AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

jeudi 9 juin 2011

l'ENTV boudée par les annonceurs pour sa faible audience

L’annonce il y’a un mois de chiffres indiquant la baisse du marché publicitaire algérien en 2010 a fait réagir les professionnels. L’un d’entre eux, Mourad Ait Aoudia, directeur de FP7 Mc Caan revient sur les causes d’un marasme qui ne fait qu’accroitre le gap des métiers de la communication algériens vis-à-vis des voisins maghrébins. Le monopole de l’Audiovisuel n’est pas seul en cause.

« La coupe du monde de football a Ă©vitĂ© un effondrement du marchĂ© publicitaire algĂ©rien en 2010 » prĂ©vient d’entrĂ©e Mourad AĂŻt Aoudia, l’un des professionnels algĂ©riens les plus en vus dans la publicitĂ©, laurĂ©at en fĂ©vrier dernier Ă  Beyrouth de la Lawhat d’or pour le meilleur film publicitaire dans la catĂ©gorie TIC. « En rĂ©alitĂ© la baisse exprimĂ©e en valeur ne relate pas la rĂ©alitĂ© de la chute. Les supports, la tĂ©lĂ©vision en particulier, a augmentĂ© ses prix de manière constante sur la pĂ©riode alors mĂŞme que son audience baissait. Si on devait Ă©valuer le marchĂ© par le nombre de production, la baisse est encore plus spectaculaire. Voyez par exemple depuis combien de temps Mobilis n’a pas fait un film ! ». L’écart entre le marchĂ© algĂ©rien et le marchĂ© marocain de la publicitĂ© est de 1 Ă  4 en valeur, mais plus important en nombre de produits et de campagnes rĂ©alisĂ©es. L’interdiction de Djezzy Ă  la tĂ©lĂ©vision algĂ©rienne, un dĂ©ni du droit des affaires, est l’autre cause de la baisse du marchĂ© publicitaire, Ă©valuĂ©e Ă  10% en 2010. « D’une manière gĂ©nĂ©rale Djezzy a Ă©tĂ© contraint de rĂ©duire son budget d’annonce et cela pèse sur le marchĂ© car la concurrence n’a plus besoin de s’étalonner sur lui dans les campagnes. Si Djezzy ne communique pas, les autres aussi ». La seconde source qui alimente les annonces publicitaires, le marchĂ© automobile n’a pas augmentĂ© ses budgets sur la pĂ©riode. La faute sans doute Ă  la suppression du crĂ©dit Ă  la consommation qui a tassĂ© ses ventes en 2009 et au premier semestre 2010. OĂą se trouve donc l’espoir d’un rebond cĂ´tĂ© annonceur ? « Regardez la publicitĂ© Ă  la tĂ©lĂ©vision en Europe. Un annonceur sur trois est une banque, une assurance, un vendeur de service. En AlgĂ©rie, ces acteurs sont absents Ă  la tĂ©lĂ©vision. C’est lĂ  que se trouve le gisement de dĂ©veloppement des recettes ». Il y’a aussi les entreprises publiques. Pour Mourad Ait Aoudia, elles subissent une distorsion de concurrence par le fait de ne pas pouvoir choisir librement les supports efficaces et dĂ©penser comme les concurrents privĂ©s pour dĂ©fendre leurs parts de marchĂ©. La communication institutionnelle devrait Ă©galement enfin prendre son essor, tant elle demeure encore atone.

Nessma TV et les libanaises en profitent

La crise du support image reste toutefois le plus gros frein Ă  la reprise d’un marchĂ© qui s’est ressenti en 2010, des premiers effets de l’arrĂŞt des investissements directs Ă©trangers et de l’incertitude sur le climat des affaires. « L’audience de la tĂ©lĂ©vision algĂ©rienne baisse d’annĂ©e en annĂ©e. Aujourd’hui, en dehors du mois de ramadan, elle n’est plus un mĂ©dia porteur pour de très nombreux annonceurs. Nessma TV et les chaĂ®nes libanaises en profitent. Mais avec les tarifs proposĂ©s pour la prochaine grille du ramadan je suis curieux de voir combien d’annonceurs vont tout de mĂŞme y aller ».

C’est la logique Felix Potin… plus cet ancien distributeur de proximitĂ© en France approchait de la banqueroute et plus il augmentait les tarifs sur ces rayons. La presse papier n’a pas pu rĂ©ellement profiter du dĂ©samour forcĂ© des annonceurs pour la tĂ©lĂ©vision nationale qui garde tout de mĂŞme 46% des recettes de la pub en 2010. « Il existe trop de titres. Un certain dynamisme des dĂ©buts s’est un peu perdu. Trop de journaux gĂ©nĂ©ralistes. Pas assez de perspicacitĂ©. La presse papier a besoin de se renouveler pour augmenter ses recettes de publicitĂ© ». Une dernière panne contribue au gros trou d’air du marchĂ© publicitaire algĂ©rien selon Mourad AĂŻt Aoudia ; la crĂ©ativitĂ© des publicistes est bridĂ©e : « Notre champ d’expression est complètement rĂ©duit. Il faut faire gaffe mĂŞme dans l’humour. Nous travaillons sur le plus petit dĂ©nominateur commun. Dans les dĂ©briefings avec les clients la formule standard est « vous ne pensez pas que cela va choquer ». L’idĂ©e la mieux partagĂ©e chez les grands annonceurs est que les algĂ©riens ne comprennent pas. Il faut faire le plus terre Ă  terre avec eux ». dĂ©plore Mourad AĂŻt Aoudia qui note comme « pas du tout anodin », que seules deux ou trois agences de publicitĂ©s algĂ©riennes arrivent Ă  coexister avec des acteurs Ă©trangers qui dominent le marchĂ©. « Le rĂ´le de la publicitĂ© est aussi de faire Ă©voluer les sociĂ©tĂ©s ». C’est une Ă©tude prĂ©sentĂ©e par Mohamed Haoues, directeur du Marketing Ă  MĂ©dia AlgĂ©ria, lors de la 5e journĂ©e euro-maghrebine sur la publicitĂ© le 09 mai dernier, qui avait rĂ©vĂ©lĂ© la baisse en 2010 de la valeur monĂ©taire du marchĂ© algĂ©rien de la publicitĂ© de 142 millions d’euros Ă  128 millions d’euros.

