AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

lundi 26 avril 2010

Afin d'offrir une meilleure rentabilité dans le secteur des TIC, Algérie Télécom veut développer l'Internet à très haut débit d'ici 2013

Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, M. Bessalah, qui Ă©tait hier l'invitĂ© de l'Ă©mission " En toute franchise " de la ChaĂ®ne III de la Radio nationale, a pu apporter quelques Ă©claircissements sur plusieurs sujets relatifs Ă  son secteur. Il dira dans ce sens, que de nos jours, les TIC sont devenues un outil indispensable au niveau des Ă©coles, au domicile, au niveau de tous ce qui entoure l'AlgĂ©rien, grâce bien essentiellement Ă  deux facteurs importants, le portable et l'Internet. aussi, plusieurs projets on Ă©tĂ© lancĂ©s depuis plusieurs annĂ©es pour dĂ©velopper le secteur. S'agissant du mĂŞme contexte, le ministre a indiquĂ© que "l'Etat a dĂ©ployĂ© de gros efforts depuis une dĂ©cennie afin de dĂ©velopper les tĂ©lĂ©communications, Ă  commencer par le tĂ©lĂ©phone et en particulier le tĂ©lĂ©phone mobile". En effet "une moyenne de 92% des AlgĂ©riens utilisent le tĂ©lĂ©phone mobile pour communiquer entre eux", prĂ©cise-t-il. Or, a-t-il affirmĂ© "maintenant on a dĂ©passĂ© le stade du dĂ©veloppement de la tĂ©lĂ©phonie pour cĂ©der la place Ă  d'autres moyens de communication qui nous permettront d'accĂ©der Ă  des informations, des connaissances, Ă  un savoir et cela Ă  travers le dĂ©veloppement du rĂ©seau Internet local, rĂ©gional ou international". Ainsi, la question qui se pose aujourd'hui, a soulevĂ© le ministre, "est notre degrĂ© de capacitĂ© Ă  transporter, Ă  produire pour arriver Ă  une connexion haut dĂ©bit qui reprĂ©sente la clĂ© qui permettra de dĂ©passer les problèmes rencontrĂ©s et assurer une rentabilitĂ©". Certes, le ministre a tenu Ă  prĂ©ciser que "sans une infrastructure basĂ©e sur le haut dĂ©bit, il sera difficile de parler de transport de service liĂ© Ă  la e- Ă©ducation (tĂ©lĂ©chargement des cours Ă  partir du net, dialoguer entre Ă©lèves-enseignants), le e- culture, la tĂ©lĂ© wifi…". Par ailleurs, M. Bessalah a rappelĂ© que "l'AlgĂ©rie en terme d'accès Ă  l'Internet, est la deuxième en Afrique après l'Afrique du Sud et 30e dans le monde, ce qui veut dire que l'AlgĂ©rien adore la technologie. Notre tâche est de lui donner tous les moyens pour se performer". En outre, pour atteindre cet objectif, le premier responsable du secteur a mis l'accent sur l'obligation de soutenir AlgĂ©rie TĂ©lĂ©com, numĂ©ro un dans la rĂ©alisation des infrastructures de base dans le domaine de la tĂ©lĂ©communication. Pour ce faire, le ministre a Ă©voquĂ© deux volets indispensables, le premier est liĂ© au savoir-faire en terme de management et le dĂ©veloppement de la technologie et le second relatif aux moyens financiers. Dans ce sens, il a indiquĂ© qu'"un programme sera Ă©laborĂ© avec la contribution des pouvoirs publics pour aller de l'avant et permettre au rĂ©seau haut dĂ©bit de se dĂ©velopper". "Concernant le rĂ©seau ADSL actuel, nous avons 1 200 000 accès, et 700 000 abonnĂ©s", a rappelĂ© le ministre, donc il existe un excĂ©dent d'accès. Aussi, il a tenu Ă  dĂ©voiler le lancement de 400 000 lignes de nouvelles gĂ©nĂ©rations MSAN Ă  travers 5 wilayas, qui va permettre de rĂ©gler des problèmes de connexion. Autre Ă©lĂ©ment essentiel qui a Ă©tĂ© mis en avant par le ministre, celui relatif "l'emprunt qu'AlgĂ©rie TĂ©lĂ©com va faire au Fond national de l'investissement afin de les investir dans le dĂ©veloppement du haut dĂ©bit". Il indiquer par ailleurs que des projets de "coopĂ©ration entre AlgĂ©rie TĂ©lĂ©com et des partenaires Ă©trangers devront aboutir, mais l'industrie locale doit ĂŞtre Ă©galement encouragĂ©e surtout en matière de fabrication de modems, les petits Ă©quipements, etc. " De plus, nous comptons arriver en 2013 Ă  une meilleure qualitĂ© de services, (6 millions d'accès Ă  haut dĂ©bit) "a-t-il encore indiquĂ©. D'autre part, le ministre a prĂ©cisĂ© que "l'annĂ©e 2010 sera axĂ©e sur la qualitĂ© de service, avec l'augmentation du nombre de bureaux de poste, les outils d'informatique, etc.". Concernant l'opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique Orascom, M. Bessalah a prĂ©cisĂ© que ce dernier restera en AlgĂ©rie, "si Orascom veut partir, c'est que c'est lui qui a dĂ©cidĂ© de partir". Concernant la question de savoir s'il y a la possibilitĂ© d'accueillir un Ă©ventuel opĂ©rateur Ă©tranger voulant investir en AlgĂ©rie, le ministre a rĂ©pondu que "le domaine de l'investissement dans le tĂ©lĂ©phone mobile est saturĂ©, en effet avec une couverture de 92%, que peut-il rester pour un Ă©ventuel investisseur". Enfin, le ministre a tenu Ă  ajouter qu'il vient de lancer depuis 3 jours une nouvelle unitĂ© relative au secteur, la crĂ©ation de la police des postes qui vont assurer le contrĂ´le de la qualitĂ© de services au profit des clients, au niveau des postes. "Des sanctions vont ĂŞtre infligĂ©es Ă  ceux qui n'assurent pas une très bonne qualitĂ© de service", a conclu M. Bessalah. Source : Le Maghreb Nassim I.

