AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

mercredi 3 mars 2010

Tunisie : L’investissement pub malade du dĂ©ficit de la concurrence ?

La publicitĂ©, un rĂ©vĂ©lateur de l’état de la concurrence dans une Ă©conomie ? Oui, selon Hassen Zargouni, qui a conceptualisĂ© cette rĂšgle en observant le comportement des opĂ©rateurs Ă©conomiques, notamment dans les quatre pays du Maghreb oĂč Sigma Conseil est prĂ©sent. Le patron de ce cabinet d’études en marketing est formel : «Il y a plusieurs indicateurs pour analyser le niveau de la concurrence dans un pays, mais c’est l’investissement publicitaire qui est infaillible». Mais le marqueur ce n’est pas seulement «l’investissement publicitaire, c’est-Ă -dire les budgets allouĂ©s Ă  l’achat d’espace mĂ©dia, pour que les annonceurs puissent rencontrer leur clientĂšle», mais cet investissement rapportĂ© au produit intĂ©rieur brut, c’est-Ă -dire Ă  «la capacitĂ© d’un pays Ă  crĂ©er des richesses». Et «plus ce rapport est fort, plus la rĂ©glementation commerciale ainsi que les Ă©changes de biens et de services sont libĂ©raux». De mĂȘme, la prĂ©sence d’acteurs Ă©conomiques ayant des positions dominantes est caractĂ©ristique des pays dont le marchĂ© «manque de profondeur». Sur ce genre de marchĂ©, «on a gĂ©nĂ©ralement un leader distançant, et de trĂšs loin, quelques challengers», observe le prĂ©sident directeur gĂ©nĂ©ral de Sigma Conseil. Qui considĂšre que la Tunisie se trouve dans ce cas de figure, avec un investissement publicitaire plutĂŽt faible et plusieurs secteurs d’activitĂ© dominĂ©s par une entreprise omnipotente. C’est le cas, par exemple, de l’industrie du lait avec DĂ©lice Danone, du profilĂ©, avec Tunisie ProfilĂ©s Aluminium (groupe Bayahi), de l’industrie du meuble avec Meublatex, etc., constate Hassen Zargouni.

Autre indicateur significatif, «le modĂšle Ă©conomique d’un pays, basĂ© sur la consommation intĂ©rieure ou l’ouverture sur l’étranger». La Tunisie «n’encourage pas la consommation, mĂȘme en temps de crise», analyse Hassen Zargouni. A l’inverse, au Maroc, «le pays dĂ©rĂ©gulateur par excellence, oĂč les lois sont les plus libĂ©rales, le modĂšle Ă©conomique est basĂ© sur la consommation intĂ©rieure, et c’est ce qui leur a permis de tenir le coup durant la crise», estime notre interlocuteur.

De ce fait, ce pays rĂ©unit toutes les conditions pour que «le marchĂ© publicitaire se dĂ©veloppe en rapport avec la taille de l’économie». Les chiffres le dĂ©montrent, note Hassen Zargouni.

Ainsi, le rapport Investissement publicitaire/PIB est de 6,3 pour mille au Maroc, contre 2,5 en Tunisie et seulement 1 en AlgĂ©rie –soit 12,7 euros par habitant, dans le premier, 7,1 euros, dans le second et 3,4 euros, dans le troisiĂšme- en France «qui est un pays mĂ©dian en Europe», en matiĂšre d’investissement publicitaire, remarque le patron de Sigma Conseil. Et le leadership marocain dans ce domaine est un peu paradoxal, puisque le pouvoir d’achat par individu est «le plus bas du Maghreb central».

Hassan Zargouni exclut un boom de l’investissement publicitaire en Tunisie, «à moins que les pouvoirs publics n’accordent une attention plus grande Ă  l’état des marchĂ©s dits stratĂ©giques». Ce que le PDG de Sigma Conseil appelle de ses vƓux. «Les pouvoirs publics devraient faire en sorte qu’il y ait 3 Ă  4 acteurs par marchĂ©, car il n’est pas normal de protĂ©ger un opĂ©rateur dominant».

Par Moncef MAHROUG

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jeudi 18 février 2010

Orascom et Cevital plus gros annonceurs en Algérie

La publicitĂ© diffusĂ©e par l’ENTV durant la mĂȘme pĂ©riode a Ă©tĂ© dominĂ©e Ă  67 % par l’égyptien Orascom, suivi de Cevital avec 56 % et de ATM Mobilis avec 25 %. L’ENTV a diffusĂ© 22 783 minutes de rĂ©clame venant de 123 annonceurs reprĂ©sentant 151 marques. Djezzy, Mobilis, Nedjma, Elio, Hyundai et Lala Khedidja ont Ă©tĂ© les marques les plus prĂ©sentes dans les mĂ©dias en 2009.

Au Maghreb, Maroc TĂ©lĂ©com, propriĂ©tĂ© du groupe français Vivendi, est le premier annonceur de la rĂ©gion. Il est suivi par trois groupes Ă©tablis au Maroc: Meddi TĂ©lĂ©com, Wana Corporate et Procter and Gamble. Orascom AlgĂ©rie n’arrive qu’en cinquiĂšme position. Orascom Tunisie arrive en septiĂšme position, suivi par Wataniya AlgĂ©rie. Selon Hassen Zargouni, directeur de Open Sigma, la tĂ©lĂ©phonie mobile et l’agroalimentaire dominent le marchĂ© publicitaire algĂ©rien Ă  plus de 50%. “On a dĂ©pensĂ© 4,5 dollars pour chaque algĂ©rien en publicitĂ© en 2009. MĂȘme si le niveau de vie au Maroc est infĂ©rieur Ă  celui de l’AlgĂ©rie, on tout de mĂȘme dĂ©pensĂ© 17 dollars en publicitĂ© pour chaque marocain. Cela dit, il y a une saturation au Maroc. Ce qui n’est pas le cas en AlgĂ©rie”, a indiquĂ© Hassen Zargouni.