Source : Maghrebemergent.info

Bookmark and Share

mardi 24 mai 2011

Algérie- Le privé dépense moins en pub pour cause de déclin d’audience de l’Entv

Selon une étude coréalisée par l’agence de communication Media Algérie et l’Institut d’Etudes algériennes (IEA, les recettes publicitaires, issues des dépenses des annonceurs privés, ont baissé de 10 % en 2010. Le directeur marketing de Media Algérie qui s’exprimait lors des journées Euromaghrébines sur la communication publicitaire, l’impute à une baisse persistante de l’audience de la chaine de télévision algérienne (ENTV).

Aux journées euromaghrébines sur la communication qui se sont déroulées le 8 et 9 mai à l’hôtel Sofitel, c’est l’information qui a retenu l’attention. Les privés ont réduit leurs dépenses publicitaires. La cause en serait une baisse persistante de l’audience des chaines de la télévision algérienne qui a réalisé 50% de ses recettes publicitaires annuelles durant le seul mois de ramadhan. Les recettes publicitaires médias bruts, émanant des annonceurs privés, sont estimées à 128 millions d’euros pour 2010. En baisse de 10 % par rapport à 2009 où les recettes ont atteint 142 millions d’euros. Pour M. Mohamed Haoues, directeur marketing de Media Algérie, cette baisse est liée à la perte d’audience des chaines de la télévision algérienne (ENTV). Un recul, a-t-il dit, qui a incité un nombre d’annonceurs à s’orienter vers d’autres chaines arabes comme MBC4 ou Nessma TV. La baisse des recettes publicitaires en 2010, note Mohamed Haoues, est intervenue après 8 années de croissance à deux chiffres. La même étude relève que la télévision s’accapare 48 % des recettes contre 24 % pour la presse écrite et 17 % pour l’affichage dans les espaces publics. La radio et l’internet représentent respectivement 10 % et 1 % du total des recettes publicitaires. L’étude a été réalisée sur la base d’informations recueillies auprès d’une quarantaine d’entreprises considérées comme les plus grands annonceurs en Algérie. Le directeur marketing de Media Algérie a noté, également, que 85 % des recettes publicitaires de la presse écrite algérienne - qui compte 80 organes- sont détenues par une dizaine de titres. L’internet est, a-t-il indiqué est pénalisé par la mauvaise qualité de la connexion et la faiblesse de contenu local.

Faire plus fun et plus décalé

DĂ©taillant les dĂ©penses des annonceurs privĂ©s, l’étude indique que l’agroalimentaire occupe la première position dans la publicitĂ© sur la tĂ©lĂ©vision avec 36 % des parts, contre 32 % pour les tĂ©lĂ©coms. Haoues a soulignĂ© que c’est la première fois que l’agroalimentaire dĂ©classe les tĂ©lĂ©com sur la tĂ©lĂ©vision. La raison dĂ©coule prosaĂŻquement de l’absence, non voulue par l’opĂ©rateur, de la publicitĂ© de Djezzy Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale. Pour la presse Ă©crite, le secteur de l’automobile est en tĂŞte et gĂ©nère 45 % des recettes publicitaires des journaux. Le directeur marketing de Media AlgĂ©rie note qu’avec 128 millions d’euros, les recettes publicitaires en AlgĂ©rie sont trois fois infĂ©rieures Ă  celles enregistrĂ©es au Maroc. La faiblesse du secteur de la publicitĂ© en AlgĂ©rie s’explique, selon lui, par l’inexistence d’un vĂ©ritable climat de concurrence Ă©conomique. Il cite Ă  cet effet, le monopole de l’Anep sur les annonces du secteur public qui reprĂ©sentent prĂ©s de 45 % du marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie. Cette part « consĂ©quente » du marchĂ© n’a pas Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans l’étude car « sa gestion ne rĂ©pond pas Ă  des exigences commerciales » a indiquĂ© Mohamed Haoues. De son cotĂ©, le directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale algĂ©rienne de McCann, M. Mourad Ait Aoudia, a estimĂ© lors de ces journĂ©es euromaghrĂ©bines, organisĂ©es par RH International Communication, que la baisse des dĂ©penses publicitaires est liĂ©e Ă  la crise Ă©conomique mondiale et Ă  l’augmentation des tarifs publicitaires. Il estime que les boites algĂ©riennes de publicitĂ© « continuent Ă  faire dans le basique… La pub doit ĂŞtre plus fun et plus dĂ©calĂ©e pour pouvoir interpeller le consommateur ».

Source : maghrebemergent.info - Farouk Djouadi

Bookmark and Share

Algérie- Le privé dépense moins en pub pour cause de déclin d’audience de l’Entv

Selon une étude coréalisée par l’agence de communication Media Algérie et l’Institut d’Etudes algériennes (IEA, les recettes publicitaires, issues des dépenses des annonceurs privés, ont baissé de 10 % en 2010. Le directeur marketing de Media Algérie qui s’exprimait lors des journées Euromaghrébines sur la communication publicitaire, l’impute à une baisse persistante de l’audience de la chaine de télévision algérienne (ENTV).

Aux journées euromaghrébines sur la communication qui se sont déroulées le 8 et 9 mai à l’hôtel Sofitel, c’est l’information qui a retenu l’attention. Les privés ont réduit leurs dépenses publicitaires. La cause en serait une baisse persistante de l’audience des chaines de la télévision algérienne qui a réalisé 50% de ses recettes publicitaires annuelles durant le seul mois de ramadhan. Les recettes publicitaires médias bruts, émanant des annonceurs privés, sont estimées à 128 millions d’euros pour 2010. En baisse de 10 % par rapport à 2009 où les recettes ont atteint 142 millions d’euros. Pour M. Mohamed Haoues, directeur marketing de Media Algérie, cette baisse est liée à la perte d’audience des chaines de la télévision algérienne (ENTV). Un recul, a-t-il dit, qui a incité un nombre d’annonceurs à s’orienter vers d’autres chaines arabes comme MBC4 ou Nessma TV. La baisse des recettes publicitaires en 2010, note Mohamed Haoues, est intervenue après 8 années de croissance à deux chiffres. La même étude relève que la télévision s’accapare 48 % des recettes contre 24 % pour la presse écrite et 17 % pour l’affichage dans les espaces publics. La radio et l’internet représentent respectivement 10 % et 1 % du total des recettes publicitaires. L’étude a été réalisée sur la base d’informations recueillies auprès d’une quarantaine d’entreprises considérées comme les plus grands annonceurs en Algérie. Le directeur marketing de Media Algérie a noté, également, que 85 % des recettes publicitaires de la presse écrite algérienne - qui compte 80 organes- sont détenues par une dizaine de titres. L’internet est, a-t-il indiqué est pénalisé par la mauvaise qualité de la connexion et la faiblesse de contenu local.

