AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

lundi 22 février 2010

Les marchés marocain et tunisien réalisent une croissance importante

Les investissements publicitaires reculent de 6% en Algérie Les sommes injectées en affichage, un segment monopolisé exclusivement par l’Anep, sont évaluées à 27,5 millions de dollars. La radio a, quant à elle, encaissé 12 millions de dollars durant le même exercice.

Les investissements publicitaires en Algérie ont reculé de 6% en 2009, tandis que les deux autres pays maghrébins, le Maroc et la Tunisie en l’occurrence, ont enregistré respectivement des hausses de 4,3% et 7,6%, si l’on tient compte des statistiques diffusées, hier, par Sigma Conseil, un bureau d’études spécialisé dans le secteur des médias et de la communication. Les investissements publicitaires (IP) bruts en Algérie sont estimés à 166,2 millions de dollars en 2009. Au Maroc, les sommes injectées par les annonceurs s’établissent à 562,1 millions de dollars, alors qu’en Tunisie le taux des IP ont atteint 102,6 millions de dollars à fin 2009. La croissance du marché de la publicité au Maghreb, estimé à 2,4%, est tirée essentiellement par les marchés marocain et tunisien. Le marché algérien, lui, a connu un fléchissement important.

Malgré le niveau de vie des Algériens, estimé meilleur que celui des Marocains, l’Algérie, en termes d’investissement publicitaire par habitant, vient loin derrière le Maroc et la Tunisie. Le Maroc investit 17,6 dollars par habitant en publicité, la Tunisie, elle, consacre 9,8 dollars/habitant, tandis que l’Algérie vient en dernière position avec seulement 4,7 dollars/habitant. En Algérie, la manne publicitaire a profité, comme à l’accoutumée, aux bénéficiaires traditionnels, dont la télévision qui se taille à nouveau la part du lion. La télévision algérienne, elle seule, bénéficie de 42,5% des parts de marché, et ce, malgré son produit qui, le moins qu’on puisse dire, est très loin des standards en matière de production.

La tĂ©lĂ©vision a encaissĂ© en 2009 des recettes publicitaires de l’ordre de 70,6 millions de dollars, tandis que la presse Ă©crite a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une cagnotte de 56,1 millions de dollars. Les sommes injectĂ©es en affichage, un segment monopolisĂ© exclusivement par l’ANEP, sont Ă©valuĂ©es Ă  27,5 millions de dollars. La radio a, quant Ă  elle, encaissĂ© 12 millions de dollars durant le mĂŞme exercice. Alors que les spĂ©cialistes du marchĂ© de la publicitĂ© estiment que l’essor du secteur est conditionnĂ© par l’ouverture mĂ©diatique et Ă©ditoriale, l’ANEP, chargĂ©e depuis 1999 de canaliser l’argent public vers des destinations choisies, continue Ă  subventionner Ă  doses calculĂ©es les soldats du carrĂ© « disciplinĂ© » de la presse.Selon des chiffres officiels Ă©manant du dĂ©partement de la communication et de l’information, 49% des annonceurs publicitaires (qui sont tous publics) sont pris en charge par l’ANEP, tandis que d’autres chiffres attribuent Ă  l’ANEP un monopole de 65% de la manne publicitaire. D’oĂą l’utilisation de cette agence comme carte de pression redoutable contre les petites entreprises de presse qui sont Ă  sa merci.

Monopole du marchĂ© public Le bureau d’études et de conseil Sigma a Ă©vitĂ© ce raccourci, se contentant d’évaluer la part du segment affichage Ă  27,5 millions de dollars. Sigma a Ă©vitĂ© aussi de faire cette annĂ©e, pour des raisons inexpliquĂ©es, le classement des journaux par chiffre d’affaires rĂ©alisĂ©. La tĂ©lĂ©vision, elle, continue Ă  ĂŞtre favorisĂ©e dans un terrain sans concurrence. Les investissements publicitaires (IP) injectĂ©es en audiovisuel ont augmentĂ© de 2,4% en 2009, alors que les parts de marchĂ© de la presse Ă©crite ont connu une baisse de 9,6% durant la mĂŞme annĂ©e. Ces chiffres ont Ă©tĂ© communiquĂ©s par Hassen Zargouni, directeur gĂ©nĂ©ral de Sigma Conseil, lors de la confĂ©rence annuelle de ce bureau d’études, organisĂ©e, hier, Ă  Alger. M. Zargouni estime que l’ouverture mĂ©diatique est « nĂ©cessaire pour le dĂ©veloppement du marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie ».