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vendredi 5 février 2010

Le ministre de la Communication s’engage à initier les Gabonais aux TIC

Libreville, 3 fĂ©vrier (GABONEWS) – RĂ©pondant aux questions de la presse prĂ©sidentielle au terme du 14Ăšme sommet de l’Union Africaine (UA), axĂ© sur le thĂšme « Les technologies de l’information et de la communication en Afrique : DĂ©fis et perspectives pour le DĂ©veloppement », le ministre de la Communication, de la Poste et de l’Economie NumĂ©rique, Laure Olga Gondjout, faisant partie des membres de la dĂ©lĂ©gation gabonaise conduite par le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, Ă  Addis-Abeba (Ethiopie), a pris l’engagement d’initier les Gabonais aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Revenant sur l’importance du thĂšme de ce 14Ăšme sommet des chefs d’Etats de l’UA et des dĂ©fis Ă  relever sur le plan national, Laure Olga Gondjout qui s’est rĂ©jouie de l’importance que l’Union Africaine a consacrĂ© Ă  ce secteur de dĂ©veloppement Ă©conomique au Gabon, a prĂ©cisĂ© que le dĂ©partement qu’elle dirige va tout mettre en Ɠuvre pour dĂ©ployer les technologies de l’information de la communication sur l’ensemble du territoire national. « En 2010, nous avons certains projets Ă  rĂ©aliser parmi lesquels le dĂ©ploiement de la fibre optique allant de Libreville Ă  Mayumba avec une boucle sur Port – Gentil (ville Ă©conomique) », a assurĂ© Laure Olga Gondjout en rappelant que « Le PrĂ©sident de la RĂ©publique, dans le cadre du ‘’Gabon des services’’, accorde une importance capitale Ă  la crĂ©ation de la zone franche de l’üle-Mandji de Port – Gentil car, nous n’allons pas attendre qu’elle soit crĂ©er pour apporter de la capacitĂ© ».

Poursuivant, elle a rĂ©vĂ©lĂ© que la deuxiĂšme boucle devant apporter de la capacitĂ© aux pĂ©troliers se fera sur Gamba tandis que dans une dĂ©marche prospective, Mayumba, ville maritime situĂ©e dans le sud de la province de la Nyanga, qui est Ă©galement un autre pĂŽle de dĂ©veloppement Ă©conomique du pays, devra aussi intĂ©grer cet aspect de l’émergence.

Aussi, elle s’est proposĂ©e d’allĂ©ger le coĂ»t d’accĂšs Ă  ces services jugĂ©s Ă©levĂ©s pour le commun des Gabonais.

« Le problĂšme qui va se poser aprĂšs: c’est le coĂ»t de l’accĂšs. Moi-mĂȘme en tant qu’usager, je me rends compte que le coĂ»t n’est pas abordable. Une rĂ©flexion est menĂ©e en ce moment avec les diffĂ©rents opĂ©rateurs pour dĂ©mocratiser l’utilisation de ces nouvelles technologies », a garantie madame Gondjout.

Affichant cette dĂ©termination, elle a souhaitĂ© qu’il y ait un Ă©clatement poussĂ© des diffĂ©rents secteurs de l’économie en termes de formation et d’initiation aux TIC.

En matiĂšre de communication, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba ambitionne, dans le cadre d’un Gabon Ă©mergent, de hisser le pays sur une rampe le conduisant vers un dĂ©collage Ă©conomique global.

C’est dans cette optique qu’en mi fĂ©vrier, se tiendra Ă  Libreville, pour renforcer cette idĂ©ologie, le salon dĂ©diĂ© Ă  l’économie numĂ©rique, vectrice de savoirs et promoteurs de nouvelles connaissances.

GN/YKM/DCD/10

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2010 : l’annĂ©e des dĂ©fis et des opportunitĂ©s pour la publicitĂ©

Le festival régional MENA Crystal a démarré au Mzaar Kfardébian.

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mercredi 3 février 2010

Le 14ùme sommet de l’UA prend fin avec l’appel à investir dans les infrastructures TIC en Afrique

APA-​Ad­dis Abeba (Ethio­pie) Le 14Ăšme som­met de l’Union afri­caine (UA), qui s’est tenu pen­dant trois jours au siĂšge de l’or­ga­ni­sa­tion pan­afri­caine dans la ca­pi­tale Ă©thio­pienne, s’est ter­mi­nĂ© mardi par un appel des chefs d’Etat Ă  in­ves­tir dans les in­fra­struc­tures de tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC).

Le som­met d’Ad­dis-​Abe­ba s’est tenu sous le thĂšme "Tech­no­lo­gies de l’In­for­ma­tion et de la Com­mu­ni­ca­tion en Afrique, dĂ©fis et pers­pec­tives de dé­ve­lop­pe­ment".

"Nous, di­ri­geants afri­cains, dé­ci­dons d’ex­ploi­ter les TIC au pro­fit du dé­ve­lop­pe­ment de l’Afrique", a dé­cla­rĂ© le pré­sident en exer­cice nou­vel­le­ment Ă©lu de l’UA et chef de l’Etat du Ma­la­wi, Dr. Bingu Wa Mu­tha­ri­ka.

« Je suis plus que convain­cu que les TIC se­ront un vec­teur de notre pro­gramme de dé­ve­lop­pe­ment", a-​t-​il dé­cla­rĂ©.