Faire plus fun et plus décalé

DĂ©taillant les dĂ©penses des annonceurs privĂ©s, l’étude indique que l’agroalimentaire occupe la première position dans la publicitĂ© sur la tĂ©lĂ©vision avec 36 % des parts, contre 32 % pour les tĂ©lĂ©coms. Haoues a soulignĂ© que c’est la première fois que l’agroalimentaire dĂ©classe les tĂ©lĂ©com sur la tĂ©lĂ©vision. La raison dĂ©coule prosaĂŻquement de l’absence, non voulue par l’opĂ©rateur, de la publicitĂ© de Djezzy Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale. Pour la presse Ă©crite, le secteur de l’automobile est en tĂŞte et gĂ©nère 45 % des recettes publicitaires des journaux. Le directeur marketing de Media AlgĂ©rie note qu’avec 128 millions d’euros, les recettes publicitaires en AlgĂ©rie sont trois fois infĂ©rieures Ă  celles enregistrĂ©es au Maroc. La faiblesse du secteur de la publicitĂ© en AlgĂ©rie s’explique, selon lui, par l’inexistence d’un vĂ©ritable climat de concurrence Ă©conomique. Il cite Ă  cet effet, le monopole de l’Anep sur les annonces du secteur public qui reprĂ©sentent prĂ©s de 45 % du marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie. Cette part « consĂ©quente » du marchĂ© n’a pas Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans l’étude car « sa gestion ne rĂ©pond pas Ă  des exigences commerciales » a indiquĂ© Mohamed Haoues. De son cotĂ©, le directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale algĂ©rienne de McCann, M. Mourad Ait Aoudia, a estimĂ© lors de ces journĂ©es euromaghrĂ©bines, organisĂ©es par RH International Communication, que la baisse des dĂ©penses publicitaires est liĂ©e Ă  la crise Ă©conomique mondiale et Ă  l’augmentation des tarifs publicitaires. Il estime que les boites algĂ©riennes de publicitĂ© « continuent Ă  faire dans le basique… La pub doit ĂŞtre plus fun et plus dĂ©calĂ©e pour pouvoir interpeller le consommateur ».

Bookmark and Share

lundi 10 janvier 2011

Etude sur l’utilisation de l’internet en Algérie : Le web, première source d’information de 74% des internautes algériens

A l’initiative des entreprises IDEATIC et med&com spécialisées respectivement dans les solutions logicielles et le conseil en webmarketing, une étude sur les usages et les perceptions des internautes algériens a été réalisée récemment.

