Nous sommes Ă un mois et demi du mois de Ramadan qui reprĂ©sente pour les annonceurs et les publicitaires tunisiens lâĂ©vĂšnement incontournable de lâannĂ©e. Les publicitaires et les annonceurs devraient ĂȘtre en pleine prĂ©paration de ces « jeux olympiques de la publicitĂ© » comme lâa si bien qualifiĂ© Ghazi Karoui dans une rĂ©cente interview accordĂ©e Ă ProsDeLaCom.com.
Si l'ensemble des annonceurs et des agences sont au point sur l'importance de l'originalité d'une campagne publicitaire, rares sont ceux qui regardent au-delà du jour de l'Aïd.
On a vu depuis maintenant des annĂ©es que le jour de lâAĂŻd reprĂ©sentait lâultime Ă©tape dâune campagne avec des spots du type « 3idkom mabrouk » signĂ© Javel Judi ou encore Lakhdher de Duo. Malheureusement, ces concepts qui ont marquĂ© les esprits nâont pas su ou du moins voulu aller plus loin dans la relation avec le consommateur. Et câest lĂ quâintervient le digitalâŠ
Il faut en effet comprendre quâune marque peut vivre au delĂ du mois de Ramadan sans pour autant se ruiner grĂące Ă lâexploitation des canaux digitaux.
Une animation sur les rĂ©seaux sociaux autour dâun concept comme Lakhdher, un jeu concours comme celui de Boga, un blog permettant Ă une marque de lait ou de yaourt de se distinguer de ses concurrents en accompagnant les jeunes mamans dans leur quotidien et encore plein dâidĂ©es permettent de prolonger lâexpĂ©rience du consommateur avec la marque et de renforcer la notoriĂ©tĂ© et le capital sympathie de cette derniĂšre. La campagne du mois de Ramadan pourrait dâailleurs ĂȘtre non seulement un push pour augmenter les ventes durant cette pĂ©riode mais une prĂ©paration dâun programme relationnel assurant ainsi la rĂ©gularitĂ© des ventes, le bouche Ă oreille, le recrutement de nouveaux clients tout au long de lâannĂ©e et le renforcement de lâimage de marque.
Pour attirer lâattention des annonceurs sur lâimportance de lâexploitation des canaux digitaux, je dresse ci-dessous un petit comparatif entre publicitĂ© classique et publicitĂ© utilisant Internet.
1.CoĂ»ts : Alors quâune campagne publicitaire classique coute des centaines de milliers de dinars entre conception, rĂ©alisation, achat dâespace et suivi, une campagne digitale coute beaucoup moins cher pouvant atteindre le 1/10 du coĂ»t dâune campagne classique. Ceci-dit il ne faut pas surestimer la puissance dâune campagne 100% digitale mais rĂ©flĂ©chir sur la mise en place dâun concept convergeant vers le digital en raison de ce qui suit.
2.DurĂ©e dâinteraction avec la marque : Si lâon est limitĂ© par le temps dâaffichage ou de passage Ă la tĂ©lĂ© dans une campagne classique avec une interaction quasi nulle, une campagne digitale permet une plus longue interaction et un impact plus important car la cible aura pris lâinitiative dâinteragir avec la marque et sera donc plus rĂ©ceptive aux messages de celle-ci.
3.TraçabilitĂ© et notion de retour sur investissement ROI: Si avec une campagne classique la mesure du temps dâexposition est approximatif et plus long Ă recueillir, une campagne digitale permet une traçabilitĂ© quasi instantanĂ©e, une mesure dâexposition plus prĂ©cise et plus rapide grĂące Ă des outils dâanalyse fiables et facilement configurables. Cette mesure permet dâanalyser les taux de clics, le nombre de vues et apportent naturellement plus de prĂ©cision sur les coĂ»ts de recrutement de nouveaux clients.
4.FlexibilitĂ©: MĂȘme si globalement, une marque nâa pas le droit Ă lâerreur, une campagne classique peut sâavĂ©rer inefficace et parfois certaines circonstances peuvent la rendre inefficace (exemple des annonceurs utilisant lâimage de lâĂ©quipe de France pour promouvoir leurs produits ou services obligĂ©s de retirer leurs campagnes aprĂšs le fiasco du mondial 2010). Dans un tel cas, le rattrapage dâune campagne classique est trĂšs couteux et moins facile Ă gĂ©rer. une campagne digitale offre plus de flexibilitĂ© dans ce cadre car elle permet de retirer ou de modifier lâensemble en un temps record avec un moindre coĂ»t.
5.LibertĂ© dâexpression : MĂȘme si on voit de plus en plus dâannonceurs utiliser des messages plus proches du tunisien et de son quotidien, le passage Ă la tĂ©lĂ© exige un minimum de soit disant respect des coutumes et des codes de communication formels. Le politiquement correct nâexiste pas sur les supports digitaux et les marques peuvent utiliser un langage plus proche de leurs cibles.
Ce ne sont lĂ que quelques arguments pouvant convaincre les responsables marketing et communication tunisiens de lâimportance de lâintĂ©gration des canaux digitaux dans leurs plans pour ce mois de Ramadan et la liste est bien plus longue⊠Reste Ă voir maintenant ce que vont nous proposer les marques en souhaitant bon courage aux publicitaires et annonceurs dans cette phase de prĂ©paration
Source : Emarketingclub.net