Selon le pré­sident Mu­tha­ri­ka, le som­met a Ă©ga­le­ment pris di­verses dé­ci­sions sur les ques­tions de paix et sé­cu­ri­tĂ© sur le conti­nent, dans le cadre de l’ini­tia­tive lan­cĂ©e par l’UA pour faire de 2010 « l’AnnĂ©e de la Paix et de la Sé­cu­ri­tĂ© en Afrique ».

Pour don­ner une idĂ©e du bond ful­gu­rant des TIC en Afrique on a l’ha­bi­tude de don­ner l’exemple des abon­ne­ments de té­lé­pho­nie mo­bile qui ont consi­dé­ra­ble­ment aug­men­tĂ© en Afrique, pas­sant de 138 mil­lions en 2005 Ă  370 mil­lions en 2008, selon ce mĂȘme rap­port.

« Le taux de pé­né­tra­tion des té­lé­phones mo­biles a aug­men­tĂ© de 15,6 pour 100 ha­bi­tants Ă  39 pour la mĂȘme pé­riode. Ce­pen­dant, il est Ă  noter d’im­por­tantes dif­fé­rences entre les ré­gions afri­caines et les pays », a-​t-​il dit.

Selon l’Union in­ter­na­tio­nale des té­lé­com­mu­ni­ca­tions, seule­ment en­vi­ron 5% de la po­pu­la­tion afri­caine uti­li­sait In­ter­net en 2005-​2007, contre plus de 20% en Amé­rique la­tine et les CaraĂŻbes, ainsi qu’en Asie de l’Est et le Pa­ci­fique.

Les di­ri­geants afri­cains ont conve­nu de ren­for­cer les in­fra­struc­tures en TIC, in­di­quant que leur uti­li­sa­tion en Afrique reste faible par rap­port Ă  l’évo­lu­tion ra­pide de cette tech­no­lo­gie et sa contri­bu­tion au dé­ve­lop­pe­ment.

« L’uti­li­sa­tion glo­bale des TIC en Afrique est en­core faible, ce qui laisse am­ple­ment d’es­pace pour da­van­tage de crois­sance dans les an­nĂ©es Ă  venir. L’Afrique de­meure le conti­nent le moins connec­tĂ©, tant d’un point de vue de pé­né­tra­tion d’In­ter­net qu’en termes de bande pas­sante to­tale uti­li­sĂ©e », dit le rap­port.

La crois­sance et la vi­tesse d’In­ter­net sont en­core li­mi­tĂ©es en Afrique oĂč il n’existe qu’un seul abon­nĂ© haut dĂ©bit pour 1000 ha­bi­tants contre 200 abon­nĂ©s par 1.​000 ha­bi­tants pour l’Eu­rope.

Au cours de la cé­ré­mo­nie de clέture, le dis­cours de re­mer­cie­ment a Ă©tĂ© pro­non­cĂ© par le pré­sident ga­bo­nais Ali Bongo, ainsi que le Pre­mier mi­nistre de Saint Vincent, Ralph Gon­salves, qui Ă©tait l’un des in­vi­tĂ©s du som­met.

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Les TIC, Technologies de l’information et de la communication, thùme du sommet de l’Union africaine

Les Technologies de l’information et de la communication Ă©taient le thĂšme du sommet de l’Union africaine. Elles sont, selon la banque mondiale, l’un des principaux moteurs de la croissance en Afrique, ces 5 derniĂšres annĂ©es. Le secteur a attirĂ© 21 milliards de dollars d’investissements, en particulier dans la tĂ©lĂ©phonie mobile. Le nouveau dĂ©fi, c’est le dĂ©veloppement d’Internet. Par Virginie Gomez

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mardi 2 février 2010

L’Union Africaine intensifie le dĂ©veloppement des TIC sur le continent

Le 14e som­met de l'Union Afri­caine a dé­bu­tĂ© di­manche Ă  Ad­dis-​Abé­ba en Ethio­pie. ThĂšme du som­met: "les Tech­no­lo­gies de l'In­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC) en Afrique: DĂ©fis et Pers­pec­tives pour le dé­ve­lop­pe­ment". Cette Ă©di­tion est l’oc­ca­sion, pour les chefs d'Etat et de gou­ver­ne­ment des pays membres de l'UA pré­sents, d’éva­luer les pro­grĂšs que le conti­nent a rĂ©a­li­sĂ©s dans le sec­teur des TIC au cours des an­nĂ©es pas­sĂ©es et de ré­flé­chir aux fu­turs stra­té­gies qui per­met­tront Ă  l’Afrique de com­bler le fossĂ© nu­mé­rique qui la sé­pare en­core du reste du monde.

GrĂące aux ef­forts des pays afri­cains, les TIC ont en­re­gis­trĂ© une forte crois­sance sur le conti­nent. Le nombre d'abon­ne­ments de té­lé­phone mo­bile et le nombre d’in­ter­nautes ont crĂ» plus vite que ceux d’autres ré­gions du monde. Ce­pen­dant, le conti­nent af­fiche tou­jours des ni­veaux de pé­né­tra­tion des TIC bien Ă©loi­gnĂ©s du reste du monde. Prin­ci­pale cause, les coĂ»ts d’accĂšs au ré­seau sont en­core trop oné­reux.