Lire la suite

Bookmark and Share

vendredi 12 novembre 2010

L'Internet se propage entre les Algériens et les Algériennes

Certainement, les utilisateurs du net en Algérie en souvent rencontré un questionnaire électronique publié sur plusieurs sites web algériens populaires, ou bien ont reçu un e-mail sur leur boîte électronique les incitant à répondre sur le contenu de ce questionnaire. Finalement, il s'agit d'une étude sur les usages et perceptions des Internautes du Web algérien. Ainsi, l'étude qui porte le nom de "webdialna" a été initiée par deux entreprises algérienne, l'ideatic et med&com, auprès d'un échantillon de 18 064 internautes à travers un questionnaire électronique publié sur divers sites web algériens et accompagné par une opération de e-mailing, qui a pris quatre semaines, du 19 juillet au 21 août 2010. Après l'analyse du contenu des réponses, il s'avère que l'Internet reste l'outil médiatique favoris chez les jeunes et les cadres. Les quelques résultats obtenus confirment les résultats des précédents sondages réalisés. Cependant, l'étude a souligné que l'usage des nouvelles technologies de l'information et de la communication se propage dans la société algérienne et dans l'ensemble des 48 wilayas, avec un effet de prise de conscience de l'importance des TIC. En effet, les résultats récoltés sur les signalétiques personnelles, montrent que 30% de femmes se rendent régulièrement sur la toile, tous âges confondus, alors que dans la précédente étude les internautes algériens n'étaient composés que de 25,8% de femmes. Par ailleurs, les jeunes sont, encore une fois, cette année les plus nombreux à se connecter régulièrement à Internet. Selon la répartition en tranches d'âges, les internautes ayant 26- 35 ans représentent 31,1%, suivis par la tranche d'âge de 20-25 ans avec 29,4 % et de 15-19 ans avec 17,2 %. La suite des résultat font état de 12,3 % pour les 36- 45ans, 6,8% pour les 46-59 ans, 2,1 % pour les enfants de10-14 ans et uniquement 1 % pour les 60 ans et plus. Dans le contexte de la catégorie socio-professionnelle des internautes, le sondage fait le constat que l'Internet est le média par excellence des cadres et des étudiants, ce qui engendre que les internautes algériens ont, pour la plus grande majorité, un niveau d'études supérieure avec 55,3%, en seconde place, les cadres, avec 37%, en troisième position on trouve les lycéens (seconde à terminale) et les internautes sont des étudiants en égalité avec 25%, la suite des résultas est répartie sur les élèves du CEM avec 8,4%, les diplômés de l'enseignement professionnel avec 6,6% et les personnes peu instruites représentent seulement 1,5%. Par ailleurs, grâce aux politiques de développement de l'ADSL partout en Algérie, l'étude constate une meilleure pénétration d'Internet dans tout le pays, contrairement aux années précédentes où l'étude révélait une concentration au Centre. Alors que l'année dernière cette région comptabilisait à elle seule plus de 50 % des internautes, l'année 2010 voit un étalement des chiffres au profit d'autres régions du pays et notamment l'Ouest avec 21, 8% cette année, contre 15,68% l'année dernière. Il en est de même pour le Sud qui passe de 9,36% d'internautes à 12,4% cette année. De ce fait, la navigation sur Internet depuis l'Algérie représente plus de 92,4%, alors que les connexions depuis l'étranger sont surtout le fait de nos compatriotes émigrés en France, puis des autres pays du Maghreb avec 7,6%. Concernant les habitudes de connexion, l'étude a mentionné que 66,7% des internautes se connectent plusieurs fois par jour, 40% d'entre eux allant jusqu'à se connecter plus de 20 heures par semaine et 20,7% utilisent l'Internet une fois par jour et 6,3% l'utilisent de deux à cinq fois par semaine. Tandis que les nouveaux adeptes sont également nombreux, puisque 20% des internautes se connectent depuis moins d'un an. Pour la question du lieu de connexion, le sondage souligne, que le domicile reste le lieu de connexion privilégié des internautes, puisqu'ils sont 77% à se connecter depuis chez eux. Ainsi, ce chiffre explique que Internet est d'ailleurs une affaire de famille, puisque plus de 50% des foyers équipés regroupent au moins trois utilisateurs. Si le type de connexion privilégié est l'ADSL pour 84,7% des installations, le débit quant à lui reste à la traîne. 52% des internautes disposent d'une connexion égale ou inférieure à 256Kbits/seconde, ce qui est largement insuffisant pour le type de contenus proposé aujourd'hui sur Internet, que ce soit des vidéos, des jeux ou autres. Cependant, l'étude souligne que cela ne décourage pas les citoyens qui n'hésitent pas à passer des heures à télécharger des contenus. Alors que la remarque soulevée par l'étude démontre que les étudiants étaient très nombreux à se connecter, force est de constater que les structures d'enseignement ne suivent pas, puisqu'ils ne sont que 9% à se connecter depuis leur lieu d'études. En effet, après le domicile, les lieux de travail affichent un chiffre de connexion avoisinant les 11,8% suivis par les cybercafés avec 7,3%. Par ailleurs, la téléphonie mobile sert seulement dans 7% des cas. Internet est la première source d'information des internautes, loin devant les médias traditionnels. Ainsi, 74% des internautes algériens déclarent préférer l'Internet comme outil d'information. Il est évident qu'à l'avenir les annonceurs ne pourront plus faire l'impasse sur cet outil qui peut être légitimement appelé le "média des médias", alors que les autres médias principaux pour obtenir de l'information sur les événements d'actualité après l'Internet, restent la télévision avec 14,7%, la presse avec 9,9%, la radio avec 1% seulement, et les autres sources représentent 7%. L'étude révèle tout de même que les activités des médias traditionnels (lire le journal, regarder un film, écouter de la musique, discuter avec ses amis...) se font aujourd'hui par Internet. Sur la question "Pourquoi se connecter à Internet ?", l'échantillon a répandu avoir utilisé l'Internet pour la lecture de la presse avec 75,5%, consulté le courrier électronique pour 68,8% des participants, le téléchargement pour 53,1% d'entre eux, la téléphonie sur le web pour 20,2%, le business et partenariat pour 13,5%. D'un coté, pas moins de 32% des internautes déclarent se connecter pour accéder aux réseaux sociaux. Ainsi, le grand gagnant de ce marché très porteur est sans conteste Facebook (1,2 million de membres algériens) qui totalise 70% des connexions à des réseaux sociaux en Algérie. Pour la perception de la pub sur Internet, les internautes algériens sont très tentés de cliquer sur les bandeaux publicitaires qui s'affichent au cours de leur navigation, avec 40,2% pour les 30 derniers jours. Contrairement aux pays développés dans lesquels Internet est déjà très répandu et où l'intérêt pour ces pubs s'est émoussé, les Algériens aiment toujours découvrir de nouveaux formats et s'informer par ce biais sur de nouveaux produits. Ainsi, grâce à l'étude Webdialna vague 3, les opérateurs économiques ont à leur disposition des données statistiques portant sur l'usage de l'Internet en Algérie mises à jour et fiables, leur permettant d'ajuster leurs stratégies de développement.

Source : Le Maghreb S. Aidli

Bookmark and Share

jeudi 8 juillet 2010

Le marché de la publicité en Algérie estimé à plus d'un milliard de dollars

Le marché de publicité en Algérie devrait croître pour atteindre la valeur d’un milliard de dollars dans 10 ans selon des experts qui se basent sur une croissance économique de 5 pourcent que connaît le pays.

Le marché publicitaire algérien pourrait devenir le plus grand marché au Maghreb et rivaliser avec ceux du Golf qui connaissent une transformation grandissante.

Une source gouvernementale affirme en effet que si l’Algérie parvient à maintenir, durant les 10 prochaines années, le volume du marché Algérie grimpera de 100 millions de dollars, dont 25 millions dans le secteur de l’audiovisuel, à 1 milliard de dollars, devenant ainsi leader du marché de la publicité dans la région.

Les experts attribuent la croissance du marché de la publicité en Algérie à l’apparition de pôles industriels et de services opérant avec une formidable stratégie en vue de rester sur le marché.

Les plus gros budgets de la publicité audiovisuelle sont actuellement concentrés au Maroc en raison de l’ouverture par le gouvernement des chaines de télévision aux investisseurs privés, puisque la part de la publicité télévisé par citoyen marocain est de 5 euros, alors que le citoyen Tunisien touche lui 1.8 euros. Le citoyen algérien ne touche lui que 0.6 euros, soit 60DA.