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lundi 5 avril 2010

Le marché de la pub décolle grâce aux Télécoms

Sous l'effet des moyens considérables mis en jeu par les opérateurs de télécoms, les budgets publicitaires se sont envolés dans le nord comme dans le sud du continent. Un secteur qui a par ailleurs stimulé la créativité et professionnalisé les métiers de

La pub explose ! C'est par ce slogan que l'on serait tentĂ© de rĂ©sumer la formidable envolĂ©e que connaĂ®t la publicitĂ© en Afrique francophone. Les deux principaux marchĂ©s de la zone, le Cameroun et la CĂ´te d'Ivoire, ont doublĂ© de taille en l'espace de quelques annĂ©es pour atteindre environ 35 millions d'euros pour le premier et davantage encore pour le second. Le SĂ©nĂ©gal, qui arrive en troisième position, a Ă©galement vu son marchĂ© multipliĂ© par deux en l'espace de trois Ă  quatre ans, pour dĂ©passer les 20 millions d'euros. Difficile d'ĂŞtre plus prĂ©cis toutefois. Ces chiffres ne restent que des Ă©valuations, car aucune institution ne mesure aujourd'hui les budgets publicitĂ© en Afrique de l'Ouest et centrale. Mais les faits sont lĂ . « Au SĂ©nĂ©gal, beaucoup de structures qui ne communiquaient pas ont pris le train en marche. Le nombre d'agences a fortement augmentĂ©, pour atteindre la quarantaine. Les compĂ©tences se sont enrichies et les supports se sont diversifiĂ©s : il y a dĂ©sormais cinq chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision, de plus en plus de radios, et Internet est devenu un moyen de communication », souligne Aziz Barry, directeur mĂ©dia de McCann au SĂ©nĂ©gal et pour l'Afrique subsaharienne francophone.