La stimulation de la concurrence sur des marchés-clés s’avère être, selon lui, un élément important également pour l’essor du marché. Contrairement à la presse écrite, les placements publicitaires sur Internet ont évolué de 100% en 2009, atteignant 151,4 millions de dinars. Un total de 167 campagnes de publicité sur Internet ont été recensées durant l’année écoulée, menées par 129 annonceurs. Les secteurs en plein boom sont les huiles et corps gras ainsi que les télécoms (2,8 milliards de dinars), quoique tiré à la baisse par le recul des investissements d’Orascom Télécom Algérie. Le secteur des huiles et corps gras a vu lui aussi la mobilisation de 813 millions de dinars pour les campagnes publicitaires, dont une part de 72,4% est injectée par Cevital.

Par Ali Titouche

Bookmark and Share

jeudi 18 février 2010

Algérie : Bilan annuel média et publicité en 2009 - Le marché de la pub a explosé durant la CAN

Le bilan 2009 concernant les medias et la publicité en Algérie s'est annoncé particulièrement riche. Il a été présenté, hier, à l'hôtel Sofitel par Sigma conseil. De nombreux annonceurs, agences de communication, agences médias, régies publicitaires, experts médias, journalistes, universitaires et étudiants en marketing et en communication étaient au rendez-vous. Ainsi, selon M. Hassen Zargouni, fondateur et directeur général de Sigma Conseil, " Le marché algérien de la publicité est en phase de maturation, il est en parfaite progression ".

L'année 2010 sera l'occasion de présenter les performances publicitaires des annonceurs et des agences par grands médias (TV, radio, presse, affichage, internet) , en termes d'investissements et d'efficacité publicitaire.

Par ailleurs, pour ce qui est des investissements publicitaires (IP) en général, le bilan de sigma de 2009 a atteint 166 millions de dollars, soit 12 milliards de dinars, le marché algérien a enregistré une baisse de 4, 4 %, aussi paradoxal que cela puisse paraître. En effet, ce marché a été atteint par la crise international (baisse du PIB mondial de 2,2 %, inflation des produits alimentaires, agricoles frais, industriels alimentaires, soft drink, transports et communication, de 5.7% contre 4.4% en 2008). Concernant les investissements publicitaires sur les supports médias TV, affichage et presse écrite, ceux-ci ont enregistré une hausse. C'est ainsi qu'avec un montant de plus de 5 milliards de dinars la Télévision toutes chaînes nationales confondues, a enregistré une hausse de ses recettes publicitaires à hauteur de 2,4 %. Le marché de l'affichage publicitaire croît de 4,5 % avec des investissements publicitaires d'un montant de plus de 2 milliards de dinars. Mais la plus grosse performance reste celle enregistrée par la presse écrite qui a vu ses recettes publicitaires augmenter de 33,3 % et des entrées de plus de 4 milliards de dinars. Néanmoins, la Radio a enregistré une grosse contre-performance avec une baisse de 30,8 % de ses recettes publicitaires, estimées à un peu plus de 874 millions de dinars. Pour ce qui est des audiences TV et Radio, on relève, comme chaque année, une hausse de l'audience TV durant le mois de Ramadhan avec un pic de 33,2 % pour l'ENTV, contre 16,3 % hors Ramadhan. La chaîne Nessma TV n'arrive toujours pas à tenir la dragée haute face aux chaînes algériennes avec un taux de pénétration de 9,6 % pendant le mois de Ramadhan et de 1,7 % hors Ramadhan. Pour ce qui est de l'écoute Radio, ce sont les chaînes locales qui enregistrent les plus grandes performances avec un taux de pénétration de 33,3 % pour Radio El Bahdja dans le Grand Alger , de 14,8 % pour Radio El Bahia à Oran et de 48,7 % pour Radio Cirta à Constantine. Concernant nos voisins maghrébins , les investissements publicitaires bruts prévisionnels pour l'année 2009 sont estimés à 562.1 millions de dollars pour le Maroc et 102.6 millions de dollars pour la Tunisie selon Sigma Conseil Algérie. Ils sont en légère progression par rapport à l'année précédente.