Source : Algerie360.com

Bookmark and Share

jeudi 10 juin 2010

Le marché a besoin d'encadrement

Le secteur de la publicitĂ© en AlgĂ©rie connaĂ®t un dĂ©veloppement certain. Mais le marchĂ© manque en revanche d'encadrement et d'organisation. " En effet, le marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie n'est pas encadrĂ©, il n'existe malheureusement aucune autoritĂ© de rĂ©gulation qui donne rĂ©ellement des statistiques, il n' y a pas d'association ou une fĂ©dĂ©ration des agences de publicitĂ© et de communication qui reprĂ©sentent ce secteur, il est donc temps aux acteurs d'organiser leur marchĂ© ", a soulignĂ© hier, M. Rachid Hessas, directeur gĂ©nĂ©ral de RH international communication, en marge des 4es journĂ©es euro-maghrĂ©bines de la communication publicitaire, organisĂ©es Ă  l'hĂ´tel El Aurassi Ă  Alger. Selon l'organisateur de l'Ă©vĂ©nement, mĂŞme si le marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie connaĂ®t un dĂ©veloppement considĂ©rable, il Ă©volue nĂ©anmoins en fonction des Ă©vĂ©nements quand il s'agit des Ă©vĂ©nements sportifs et en pĂ©riode de ramadhan notamment, ou toutes les petites et moyennes entreprises se rĂ©veillent et se mettent Ă  la concurrence. " Il y a une certaine fausse concurrence qui n'est pas rĂ©ellement arrivĂ©e Ă  un niveau de crĂ©ativitĂ© ", a-t-il dĂ©plorĂ©. Il a fait savoir par ailleurs, que, selon les sondages rĂ©alisĂ©s par le Centre national du registre du commerce (CNRC), il est recensĂ© environ 2 500 agences qui activent dans le secteur Ă  travers le territoire national, ajoutant : "On a sollicitĂ© quelque 1300 agences pour qu'elles participent Ă  ces journĂ©es, mais on n'a enregistrĂ© en revanche qu'une modeste rĂ©ponse estimĂ©e Ă  10% seulement ". Il faut dire que le marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie est appelĂ© Ă  se dĂ©velopper davantage et Ă  s'organiser. " On a des potentialitĂ©s et on est capable, c'est Ă  nous qu'il revient de mobiliser le marchĂ©, et non pas aux Ă©trangers de le faire", a-t-il lancĂ© dans la foulĂ©e. Il convient de rappeler, par ailleurs, que l'ex-secrĂ©taire d'Etat auprès du Premier ministre, chargĂ© de la Communication, M. Azzedine Mihoubi, avait soulignĂ©, rĂ©cemment, la volontĂ© des pouvoirs publics de rĂ©organiser le secteur, avec l'Ă©laboration de nouveaux textes rĂ©gissant la publication, la communication et la publicitĂ©. " Ces journĂ©es ont comme objectif d'essayer de crĂ©er une association des agences de communication, et on reste optimiste puisque il y a des gens qui veulent travailler", a estimĂ© M. Hessas. Il faut dire que la quatrième Ă©dition est aussi un espace qui permettra de mesurer toute l'importance qui est accordĂ©e Ă  la communication publicitaire par les divers acteurs de la vie Ă©conomique. Plusieurs experts nationaux et Ă©trangers en la matière prĂ©senteront durant ces journĂ©es des communications portant sur divers thèmes liĂ©s Ă  ce secteur. Source : Le Maghreb - Samira H.

Bookmark and Share

mercredi 2 juin 2010

Publicité en Algérie : Le marché a besoin d'encadrement

Le secteur de la publicitĂ© en AlgĂ©rie connaĂ®t un dĂ©veloppement certain. Mais le marchĂ© manque en revanche d'encadrement et d'organisation. " En effet, le marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie n'est pas encadrĂ©, il n'existe malheureusement aucune autoritĂ© de rĂ©gulation qui donne rĂ©ellement des statistiques, il n' y a pas d'association ou une fĂ©dĂ©ration des agences de publicitĂ© et de communication qui reprĂ©sentent ce secteur, il est donc temps aux acteurs d'organiser leur marchĂ© ", a soulignĂ© hier, M. Rachid Hessas, directeur gĂ©nĂ©ral de RH international communication, en marge des 4es journĂ©es euro-maghrĂ©bines de la communication publicitaire, organisĂ©es Ă  l'hĂ´tel El Aurassi Ă  Alger. Selon l'organisateur de l'Ă©vĂ©nement, mĂŞme si le marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie connaĂ®t un dĂ©veloppement considĂ©rable, il Ă©volue nĂ©anmoins en fonction des Ă©vĂ©nements quand il s'agit des Ă©vĂ©nements sportifs et en pĂ©riode de ramadhan notamment, ou toutes les petites et moyennes entreprises se rĂ©veillent et se mettent Ă  la concurrence. " Il y a une certaine fausse concurrence qui n'est pas rĂ©ellement arrivĂ©e Ă  un niveau de crĂ©ativitĂ© ", a-t-il dĂ©plorĂ©. Il a fait savoir par ailleurs, que, selon les sondages rĂ©alisĂ©s par le Centre national du registre du commerce (CNRC), il est recensĂ© environ 2 500 agences qui activent dans le secteur Ă  travers le territoire national, ajoutant : "On a sollicitĂ© quelque 1300 agences pour qu'elles participent Ă  ces journĂ©es, mais on n'a enregistrĂ© en revanche qu'une modeste rĂ©ponse estimĂ©e Ă  10% seulement ". Il faut dire que le marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie est appelĂ© Ă  se dĂ©velopper davantage et Ă  s'organiser. " On a des potentialitĂ©s et on est capable, c'est Ă  nous qu'il revient de mobiliser le marchĂ©, et non pas aux Ă©trangers de le faire", a-t-il lancĂ© dans la foulĂ©e. Il convient de rappeler, par ailleurs, que l'ex-secrĂ©taire d'Etat auprès du Premier ministre, chargĂ© de la Communication, M. Azzedine Mihoubi, avait soulignĂ©, rĂ©cemment, la volontĂ© des pouvoirs publics de rĂ©organiser le secteur, avec l'Ă©laboration de nouveaux textes rĂ©gissant la publication, la communication et la publicitĂ©. " Ces journĂ©es ont comme objectif d'essayer de crĂ©er une association des agences de communication, et on reste optimiste puisque il y a des gens qui veulent travailler", a estimĂ© M. Hessas. Il faut dire que la quatrième Ă©dition est aussi un espace qui permettra de mesurer toute l'importance qui est accordĂ©e Ă  la communication publicitaire par les divers acteurs de la vie Ă©conomique. Plusieurs experts nationaux et Ă©trangers en la matière prĂ©senteront durant ces journĂ©es des communications portant sur divers thèmes liĂ©s Ă  ce secteur. Source : Le Maghreb / Samira H.

Bookmark and Share

lundi 22 février 2010

Le marché de la publicité en Algérie a enregistré une croissance de 2,4% en 2009 selon une étude élaborée par Sigma.

