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jeudi 11 mars 2010

Pour la première fois, les budgets publicitaires d’internet dépasseront la presse papier en 2010

Après les avoir dépassés en termes d’audience, les sites internet devront dépasser pour la première fois dans l’histoire, la presse papier en termes de budgets publicitaires consacrés par les annonceurs. Selon une étude du cabinet Outsell parue lundi 8 mars, rapportée par le quotidien français Le Monde dans son édition d’aujourd’hui, les sociétés américaines vont consacrer une plus grande partie de leur budget publicitaire à l'Internet qu'à la presse cette année. La publicité en ligne devrait ainsi représenter au total 119,6 milliards de dollars en 2010, contre 111,5 milliards de dollars pour la publicité dans la presse, selon Outsell qui décrit ce basculement comme "un cap pour le secteur".

Au total, les budgets publicitaires américains devraient augmenter de 1,2 % cette année, signe d'une "stabilisation" de la publicité pour les médias traditionnels après l'effondrement de l'an dernier, selon Outsell. Pour ce qui est de la publicité en ligne, 52,8 % se concentrera sur les sites Internet des sociétés elles-mêmes, qui utilisent leurs pages comme "un outil puissant de marketing direct". La presse quotidienne devrait être l'un des secteurs les plus touchés par la baisse des recettes publicitaires (- 8,2 %), alors que la presse magazine devrait bénéficier d'une petite hausse (+ 1,9 %). La publicité télévisée devrait, quant à elle, reculer de 6,5 %, à 59,6 milliards de dollars. Cette étude est fondée sur une enquête menée auprès d'un millier d'annonceurs interrogés en décembre 2009.

En Tunisie, la tendance s’est inversée pour certains sites web et quelques médias électroniques dont le nombre de lecteurs dépassent, parfois, le nombre de lecteurs de certains titres de la presse papier quotidienne, qui achètent leur journal en kiosque ou le reçoivent par abonnement. Sur internet, les visiteurs de plusieurs sites internet et journaux électroniques ont dépassé, et depuis des mois, les visiteurs des sites web des médias classiques.

R.B.H. (Avec AFP et le Monde)

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mercredi 3 mars 2010

Le marché algérien de la pub a du retard à rattraper sur le Maroc

Les marocains et les tunisiens plus « pub » que les algĂ©riens… La nature des Ă©conomies expliquerait le dĂ©calage.

Ces quatre dernières années, la croissance du marché publicitaire maghrébin a atteint 10%, affirme une étude élaborée par le cabinet marocain Imperium Media. Une autre étude, publiée par la société tunisienne Sigma Group, estime que ce pourcentage fait de la région maghrébine, avec l’Amérique latine (+ 14,9 %), l’une des rares zones de forte croissance de la publicité, à un moment où les investissements publicitaires dans le monde semblent stagner à cause de la crise économique internationale.




L’étude de Sigma établit l’investissement global dans le marché publicitaire maghrébin en 2009 à 830,9 millions de dollars, soit 139,6 millions de dollars de plus qu’en 2008. Ces investissements ne sont pas équitablement répartis entre les trois Etats les plus peuplés du Maghreb. Le Maroc a capté 562,1 millions de dollars, l’Algérie 166,2 millions et la Tunisie 102,6 millions seulement.




Ces chiffres montrent qu’avec une population presque égale, le royaume chérifien devance son voisin oriental. Son avance s’expliquerait par le fait que son économie, depuis longtemps ouverte, a vite été investie par les firmes internationales pour lesquelles la publicité est une redoutable arme commerciale.







Handicap audiovisuel algérien




Ce n’est pas le cas de l’Algérie, où, en plus, l’absence de grands médias audiovisuels (principal vecteur de la publicité au Maghreb) compromet l’expansion du marché publicitaire. Quant à la modestie du marché tunisien, elle trouverait son origine moins dans l’économie que dans la faible démographie du pays. Notons, toutefois, que dans un classement basé sur le ratio des investissements publicitaires par rapport au PIB, la Tunisie est deuxième avec 2,5%, contre 1% pour l’Algérie et 6,3% pour le Maroc.




Autre preuve de l’avance du Maroc dans le domaine publicitaire, les quatre plus gros annonceurs du Maghreb sont tous marocains, souligne Sigma. Il s’agit de Maroc Télécom, Méditel, Wana Corporate et Procter and Gamble Maroc. Ils sont suivis d’Orascom Algérie, des entreprises marocaines Centrale laitière et Unilever Maghreb et d’Orascom Tunisie.




la télévision est le support privilégié des annonceurs au Maghreb, région où les ménages sont bien équipés en matériel de réception télévisuelle. Au Maroc, l’investissement publicitaire télévisé est capté par les chaînes étatiques El Oula et 2 M, suivies de la chaîne privée Medi 1 Sat. En Tunisie, il est capté par la chaîne étatique Tunis 7 qui devance les chaînes privées Hannibal et Nesma TV. En Algérie, toute la publicité télévisuelle est diffusée par les trois chaînes de la télévision publique. C’est ce qui explique l’orientation d’une partie des annonceurs privés vers les chaînes satellitaires arabes, très regardées dans les pays. Écrit par Salim Rabia

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