Il est à remarqué que le Maroc l'emporte sur l'Algérie et la Tunisie, car le secteur audiovisuel détient la part du lion et le gouvernement a permis à des investisseurs privés d'ouvrir des chaînes de télévision. En outre, il est à noter que le marché de la pub explose au mois de Ramadhan et les marquent font le plein en ce mois propice dans les chaînes télévisées maghrébines. Au Maghreb, on ne dépense jamais autant que durant le Ramadhan. Et pour doper leurs ventes, les agences de production ainsi que les marques profitent de ce mois exceptionnel et les annonceurs investissent massivement le petit écran. Sauf qu'un focus spécial a marqué une forte explosion de la pub, hors Ramadhan, c'est la CAN 2010, " Si l'audience est là, la publicité aussi " a affirmé auparavant M. Stéphane Martin. Finalement , il est à rappeler que la publicité TV est née en France il y a 40 ans, elle existe depuis 30 ans au Maroc, 20 ans en Tunisie et près de 10 en Algérie.

II est à rappeler également que Sigma est un groupe de bureaux d'études fondé en 1998, spécialisé en recherche marketing et médias, implanté dans l'ensemble des pays du Maghreb et dont le métier est la réalisation d'enquêtes par sondage quantitatives, qualitatives et d'études économiques et de marché. Sigma est membre de l'European Standardisation of Marketing Research (ESOMAR), organisme européen de certification qualité.

Source LeMaghreb

Bookmark and Share

vendredi 5 février 2010

RECETTES PUBLICITAIRES EN 2009

Les annonceurs privilégient souvent le petit écran pour faire passer leurs messages.

Environ 514 milliards de dinars ont été versés à l’Entv au titre des recettes publicitaires pour l’exercice 2009. Selon les chiffres rendus publics hier par Sigma, ce montant est en augmentation de 2,4% par rapport à 2008. La presse écrite vient en deuxième position en termes de recettes. Les journaux et revues ont bénéficié de 409 milliards de dinars, en hausse de 33% par rapport à 2008. L’affichage vient en troisième position avec 217 milliards de dinars avec une hausse de 4,5%. La radio n’a pas bénéficié de ce boom. Ses recettes ont baissé de 30,8% pour se situer à 88 milliards. Le bilan de Sigma fait ressortir des différences dans l’audience des médias selon les périodes. Le Ramadhan est la période la plus propice à l’audience. Le taux de pénétration de l’Entv lors de ce mois est de 33% contre 16% le reste de l’année. L’A3 est victime du même contraste. Son audience passe de 14,2% à 10,3%. Pour Canal Algérie, le rapport est de 2,2% à 1,8%. Même l’audience de Nessma TV est mesurée pour atteindre des taux de 9,6 et 1,7%. Pour la radio, les chaînes locales sont appréciées des auditeurs. Dans le Grand- Alger, El Bahdja enregistre un taux de pénétration de 32%. La Chaîne III, la Chaîne II et la Chaîne I enregistrent des taux respectifs de 9,7, de 3,2 et 1,1%. L’agence Sigma compte présenter ces résultats en détail lors d’une rencontre organisée le 8 de ce mois à l’hôtel Sofitel. En plus des données sur les performances publicitaires des annonceurs, un focus spécial sera dédié à la CAN 2010. Les organisateurs annoncent aussi la présentation d’une étude comparative avec le marché français. Le travail a été effectué avec le Syndicat national de la publicité télévisée. La séquence traditionnelle «Vu à la télé» portera cette année sur le visionnage des spots publicitaires télévisés les plus mémorisés en Algérie. M.Hassen Zergouni, directeur de Sigma aura alors à répondre aux questions des journalistes et des professionnels de la publicité. Il aura à se prononcer sur les caractéristiques du marché publicitaire en Algérie accaparé par des agences étrangères. Les annonceurs sont aussi constitués de sociétés à capitaux étrangers. C’est le cas pour l’automobile, la téléphonie et l’agroalimentaire. Ils sont parmi les plus grands annonceurs. La publicité a eu une certaine emprise sur le citoyen en quête d’acquisition de certains biens et services lorsque le crédit à la consommation était encore en vigueur.

Source: L'Expression

Bookmark and Share