Des coûts de connexion trop éle­vés

Si la connexion In­ter­net dans la ma­jo­ri­tĂ© des pays d’Afrique est une des plus chĂšres du monde, c’est en grande par­tie Ă  cause des ta­rifs fa­ra­mi­neux pra­ti­quĂ©s sur les pas­se­relles in­ter­na­tio­nales du ré­seau. In­ter­net ne se fait pas (ou peu) en Afrique, beau­coup de sites afri­cains sont hé­ber­gĂ©s en Eu­rope ou aux Etats-​​Unis parce que c’est plus Ă©co­no­mique. L’Afrique hé­berge ainsi Ă  peine le 100 000e du total mon­dial des pages Web. MĂȘme le tra­fic local passe la plu­part du temps par l’étran­ger faute de Points d’Echange In­ter­net, au­tre­ment dit de car­re­fours d’échange lo­caux.

Consé­quence: en Afrique, 7 connexions sur 10 tran­sitent par l'Eu­rope ou les Etats-​​Unis selon l’Union In­ter­na­tio­nale des Té­lé­com­mu­ni­ca­tions, En clair, consul­ter une page in­ter­net Ă  par­tir d'un pays afri­cain sup­pose la plu­part du temps une connexion via le sa­tel­lite ou le cĂąble sous-​ma­rin pour ac­cé­der Ă  l'in­for­ma­tion re­quise. Et le pro­ces­sus est le mĂȘme pour l'Ă©change de conte­nus lo­caux.

MĂȘme si les in­ter­nautes afri­cains ne consul­taient que des sites hé­ber­gĂ©s en Afrique, leurs connexions conti­nue­raient donc de tran­si­ter par l’in­ter­na­tio­nal
Faute d’in­fra­struc­tures au sein mĂȘme des pays, de car­re­fours oĂč peuvent se ren­con­trer les four­nis­seurs d’accĂšs, ce que les an­glo­phones ap­pellent les "IXP" pour points d’échange in­ter­net. « La pre­miĂšre rai­son d’ĂȘtre d’un point d’échange in­ter­net est de gar­der le tra­fic local au ni­veau local et d’évi­ter jus­te­ment le re­cours Ă  des pas­se­relles in­ter­na­tio­nales trĂšs oné­reuses », selon un rap­port ré­cent de l’Or­ga­ni­sa­tion de Co­opé­ra­tion et de Dé­ve­lop­pe­ment Eco­no­mique.

L’ab­sence de concur­rence fait grim­per les ta­rifs

Le manque de concur­rence est la pre­miĂšre cause des ta­rifs de l’in­ter­net en Afrique. Les opé­ra­teurs pri­vĂ©s qui ont in­ves­ti le mar­chĂ© des té­lé­com­mu­ni­ca­tions ces der­niĂšres an­nĂ©es ne sont en effet pas trĂšs nom­breux sur le conti­nent. L’Union in­ter­na­tio­nale des té­lé­com­mu­ni­ca­tions en dé­nombre sept prin­ci­paux parmi les­quels Orange, au­tre­ment dit France Te­le­com. Clas­sĂ© en der­niĂšre po­si­tion juste der­riĂšre Maroc Té­lé­com, fi­liale flo­ris­sante de Vi­ven­di, le groupe pro­gresse tou­te­fois ra­pi­de­ment sur la carte de l’Afrique oĂč il opĂšre dans douze pays, Ă  ma­jo­ri­tĂ© fran­co­phones.

L’Union Afri­caine de­mande l’éla­bo­ra­tion d’un Agen­da nu­mé­rique afri­cain

De­vant ce constat, l’Union Afri­caine cherche Ă  Ă©la­bo­rer un Agen­da nu­mé­rique Ă  l’échelle du conti­nent. Les Etats afri­cains s’en­gagent ainsi Ă  in­ten­si­fier l’har­mo­ni­sa­tion des po­li­tiques et ré­gle­men­ta­tions en ma­tiĂšre de té­lé­com­mu­ni­ca­tions et de TIC en Afrique afin de sti­mu­ler la libre concur­rence. La prio­ri­tĂ© est Ă©ga­le­ment de dé­ve­lop­per les in­ves­tis­se­ments dans la tech­no­lo­gie et dans la mise en place d’in­fra­struc­tures nu­mé­riques Ă  l’échelle du conti­nent.

Les chefs d’Etat et de gou­ver­ne­ment de l’UA s’en­gagent Ă©ga­le­ment Ă  pro­mou­voir des ac­tions de re­cherche et dé­ve­lop­pe­ment ainsi qu’un en­vi­ron­ne­ment pro­pice Ă  l’in­no­va­tion et Ă  l’en­tre­pre­na­riat en vue de trou­ver des so­lu­tions et de crĂ©er des ser­vices ré­pon­dant Ă  la si­tua­tion et aux be­soins des uti­li­sa­teurs afri­cains

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jeudi 28 janvier 2010

Les TIC et les conflits, principaux thùmes du prochain sommet de l’UA

ALGER- Les technologies de l'information et de la communication (TIC), ainsi que les conflits en Afrique, constitueront les principaux thĂšmes du prochain sommet de l'Union africaine (UA), prĂ©vu fin janvier Ă  Addis Abeba, a indiquĂ© lundi le ministre dĂ©lĂ©guĂ© chargĂ© des Affaires maghrĂ©bines et africaines, M. Abdelkader Messahel. "La 14e session de l'UA sera dĂ©diĂ©e Ă  un thĂšme principal, +les technologies de l'information et de la communication : dĂ©fis et perspectives+, qui avait fait l'objet d'une prĂ©paration consĂ©quente Ă  travers deux rencontres importantes tenue Ă  Alger et en Afrique du Sud et consacrĂ©es respectivement Ă  l'application des sciences des technologies spatiales et les TIC", a prĂ©cisĂ© M. Messahel qui Ă©tait l'invitĂ© de l'Ă©mission "L'Ă©vĂ©nement Ă  la Une" de la chaĂźne III de la Radio algĂ©rienne.

