreprise et de reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile et envisager les actions futures Ă  entreprendre afin d’atteindre l’objectif fixĂ© par le SMSI pour qu’à l’horizon 2015 l’accès de tous les citoyens de la planète au cyberespace devienne rĂ©alitĂ© », a-t-il expliquĂ©.

Pour sa part, Supachai Panitchpadi, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la ConfĂ©rence des Nations Unies pour le Commerce et le DĂ©veloppement (CNUCED), a tenu Ă  rappeler que : « dans son rapport sur l’information et l’économie pour 2009, la CNUCED a classĂ© la Tunisie parmi les pays les plus dynamiques et les plus entreprenants en termes de pĂ©nĂ©tration de l’Internet et de stratĂ©gie des TIC », rappelant qu’en ce qui concerne le premier point, la Tunisie est classĂ©e première en Afrique.

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jeudi 26 novembre 2009

Tunisie - NTIC : Mohamed Ghannouchi, Premier ministre : «L’économie du savoir en Afrique est tributaire de la diffusion des futurs réseaux»

«Plus de 30% de l’amélioration intervenue au niveau de la productivité des entreprises et de leur personnel provient de l’investissement dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), la diffusion de leur utilisation et l’exploitation de leurs systèmes innovants… Cette contribution directe à l’accroissement de la productivité durant la décennie écoulée a atteint 80% dans certains pays industrialisés comme les Etats-Unis d’Amérique», a déclaré Mohamed Ghannouchi dans son discours d’ouverture de l'ICT forum 4 all-Tunis+4».

Le Premier ministre a rappelé que les transactions électroniques basées sur les réseaux de communication représentent désormais, à elles seules, 50% du volume du commerce et des services dans le monde dans le cadre d’un marché numérique qui compte plus de 4,5 milliards d’utilisateurs du téléphone mobile et 1,7 milliard d’internautes. Ce nombre est appelé à augmenter de 50% d’ici 2013. Cette progression considérable touche en premier lieu aux utilisateurs du haut débit dont le nombre, dans le monde, s’élève à près de 420 millions d’abonnés. M. Ghannouchi a attiré l’attention sur l’importance des nouvelles technologies de l’information dans les médias et les télécommunications dans le développement d’un espace économique qui a ouvert grandes les portes de l’innovation, de la recherche et de la créativité à travers une industrie qui occupe de plus en plus de place au niveau des industries des hautes technologies, à savoir celles des logiciels, la maintenance des matériels et systèmes numériques, la gouvernance et la gestion des réseaux domestiques des entreprises.

Le marché africain, a précisé le Premier ministre, attire un volume de plus en plus important de programmes d’investissements et réalise des performances notables au niveau du développement des réseaux. Ceux de la téléphonie mobile se sont multipliés portant la densité téléphonique sur le continent à 40% d’abonnés sur 100 habitants contre 9% en 2004.

Toutefois, explique M. Ghannouchi, le développement de l’économie du savoir et de la société de l’information en Afrique reste tributaire de l’acquisition d’une aptitude suffisante à accélérer la diffusion des futurs réseaux, en particulier les services de haut débit via les réseaux de téléphonie fixe et de téléphonie mobile. La densité moyenne à l’échelle africaine ne dépasse guère le 0,3% d’habitants contre des ratios de 20% dans les pays industrialisés.

«Certaines multinationales du secteur des TIC ont démontré un réel soutien aux économies africaines. Nous ne pouvons que nous en réjouir et leur demander de consolider cet appui», a rappelé, pour sa part, Hédi Djilani, président de l’UTICA, lors de son discours à l’ouverture de «l’ICT forum 4 all». Il les a appelées à investir plus en Afrique sans pour autant nier leurs droits de rechercher des profits.

M. Djilani a parlé de la fracture numérique multidimensionnelle, qui existe entre les différents pays y compris sud-sud et qui persiste et risque de s’élargir. «Sa réduction, a-t-il précisé, est une étape importante et un passage obligé vers la réduction de la fracture globale. Les technologies ont eu l’avantage de réduire le monde à un village planétaire. Mais si elles n’aboutissent pas à un réel développement de la vie des peuples, elles ne feront qu’accentuer les frustrations».

Parlant de l’exemple tunisien, le président du patronat a insisté sur le fait que la Tunisie a toutes les chances d’exceller en matière de services à grande valeur ajoutée, grâce à la qualité de ses ressources humaines. Le nouveau programme de mise à niveau, conjugué à l’amélioration continue des infrastructures, offrira un nouveau point de départ à une croissance encore plus soutenue en la matière, a-t-il ajouté.

En Tunisie, la contribution des TIC au PIB s'élève aujourd'hui à 11% (elle était de 7% en 2005). La téléphonie mobile a, pour sa part, enregistré des niveaux record avec 88 d’abonnés pour 100 habitants. La mise en service du câble sous-marin de haute capacité entre la Tunisie et les pays européens pour le développement et la modernisation du flux de communications téléphoniques, Internet et tous les services se rapportant à la télécommunication, sans oublier la réduction des coûts des communications qui œuvreraient pour un développement plus important des NTIC dans notre pays. A.B.A.

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