Les investissements publicitaires en AlgĂ©rie, tous supports confondus (tĂ©lĂ©visions, radio, presse Ă©crite), ont augmentĂ© de 2,4 % en 2009, pour atteindre 166,2 millions de dollars. La tĂ©lĂ©vision se taille la part du lion avec 70,6 millions de dollars. Elle est suivie de la presse Ă©crite, avec 56,1 millions. Les affichages viennent en troisième position avec 27,5 millions de dollars et, enfin, la radio en dernière position avec 12 millions de dollars. Il faut savoir que ces montants sont donnĂ©s en brut, c’est-Ă -dire en hors taxe, hors nĂ©gociations, etc. Le confĂ©rencier, après avoir communiquĂ© ces chiffres, a commentĂ© que « la presse est faible » et que « c’est l’Internet qui en profite ». La tĂ©lĂ©vision, elle, peut encore renforcer ses parts de marchĂ©, a-t-il estimĂ©.

Dans une comparaison avec le marchĂ© publicitaire des pays voisins, il en ressort qu’en 2009 l’AlgĂ©rie s’est classĂ©e deuxième, après le Maroc et avant la Tunisie, deux pays dont le secteur a Ă©tĂ© Ă©galement touchĂ© par la crise. Les investissements publicitaires au Maroc ont Ă©tĂ© de 562,1 millions de dollars et en Tunisie de 102,6 millions. Globalement, le marchĂ© maghrĂ©bin a consommĂ© 832,1 millions de dollars en 2009. Le ratio des investissements publicitaires rapportĂ© au PIB est de seulement 1 % en AlgĂ©rie – ce qui reste « très faible » –, contre 2,5 % en Tunisie et 6,3 % au Maroc. Mais Ă  quoi est due cette faiblesse ? M. Zargouni rĂ©pond par le fait que le marchĂ© algĂ©rien se caractĂ©rise par un manque de concurrence fĂ©roce, malgrĂ© ses 35 millions d’AlgĂ©riens, potentiels consommateurs. Ce qui n’est pas le cas, en revanche, de la Tunisie et du Maroc.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com D’après le Jeune Indépendant

Bookmark and Share

Une manne de 166,2 millions de dollars en 2009

C’est établi, le marché de la publicité dispose d’une marge de progression importante en Algérie. Optimiste, ce constat a été fait, hier, par Hassen Zergouni, directeur de Sigma Algérie, le bureau d’études spécialisé dans le marketing et les médias. «Les performances enregistrées en 2009, montrent que le marché est au stade de la maturation», a indiqué M.Zergouni lors du traditionnel Open Sigma organisé à l’hôtel Sofitel, à Alger. La rencontre a porté sur le bilan annuel média et publicité de l’année 2009. L’année précédente, l’investissement publicitaire a été de 166,2 millions de dollars en Algérie. Cela représente un montant peu élevé par rapport à celui du marché maghrébin. Ce dernier a atteint le seuil de 832,1 millions de dollars. Le secteur de l’audiovisuel a pris la part du lion. Selon les chiffres de Sigma, Les chaînes de télévision ont bénéficié de 70,6 millions de dollars. La presse écrite vient en seconde position avec plus de 56 millions. En dernier lieu arrive la radio qui n’a récolté que 12 millions. Le nombre d’annonceurs a connu une légère croissance. En 2008, ils étaient 106 investisseurs. L’an précédent, ils sont passés à 146 opérateurs. Au Top 20 des annonceurs qui ont bénéficié du plus grand nombre d’espaces publicitaires, les espaces télévisuels et de téléphonie mobile dominent largement. En tête figure l’Egyptien Orascom Télecom avec 127.310 secondes. Loin derrière arrive le groupe Cévital avec 982 s. Ces deux opérateurs sont talonnés par ATM Mobilis. Cela dit, pour la presse écrite, c’est plutôt Watania Télécom qui vient en tête. Ainsi, cette compagnie a détrôné Orascom. En outre, les rencontres livrées par l’Equipe nationale ont enregistré des records d’audition. «Durant la Coupe d’Afrique en Angola, les matchs de l’Algérie ont été suivis par 90% des Algériens», a indiqué M.Zergouni. Ce qui représente près de 30 millions de téléspectateurs pour une population globale estimée à 35 millions d’habitants. Importants, ces chiffres montrent l’attachement viscéral des Algériens au football. En ce sens, l’année 2009 a été une année foot par excellence. Pour les opérateurs, cela n’a qu’une seule signification: le foot est un créneau porteur. Seulement, le marché algérien a besoin d’être boosté pour qu’il puisse atteindre le standard international. Sur ce plan, le directeur de Sigma a préconisé un certain nombre de mesures. Il s’agit, entre autres, de bénéficier des concepts publicitaires produits dans les pays avancés dans ce domaine, à l’image de la France. Aussi, l’orateur a insisté sur «la souveraineté de la création». En d’autres termes, la liberté d’imaginer et de produire des concepts doit être garantie. Pour ce faire, M.Zergouni a proposé l’institution d’une association regroupant les agences de publicité et les médias.

Mohamed Sadek LOUCIF

Bookmark and Share

jeudi 18 février 2010

Algérie : La radio ne séduit pas les publicitaires

Les investissements publicitaires radio étaient à la traîne en Algérie, durant l’année 2009. Selon les chiffres communiqués par Sigma Algérie, une baisse de 30,8% a été enregistrée, influençant l’ensemble des investissements publicitaires pluri-média qui ont baissé de 4,4%. Cependant, l’investissement publicitaire presse est en hausse de 33,3%, suivi par l’investissement publicitaire affichage (4,5%) et l’investissement publicitaire TV (2,4%).

Hors Ramdan, l’audience TV s’élève à 16,3% pour l’ENTV, 10,3% pour l’A3, 2,2% pour Canal Algérie et 1,7% pour Nessma TV. Durant le Ramadan, l’ENTV est toujours en tête avec 33,2%, suivie par l’A3 (14,2%), Nessma TV (9,6%) et Canal Algérie (1,8%).

Au niveau de l’écoute radio, la station El Bahja occupe la première place sur les trois grandes villes avec 32,3% dans le Grand Alger, 14,8% à Oran et 48,7% à Constantine.