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lundi 25 janvier 2010

L'internet en 2009

AprÚs la publication, il y a quelques jours des les chiffres de la publicité de 2009 sur internet, voici tous les chiffres qui ont fait internet en 2009.

- noms de domaines

En 2008, les ventes de noms de domaines reprĂ©sentaient 77,4 millions de dollars pour 177 millions de noms posĂ©s. 2009 c’est :

81.8 millions de domaines .com déposés

12.3 millions de domaines . net déposés

1.5 millions de domaines .fr déposés en septembre

- sites web 234 millions de site internet sur la toile en 2009. En 2008, il y avait alors 182 millions de sites soit une augmentation de 52 millions. 47 millions de site internet ajoutĂ© sur l’annĂ©e, soit une Ă©volution d’environ 30% par rapport Ă  2008 (31,8 millions en 2008)

- internautes 1.73 milliards d’internautes en 2009 vs 1.463 milliards en 2008

738 257 230 internautes en Asie

418 029 796 internautes en Europe

252 908 000 internautes aux Etats Unis

179 031 479 internautes en Amérique du Sud

67 371 700 internautes en Afrique

57 425 046 internautes au Moyen Orient

20 970 490 internautes en Australie

source : pingdom

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Ouverture, Ă  Addis-Abeba, du prĂ©-sommet de l’UA sur le Genre et les TIC en Afrique

APA-​Ad­dis-​Abe­ba (Ethio­pie) Le troi­siĂšme prĂ©-​som­met de l’Union afri­caine (UA) sur les Tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC) et le Genre s’est ou­vert ven­dre­di dans la ca­pi­tale Ă©thio­pienne, Ad­dis-​Abe­ba, en pré­sence des or­ga­ni­sa­tions ré­gio­nales et in­ter­na­tio­nales.

La di­rec­trice, genre et dé­ve­lop­pe­ment de la Com­mis­sion de l’UA, Litha Mu­sy­mi, a in­di­quĂ© que le prĂ©-​som­met a Ă©tĂ© or­ga­ni­sĂ© pour dis­cu­ter des im­pli­ca­tions de l’in­for­ma­tion et des tech­no­lo­gies de la com­mu­ni­ca­tion dans le contexte du Genre.

Selon Mu­sy­mi, le prĂ©-​som­met met­tra l’ac­cent sur l’uti­li­sa­tion des TIC pour l’éga­li­tĂ© des sexes et l’au­to­no­mi­sa­tion des Femmes (Gewe), en confor­mi­tĂ© avec la 14Ăšme ses­sion or­di­naire du thĂšme du Som­met de l’As­sem­blĂ©e sur « les tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de com­mu­ni­ca­tion (TIC) en Afrique : DĂ©fis et pers­pec­tives de dé­ve­lop­pe­ment ».

Mu­sy­mi a Ă©ga­le­ment ajou­tĂ© que le troi­siĂšme prĂ©-​som­met sur le Genre cher­che­ra Ă  in­té­grer les pers­pec­tives de genre au som­met sur la façon dont les TIC peuvent ĂȘtre uti­li­sĂ©es pour abor­der la ques­tion de l’éga­li­tĂ© entre les sexes et l’au­to­no­mi­sa­tion des femmes.

Le som­met de l’UA a Ă©tĂ© or­ga­ni­sĂ© Ă  un mo­ment oĂč le conti­nent est confron­tĂ© Ă  un Ă©norme fossĂ© nu­mé­rique, a-t-elle notĂ©.

« Les femmes afri­caines sont par­ti­cu­liÚ­re­ment tou­chĂ©es par ce fossĂ©. Les dé­bats sur le thĂšme, qui ne mettent ex­pli­ci­te­ment pas l’ac­cent sur l’accĂšs des femmes Ă  ces tech­no­lo­gies, donnent un as­pect cri­tique du dé­ve­lop­pe­ment de l’Afrique », in­dique-​t-​on dans un rap­port remis Ă  la presse.

Le rap­port de so­li­da­ri­tĂ© pour le droit des femmes afri­caines, une or­ga­ni­sa­tion Ɠu­vrant dans le do­maine du genre, a ap­pe­lĂ© les dé­lé­ga­tions na­tio­nales Ă  veiller Ă  ce que les dé­ci­sions qui se­ront prises lors de ce som­met ne laissent pas en rade les ex­pé­riences spé­ci­fiques des femmes Ă  ce jour et d’adop­ter des me­sures spé­ci­fiques des­ti­nĂ©es Ă  amé­lio­rer l’accĂšs des femmes aux TIC dans l’ave­nir.

L’or­ga­ni­sa­tion a Ă©ga­le­ment dé­po­sĂ© une note de syn­thĂšse au som­met de l’UA sous le thĂšme « Com­bler le fossĂ© nu­mé­rique entre les sexes en Afrique ».

La note de syn­thĂšse entre autres ap­pelle Ă  pro­mou­voir l’uti­li­sa­tion des TIC pour ac­croĂźtre la sen­si­bi­li­sa­tion des femmes sur leurs droits et fa­ci­li­ter la prise de dé­ci­sion Ă©clai­rĂ©e.

Le prĂ©-​som­met de trois jours sur le Genre va Ă©ga­le­ment dé­li­bé­rer sur les ques­tions de paix et de sé­cu­ri­tĂ© en Afrique.

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jeudi 21 janvier 2010

Hausse des investissments publicitaires au Maghreb malgré la crise.

Tunisiana a considĂ©rablement fait Ă©voluer ses investissements publicitaires en 2009 contre une baisse Ă©quivalente chez Tunisie TĂ©lĂ©com ; avec 560 millions US $, le Maroc est le champion en la matiĂšre au Maghreb (contre 100 millions en Tunisie et 167 millions de US $ en AlgĂ©rie). Et la presse en ligne progresse lentement mais trĂšs sĂ»rement.