Un marchĂ© de 500 millions d'euros au Maghreb En Afrique du Nord, le phĂ©nomène est encore plus impressionnant. Selon le cabinet Sigma Conseil, les investissements publicitaires au Maghreb en tĂ©lĂ©, en radio, dans la presse Ă©crite et par affichages auraient frĂ´lĂ© les 500 millions d'euros en 2007. En AlgĂ©rie, le pays de la zone le plus en retard dans ce domaine, ils ont augmentĂ© de 53 % ces deux dernières annĂ©es ! Certes, il reste une belle marge de progression pour atteindre le niveau de dĂ©penses dans la communication dite above the line (TV, presse, radio, affichage, Internet) de l'Afrique du Sud, qui a atteint 3,5 milliards de dollars en 2007. Le marchĂ© de l'Afrique australe a plus que doublĂ© en cinq ans, selon Nielsen Media Research. Il n'empĂŞche, la croissance du secteur de la pub franco­phone semble dĂ©sormais inscrite durablement dans le temps. Et, plus que tout, c'est le boom de la tĂ©lĂ©phonie mobile qui a favorisĂ© l'Ă©mergence d'un vĂ©ritable marchĂ© publicitaire, au Nord comme au Sud. Nedjma, le plus jeune des opĂ©rateurs algĂ©riens, s'est payĂ© dĂ©but 2006 les services de Zine­dine ­Zidane, alors meneur de jeu du Real Madrid. Une opĂ©ration menĂ©e tambour battant par les bouillonnants frères Karoui, publicitaires tunisiens amateurs de « coups ». Façon commando, le tournage a lieu en trois jours seulement dans des faubourgs de la capitale espagnole aux allures de ville algĂ©rienneÂ… En CĂ´te d'Ivoire, le français Orange s'est associĂ© Ă  une autre star du ballon rond, Didier Drogba, l'enfant du pays. Son image est largement utilisĂ©e, jusqu'Ă  voir son nom associĂ© Ă  une offre mobile, « Drogba Mobile ». ConsĂ©quence ? Les budgets s'envolent. Il y a une dĂ©cennie, il Ă©tait très rare qu'ils dĂ©passent les 5 millions d'euros en Afrique du Nord. Aujourd'hui, ils peuvent atteindre deux ou trois dizaines de millions ! Ă€ eux seuls, les investissements pour la pub tĂ©lĂ©visĂ©e de Maroc TĂ©lĂ©com, MĂ©di TĂ©lĂ©com et Wana, les trois opĂ©rateurs marocains de tĂ©lĂ©phonie, ont culminĂ© Ă  44 millions d'euros en 2007, selon Sigma Conseil. Ceux des trois opĂ©rateurs algĂ©riens, Orascom TĂ©lĂ©com, Mobilis et Nedjma, ont dĂ©passĂ© les 17 millions la mĂŞme annĂ©e. « Pour doper leur revenu par utilisateur mais aussi parce que leurs clients utilisent des cartes prĂ©payĂ©es, les opĂ©rateurs se doivent de maintenir une pression publicitaire presque permanente », explique un directeur de la communication. Une concurrence acharnĂ©e entre opĂ©rateurs qui fait flamber les tarifs. Le format du spot publicitaire de trente secondes diffusĂ© en prime time Ă  la tĂ©lĂ©vision algĂ©rienne est passĂ© de 172 500 dinars (environ 1 800 euros) en fĂ©vrier 2007 Ă  350 000 dinars en juin 2008 !

Les annonceurs ont modifiĂ© les habitudes Au sud du Sahara, le phĂ©nomène est similaire, mĂŞme si les montants en jeu sont gĂ©nĂ©ralement moindres. Les plus gros budgets publicitaires au Cameroun, en CĂ´te d'Ivoire ou au SĂ©nĂ©gal atteignent entre 5 millions et 7 millions d'euros dans les tĂ©lĂ©coms, soit cinq fois plus que ceux consentis par les autres annonceurs. Au total, les sociĂ©tĂ©s de tĂ©lĂ©phonie mobile actives dans chaque pays de l'espace francophone subsaharien reprĂ©sentent 30 % Ă  40 % du marchĂ© publicitaire local. Mais l'inflation des budgets n'est pas le seul changement. Les annonceurs tĂ©lĂ©coms ont radicalement modifiĂ© les mĂ©thodes de travail des agences. Les dĂ©lais de production se raccourcissent : de plusieurs semaines pour concevoir et rĂ©aliser une campagne, les professionnels passent Ă  quelques jours seulement. Le ton a Ă©galement Ă©voluĂ©. TerminĂ© les publicitĂ©s standardisĂ©es, sans originalitĂ© et sans saveur imposĂ©es par les annonceurs agroalimentaires, le mĂ©tier accède dĂ©sormais Ă  un certain degrĂ© de libertĂ©. Les professionnels n'hĂ©sitent pas Ă  faire entrer les dialectes dans la publicitĂ© ou Ă  mĂ©langer allègrement français et arabe. Avec les tĂ©lĂ©coms, le marchĂ© voit Ă©galement apparaĂ®tre les publicitĂ©s dĂ©clinĂ©es en « sĂ©ries » : une mĂŞme histoire dĂ©composĂ©e en plusieurs spots diffusĂ©s Ă  un rythme rĂ©gulier sur les antennes. Et ce n'est pas tout. Dans presque tous les pays, la publicitĂ© tĂ©lĂ©com investit de nouveaux lieux. Au Cameroun, c'est MTN qui a lancĂ© la mode des affiches gĂ©antes dans les rues. La pub quitte Ă©galement le seul univers du produit pour construire des images de marque et nouer des liens presque affectifs avec le public. Un pas de plus vers la maturitĂ©.

Source : Jeune Afrique

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