Bookmark and Share

jeudi 4 février 2010

Hausse de 4,4 % du marché publicitaire algérien

L'édition 2010 de l'Open Sigma se tiendra lundi prochain à Alger. Cette rencontre constituera l'occasion idoine pour dresser le bilan 2009 d'une année de médias et de marketing en Algérie et les perspectives 2010 du marché algérien de la publicité ainsi que le benchmark des meilleures pratiques et standards internationaux. Le programme s'annonce d'ailleurs particulièrement riche. L'événement est ouvert aux annonceurs, aux agences de communication, aux agences médias, aux régies publicitaires, aux experts médias, aux journalistes, aux universitaires et aux étudiants en marketing et en communication. Lors de ce traditionnel petit-déjeuner convivial, Sigma présentera le paysage média et publicitaire en Algérie, avec les principales évolutions enregistrées en 2009 et les perspectives 2010. L'open Sigma sera l'occasion de présenter les performances publicitaires des annonceurs et des agences par grands médias (TV, radio, presse, affichage, internet), en termes d'investissements et d'efficacité publicitaire, en 2009, ainsi qu'un focus spécial la CAN 2010, un benchmark avec le marché français de la publicité sera présenté en partenariat avec le Syndicat national de la publicité télévisée (SNPTV France). Il faut dire que dans son pré-bilan, Sigma estime qu'avec des investissements publicitaires de plus de 12 milliards de dinars, le marché algérien a enregistré une baisse de 4, 4 %. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les investissements publicitaires sur les supports médias TV, affichage et presse écrite ont enregistré des hausses. C'est ainsi qu'avec un montant de plus de 5 milliards de dinars la télévision toutes chaînes nationales confondues, a enregistré une hausse de ses recettes publicitaires à hauteur de 2,4 %. Le marché de l'affichage publicitaire croît de 4,5 % avec des investissements publicitaires d'un montant de plus de 2 milliards de dinars. Mais la plus grosse performance reste celle enregistrée par la presse écrite qui a vu ses recettes publicitaires augmenter de 33,3 % et des entrées de plus de 4 milliards de dinars. Néanmoins, la radio enregistre une grosse contre-performance avec une baisse de 30,8 % de ses recettes publicitaires, estimées à un peu plus de 874 millions de dinars. Pour ce qui est des audiences TV et radio, on relève, comme chaque année, une hausse de l'audience TV durant le mois de Ramadhan avec un pic de 33,2 % pour l'ENTV, contre 16,3 % hors Ramadhan. La chaîne Nesma TV n'arrive toujours pas à tenir la dragée haute face aux chaînes algériennes avec un taux de pénétration de 9,6 % pendant le mois de Ramadhan et de 1,7 % hors Ramadhan. Pour ce qui est de l'écoute Radio ce sont les chaînes locales qui enregistrent les plus grandes performances avec un taux de pénétration de 33,3 % pour radio El Bahdja dans le Grand Alger , de 14,8 % pour radio El Bahia à Oran et de 48,7 % pour radio Cirta à Constantine. Les grandes chaînes nationales enregistrent pour leur part des taux d'écoute inférieurs à 5%, mis à part la Chaîne III qui enregistre un taux d'écoute de 21,6 % à Constantine. Notons que dans la perspective de mettre en avant les meilleurs pratiques en matière de création publicitaires, Sigma proposera un florilège des meilleures créations primées par les cristal festival Network, qui récompensent chacune année les meilleures créations publicitaires en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Chine. L'Open Sigma sera aussi l'occasion de présenter les outils logiciels d'optimisation des investissements publicitaires X & Z plan en partenariat avec le groupe IPSOS. Et enfin, la séquence traditionnelle " Vu à la télé " portera cette année sur le visionnage des spots publicitaires TV algériens les plus mémorisés et les plus appréciés selon leurs cibles respectives, en se basant sur les enquêtes mensuelles réalisées par Sigma le long de l'année 2009. Une séance de débat questions/réponses avec le conférencier, M. Hassen Zergouni, fondateur et directeur général de Sigma Group, est prévue à la fin des présentations pour clôturer cet événement annuel, point d'orgue d'une année qui s'écoule (bilan 2009) et d'une année qui commence (perspectives 2010). Il est à rappeler que Sigma est un groupe de bureaux d'études fondé en 1998, spécialisé en recherche marketing et médias, implanté dans l'ensemble des pays du Maghreb et dont le métier est la réalisation d'enquêtes par sondage quantitatives et d'études économiques et de marché, Sigma est membre de l'European Standardisation of Marketing Research (ESOMAR), organisme européen de certification qualité et partenaire de IPSOS en média management.

Dalila T.

Bookmark and Share

lundi 1 février 2010

L'Algérie à la traîne

Le 10Ă©me Open SIGMA vient de ce tenir le 23 janvier 2010 Ă  Tunis. Des annonceurs, des agences de communications, des agences mĂ©dias, des rĂ©gies publicitaires, des experts mĂ©dias et communication, des journalistes et des universitaires ont pris part Ă  ce traditionnel rendez-vous. L'objectif est commun, s'informer des performances publicitaires des annonceurs et des agences, en termes de pression et d'investissements publicitaires en 2009. Les chiffres de Sigma Conseil des investissements publicitaires de l'annĂ©e 2009 montrent que le secteur est bien Ă  la traĂ®ne au Maghreb. ComparĂ© aux standards des pays de l'OCDE, il semble que les annonceurs ne soient toujours pas conscients que pour pouvoir vendre plus, il faut ĂŞtre plus prĂ©sent dans le paysage mĂ©diatique et publicitaire. Pour ce qui est du comparatif entre les trois principaux pays du Maghreb, il ressort que le Maroc sort du lot avec des investissements publicitaires massifs avec plus de 500 millions de dollars suivi de l'AlgĂ©rie qui a investi près de 165 millions de dollars et enfin la Tunisie avec un marchĂ© publicitaire de 100 millions de dollars. Mais si l'on se penche sur la part du marchĂ© publicitaire par habitant il ressort que l'AlgĂ©rie est très en retard. Selon les chiffres de Sigma Conseil, un AlgĂ©rien paye 3 dollars pour la pub contre 7,5 dollars pour un Tunisien et 12 dollars pour un Marocain. RapportĂ© au PIB x 1000, l'investissement pub en Tunisie est de 2,5, contre 1 en AlgĂ©rie, 6,3 au Maroc et 8,5 en France. Qui est responsable de ces chiffres ? Les annonceurs ! Les grands groupes ne respectent pas les standards internationaux, y compris les reprĂ©sentants des grandes marques internationales. Ainsi, recommande Sigma, il faut combler le gap quantitatif avec le Maroc. Il y a un Ă©norme potentiel de captation de l'auditoire que les annonceurs doivent exploiter. Enfin, au niveau des stratĂ©gies mĂ©dias, il faut une vision et un plan d'action. L'opportunisme et le butinage n'apportent ni efficacitĂ© ni efficience. Pour rappel, SIGMA est un groupe de bureaux d'Ă©tudes fondĂ© en 1998, spĂ©cialisĂ© en recherche marketing et mĂ©dias, implantĂ© dans l'ensemble des pays du Maghreb et dont le mĂ©tier est la rĂ©alisation d'enquĂŞtes par sondage quantitatives, qualitatives et d'Ă©tudes Ă©conomiques et de marchĂ©.