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samedi 9 janvier 2010

Tunisie – Open Sigma : Bilan annuel medias et publicitĂ© 2009

L'Open SIGMA de l’annĂ©e 2010 se tiendra Ă  l'hĂŽtel Sheraton Ă  Tunis le 23 janvier prochain Ă  partir de 9 heures du matin avec un programme particuliĂšrement riche pour celte 10Ăšme Ă©dition. L'Ă©vĂ©nement est ouvert aux annonceurs, aux agences de communications, aux agences mĂ©dias, aux rĂ©gies publicitaires, aux experts mĂ©dias, aux journalistes, aux universitaires et aux Ă©tudiants en marketing et en communication.

Lors de ce traditionnel petit-dĂ©jeuner convivial, SIGMA prĂ©sentera le paysage mĂ©dia en Tunisie avec les principales Ă©volutions enregistrĂ©es en 2009. L'Open SIGMA sera l'occasion de prĂ©senter les performances publicitaires des annonceurs et des agences par grands mĂ©dias (TV, Radio, Presse, Affichage, Internet), en termes d'investissements et d'efficacitĂ© publicitaire en 2009. La publicitĂ© TV est nĂ©e en France il y a 40 ans, elle existe depuis 30 ans au Maroc, 20 ans en Tunisie et prĂšs de 10 en AlgĂ©rie. A cette occasion, SIGMA donne la parole au DĂ©lĂ©guĂ© GĂ©nĂ©rai de la Chambre Syndicale de la PublicitĂ© TV en France (SNPTV), M. StĂ©phane Martin, pour passer en revue toute l'Ă©volution de ce secteur vital de l'Ă©conomie de marchĂ©. Les Ă©volutions sociĂ©tales, les avancĂ©es technologiques et les diffĂ©rentes dispositions juridiques qui ont jalonnĂ© ces 40 annĂ©es seront passĂ©es en revue avec la projection de spots TV emblĂ©matiques de cette Ă©volution. Et enfin, la sĂ©quence traditionnelle « Vu Ă  la TĂ©lĂ© » portera cette annĂ©e sur le visionnage des spots publicitaires TV tunisiens les plus mĂ©morisĂ©s et les plus apprĂ©ciĂ©s selon leurs cibles respectives, en se basant sur les enquĂȘtes mensuelles rĂ©alisĂ©es par SIGMA le long de l’annĂ©e 2009. Une sĂ©ance de dĂ©bat questions/rĂ©ponses avec le confĂ©rencier, M. Hassen Zargoum, fondateur et Directeur GĂ©nĂ©ral de SIGMA Conseil, ainsi que M. StĂ©phane Martin, Expert en matiĂšre de communication audiovisuelle, est prĂ©vue Ă  la fin des prĂ©sentations pour clĂŽturer cet Ă©vĂ©nement annuel point d'orgue d'une annĂ©e qui s'Ă©coule (bilan 2009) et d'une annĂ©e qui commence (perspectives 2010). II est Ă  rappeler que SIGMA est un groupe de bureaux d'Ă©tudes, fondĂ© en 1998, spĂ©cialisĂ© en recherche marketing et mĂ©dias, implantĂ© dans l'ensemble des pays du Maghreb et dont le mĂ©tier est la rĂ©alisation d'enquĂȘtes par sondage quantitatives, qualitatives et d'Ă©tudes Ă©conomiques et de marchĂ©. SIGMA est membre de l’European Standardisation of Marketing Research (ESOMAR), organisme europĂ©en de certification qualitĂ©.

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samedi 2 janvier 2010

SociĂ©tĂ© de l’information : la commission pour l’Unesco prĂŽne l’harmonisation des textes

La Commission nationale pour l'UNESCO a prÎné, mardi à Dakar, l'harmonisation de tous les textes applicables à la société de l'information au plan national, sous-régional et régional.

Cette recommandation a Ă©tĂ© faite lors de la clĂŽture d'un sĂ©minaire sous-rĂ©gional sur ‘'les enjeux des contenus dans les rĂ©seaux numĂ©riques Ă  l'heure de la convergence entre mĂ©dias, technologies de l'information et de la communication et tĂ©lĂ©communications‘', qui a regroupĂ© le Cap-Vert, la Gambie, le Mali et le SĂ©nĂ©gal.

Pendant deux jours, les participants, qui ont réfléchi sur les contenus et le cadre juridique, ont également exprimé le souhait pour la mise en place d'une commission chargée de mutualiser et discuter les espaces convergents de régulation possibles.

De mĂȘme, ils ont appelĂ© Ă  conditionner les subventions publiques au respect du rĂšglement des redevances des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle.

‘'Promouvoir l'Ă©mergence d'une expertise nationale dans les domaines du droit des mĂ©dias, des technologies de l'information et des tĂ©lĂ©communications, et de la propriĂ©tĂ© littĂ©raire et artistique'' fait aussi partie des recommandations.

Les intervenants, aprĂšs avoir dĂ©gagĂ© les contraintes majeures qui empĂȘchent une meilleure production et une meilleure diffusion des contenus numĂ©riques, ont Ă©galement invitĂ© les Etats Ă  soutenir l'accĂšs aux produits numĂ©riques par une politique incitative des prix. Ils ont ainsi plaidĂ© pour la dĂ©taxation des produits culturels et numĂ©riques.

De la mĂȘme façon, ils ont prĂ©conisĂ© l'utilisation de l'Ă©cole comme une porte d'entrĂ©e pour l'accĂšs aux contenus numĂ©riques, estimant que l'expĂ©rience sĂ©nĂ©galaise des volontaires de l'Ă©ducation formĂ©s Ă  l'utilisation des contenus numĂ©riques peut ĂȘtre adaptĂ©e au contexte africain.

Dans le cadre la promotion des langues nationales, l'Etat et l'UNESCO sont appelés à s'investir davantage en mettant l'accent sur la formation des acteurs culturels et des producteurs de contenus.

Ils ont aussi recommandĂ© que ‘'la sauvegarde de notre patrimoine culturel soit inscrite au cƓur des prĂ©occupations dans la numĂ©risation des contenus ‘'.

L'UNESCO a pris l'engagement de prolonger la réflexion dans un cadre plus large.

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Tunisie : Karoui & Karoui s’apprĂȘte Ă  dĂ©crocher un gros contrat publicitaire en Afrique du Sud

Selon le site «lesafriques.com», le groupe tunisien de communication Karoui & Karoui, du nom des frĂšres Nabil et Ghazi, s’apprĂȘte Ă  dĂ©crocher un gros contrat publicitaire en Afrique du Sud.

« Nous sommes en train d’étudier une acquisition qui englobe l’Afrique du Sud et d’autres pays du continent. Cela fera de nous un leader africain », a annoncĂ© Nabil Karoui, lors d’un passage Ă  Alger pour la promotion de la nouvelle grille des programmes de Nessma TV, la chaĂźne dont il est directeur et dont le siĂšge est Ă  Tunis. Nabil Karoui : « Cela avance. Tant que je serai en vie, le groupe ne sortira jamais de l’AlgĂ©rie. Ma grand-mĂšre est algĂ©rienne, mon pĂšre est Ă  demi algĂ©rien. L’AlgĂ©rie pour moi, c’est vital. » Karoui & Karoui s’occupe dĂ©jĂ  de la publicitĂ© du groupe koweĂŻtien de tĂ©lĂ©communication Zain (ex-Celtel). ZaĂŻn, qui est prĂ©sent dans seize pays africains et dans sept pays arabes, revendique 150 millions de clients. Le groupe tunisien est en charge Ă©galement du gĂ©ant sud-africain de tĂ©lĂ©phonie mobile MTN qui active dans 21 pays en Afrique et au Moyen-Orient. MTN est un des sponsors officiels de la prochaine coupe du monde de football prĂ©vue en 2010 en Afrique du Sud. « Nous deux principaux clients sont Zain et MTN, deux gĂ©ants de la tĂ©lĂ©phonie mobile en Afrique. Naturellement, nous voulons nous aussi grandir. Aussi, prĂ©parons-nous d’autres acquisitions en Afrique », a prĂ©cisĂ© Nabil Karoui. En Libye, Karoui & Karoui, qui a ouvert des bureaux depuis plus d’une annĂ©e Ă  Tripoli, a rĂ©ussi Ă  prendre le marchĂ© promotionnel du groupe agro-alimentaire Nassim, l’équivalent de CĂ©vital en AlgĂ©rie. « Et, nous sommes en nĂ©gociation assez avancĂ©e avec la firme Libya Oil and gas et avec l’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©phonie mobile Libyana », a indiquĂ© Nabil Karoui. Selon lui, le groupe va se lancer dans « un grand projet » en AlgĂ©rie en janvier 2010.

PublicitĂ© Ă©motionnelle « Cela avance. Tant que je serai en vie, le groupe ne sortira jamais de l’AlgĂ©rie. Ma grand-mĂšre est algĂ©rienne, mon pĂšre est Ă  demi algĂ©rien. L’AlgĂ©rie pour moi, c’est vital », a indiquĂ© Nabil Karoui, sans plus de dĂ©tails sur le futur projet. Son groupe active en AlgĂ©rie depuis 1998. Il envisage d’y installer Ă©galement les bureaux de la chaĂźne Nessma dont il est propriĂ©taire Ă  50%. RelancĂ©e en juin 2009, Nessma TV, qui revendique une audience de 22% en AlgĂ©rie et 15% en Tunisie, est Ă©galement propriĂ©tĂ©, Ă  25% chacun, du producteur tunisien Tarak Ben Ammar et du magnat italien de tĂ©lĂ©vision Silvio Berlusconi. Karoui & Karoui ne craint pas la concurrence des grands groupes publicitaires occidentaux en Afrique. « On sait se dĂ©fendre. Nous venons d’un pays africain et arabe. On comprend les gens et notre publicitĂ© est Ă©motionnelle. Elle est proche des gens. Ce n’est pas une pub qui s’adresse Ă  la lune et aux Ă©toiles ! », a expliquĂ© NaĂ©bil Karoui citant l’exemple du slogan « AlgĂ©rie, mon amour » qui a fait la rĂ©putation de l’opĂ©rateur de tĂ©lĂ©phonie mobile Nedjma. Il a fiĂšrement annoncĂ© que son groupe a brisĂ© la mainmise libanaise sur le marchĂ© saoudien de la rĂ©clame. « Nous sommes entrĂ©s Ă  l’Arabie saoudite en 2008. Nous sommes la premiĂšre agence non libanaise qui s’installe sur le marchĂ© saoudien depuis cinquante ans. Et le bureau de Ryadh est tenu par un AlgĂ©rien. DĂ©jĂ  35 MaghrĂ©bins y travaillent. Cela ne doit pas faire plaisir Ă  nos amis libanais ! », a-t-il soulignĂ©, sans cacher que le groupe suit Ă©galement de prĂšs l’évolution des marchĂ©s indiens et pakistanais. « SpĂ©cialiste des pays Ă©mergents » « Nous sommes des spĂ©cialistes des pays Ă©mergents de la tĂ©lĂ©phonie mobile. Il existe des opportunitĂ©s au Pakistan et en Inde. Si l’occasion se prĂ©sente, on les prendra », a-t-il dit. Selon lui, la diversification des activitĂ©s du groupe est venue d’une maniĂšre naturelle. « Nous sommes sur des marchĂ©s oĂč rien, ou presque, n’existe. Si un client me commande dix spots publicitaires, je ne trouve pas une maison de production capable de le faire. Je suis alors obligĂ© de lancer une agence de production. AprĂšs, il faut trouver des studios de poste prod ». Ce n’est pas toujours facile d’en trouver », a-t-il notĂ©. Pour lui, Il s’agit d’opportunitĂ©s de business qu’il faut prendre. « StratĂ©giquement, cela nous donne une certaine libertĂ© », a-t-il appuyĂ©. Les diffĂ©rentes filiales du groupe sont regroupĂ©es sous le label Karoui & Karoui World, dĂ©signĂ© par une simple identitĂ© visuelle, un point rouge.

By Audinet Tunisie

		
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mercredi 23 décembre 2009

L'Afrique, un continent ‘’trĂšs en retard dans la production de contenus sur les rĂ©seaux numĂ©riques’’, selon un expert

Dakar, 21 dĂ©c (APS) – Le continent africain est ‘’trĂšs en retard dans la production de contenus sur les rĂ©seaux numĂ©riques’’, a soutenu le responsable de la grappe Technologies de l’information et de la communication au sein de la StratĂ©gie de croissance accĂ©lĂ©rĂ©e (SCA), faisant notamment rĂ©fĂ©rence Ă  la presse en ligne.

‘’La nĂ©cessitĂ© de promouvoir le dĂ©veloppement des contenus locaux en Afrique consacrĂ©e par une dĂ©claration du sommet mondial de GenĂšve 2003 et des autres rĂ©unions africaines sur la sociĂ©tĂ© de l’information, est restĂ©e lettre morte’’, a soulignĂ© Malick Niaye en marge de l’ouverture, lundi Ă  Dakar, du sĂ©minaire sous rĂ©gional sur les enjeux des contenus dans les rĂ©seaux numĂ©riques.

Assurant la coordination de la rencontre organisĂ©e par la Commission sĂ©nĂ©galaise pour l’Unesco, il a assurĂ© qu’aujourd’hui encore, ‘’la faiblesse de la prĂ©sence de contenus africains dans les rĂ©seaux numĂ©riques s’est encore accentuĂ©e’’.

‘’En lisant la presse en ligne, c’est souvent sĂ»r que le serveur qui l’hĂ©berge n’est pas forcĂ©ment au SĂ©nĂ©gal, pour la tĂ©lĂ©vision, mĂȘme si elle est au SĂ©nĂ©gal, le serveur est Ă  l’extĂ©rieur’’, selon Malick Ndiaye, notant que les difficultĂ©s de prise en charge au niveau local des infrastructures restent rĂ©elles.

Ainsi les producteurs de contenus traditionnels destinĂ©s au cinĂ©ma, Ă  la tĂ©lĂ©vision et Ă  la radio sont confrontĂ©s au manque de moyens matĂ©riel et financier nĂ©cessaires Ă  une production de qualitĂ© et Ă  une absence de vision de l’évolution du secteur de la production de contenus adaptĂ©s Ă  des supports multiples.

Pour le coordonnateur de la grappe TIC de la SCA, ‘’il n’ y a que sur les tĂ©lĂ©phones mobiles qu’on a un dispositif local mais en ce qui concerne les rĂ©seaux numĂ©riques tels que Internet, tout est Ă  l’extĂ©rieur’’.

Toutefois, relĂšve le coordonnateur, des contenus africains existent mais ils nĂ©cessitent une ‘’transformation dans des formats adĂ©quats pour une utilisation multiple et sĂ©curisĂ©e dans les rĂ©seaux et plate forme’’.

L’exploitation du patrimoine constituĂ© par les archives audiovisuelles pourrait ĂȘtre d’un grand apport dans cette dĂ©marche, de l’avis de la Commission.

C’est pourquoi, la structure a jugĂ© opportun d’organiser la rĂ©flexion autour de la problĂ©matique de la gestion des contenus sur les rĂ©seaux numĂ©riques Ă  l’heure de la convergence de technologies entre mĂ©dias, technologies de la communication et tĂ©lĂ©communications, selon le coordonnateur de la rencontre.

Au niveau des prĂ©sentations, a t – il expliquĂ©, les experts chacun dans son domaine feront des communications sur les aspects technologiques, la production de contenus et d’autres sur des expĂ©riences qui soulĂšvent les problĂšmes vĂ©cus dans ces nouveaux supports.

Ce qui va permettre aux experts juridiques, technologiques et des contenus de discuter et de voir comment renforcer la convergence et les capacités de production de contenus sur les réseaux numériques.

La rencontre sous-rĂ©gionale consacrĂ©e aux ’’enjeux des contenus dans les rĂ©seaux numĂ©riques, Ă  l’heure de la convergence entre mĂ©dias, technologies de l’information et de la communication et tĂ©lĂ©communication’’, devra aussi aboutir sur ’’l’identification de stratĂ©gies appropriĂ©es de crĂ©ation et de valorisation des contenus dans un contexte de convergence des technologies et des services’’.

Il s’agira Ă©galement pour les participants de ’’susciter la rĂ©flexion des acteurs africains sur la problĂ©matique de la gestion des droits des Ɠuvres qui circulent sur les rĂ©seaux numĂ©riques’’.

ADL/ADC

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