Dalila T.

Bookmark and Share

mercredi 6 janvier 2010

AZZEDINE MIHOUBI ASSURE «L’Etat n’a pas le monopole sur la publicité»

La part du marché national publicitaire est estimée à 11,6 milliards de dinars, dont 56% sont détenus par l’Agence nationale d’édition et de publicité.

La régulation du marché de la publicité en Algérie est à son balbutiement. Dans ce contexte, l’Agence nationale d’édition et de publicité n’a pas la tâche facile et elle est pointée du doigt. Tout le monde n’est pas d’accord sur les modalités de gestion du marché publicitaire. La répartition de la manne publicitaire est jugée mauvaise. Les professionnels n’ont jamais compris les critères qui ont guidé les choix des responsables d’une institution créée initialement pour assumer les fonctions de régulation. Certaines accusations sont écartées par Azzedine Mihoubi, le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Communication. Il a affirmé jeudi dernier à l’APN qu’«il n’y avait pas de monopole sur le marché de la publicité, libéralisé depuis 22 ans». Le ministre répondait à une question d’un député sur la réglementation du domaine de la publicité et son rôle dans le développement local. M.Mihoubi a précisé que «l’Agence nationale d’édition et de publicité n’exerçait aucun monopole sur le marché de la publicité en Algérie». Il a précisé que «l’agence ne gérait que près de 56% du marché national de la publicité». «Elle gère les annonces à caractère institutionnel ou juridique, mais pas la publicité commerciale», a-t-il souligné. «Sur les 80 quotidiens que compte le paysage médiatique national, 6 seulement sont publics et ne peuvent donc pas monopoliser toute la publicité. Ce sont les 74 journaux de la presse privée qui bénéficient des revenus publicitaires importants», explique-t-il. Concernant le retard accusé dans la publication des appels d’offres dans les journaux, le secrétaire d’Etat l’a imputé à des raisons «purement techniques», liées notamment à l’incapacité de certaines entreprises à faire face au volume important d’annonces qui leur parviennent. Il a également précisé que «certaines entreprises faisaient passer des annonces avant d’autres en fonction de la rapidité du paiement». Afin d’éviter à l’avenir tout dysfonctionnement dans la publication des annonces, M.Mihoubi a affirmé que «l’Anep déployait d’importants efforts pour pouvoir publier l’annonce dans un intervalle de 48 heures après son envoi». Il a précisé que «le gouvernement s’attelait actuellement à la mise à jour des textes juridiques régissant le secteur de la communication, à commencer par le Code de l’information qui constitue le cadre général régissant la pratique de la profession de journaliste et les autres textes s’y rapportant comme les textes relatifs à la publicité». M.Mihoubi a estimé important de «booster» le secteur de la publicité au vu de la dynamique qui marque le secteur économique. Cela implique, a-t-il dit, «un encadrement pour atteindre les objectifs fixés, à savoir libérer le secteur de la publicité, assurer la transparence et la protection du consommateur, adapter les normes à celles en vigueur de par le monde et enfin, lutter contre le monopole dans ce domaine». Pour rappel, la part du marché national publicitaire en Algérie est estimée à 11,6 milliards de dinars, dont 56% détenus par l’Anep. Dans une déclatayion précédente à la presse, M.Mihoubi a fait part de sa volonté d’insuffler une dynamique professionnelle aux différents intervenants dans le marché de la publicité et de la communication. «Nous ambitionnons de mettre en place des textes à même de régir le secteur de la publicité en Algérie et de placer les entreprises activant dans ce domaine sur les rails du professionnalisme», a-t-il mis en exergue.

Lynda BEDAR

Bookmark and Share

lundi 4 janvier 2010

Mihoubi : Il n'y a pas de monopole sur le marché de la publicité en Algérie

Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Communication, M. Azzedine Mihoubi a affirmé hier à Alger qu'il n'y avait pas de monopole sur le marché de la publicité, libéralisé depuis 22 ans.

Répondant à une question orale à l'Assemblée populaire nationale (APN) sur la réglementation du domaine de la publicité et son rôle dans le développement local, M. Mihoubi a précisé que l'agence nationale d'édition et de publicité (ANEP) n'exerçait aucun monopole sur le marché de la publicité en Algérie. Il a précisé que l'agence en question ne gérait que près de 56% du marché national de la publicité. Elle gère les annonces à caractère institutionnel ou juridique, mais pas la publicité commerciale, a-t-il souligné. Sur les 80 quotidiens que compte le paysage médiatique national, 6 seulement sont publics et ne peuvent donc pas monopolisé toute la publicité. Ce sont les 74 journaux de la presse privée qui bénéficient des revenus publicitaires importants. Certaines parties tentent d'induire les gens en erreur concernant le monopole qu'aurait l'ANEP sur ce domaine, a-t-il souligné. Concernant le retard accusé dans la publication des appels d'offres dans les journaux, le secrétaire d'Etat l'a imputé à des raisons "purement techniques", liées notamment à l'incapacité de certaines entreprises à faire face au volume important d'annonces qui leur parviennent. Il a également précisé que certaines entreprises faisaient passer des annonces avant d'autres en fonction de la rapidité du paiement. Afin d'éviter à l'avenir tout dysfonctionnement dans la publication des annonces, M. Mihoubi a affirmé que l'ANEP déployait d'importants efforts pour pouvoir publier l'annonce dans un intervalle de 48 heures après son envoi. Il a précisé que le gouvernement s'attelait actuellement à la mise à jour des textes juridiques régissant le secteur de la communication, à commencer par le code de l'information qui constitue le cadre général régissant la pratique de la profession de journaliste et les autres textes s'y rapportant comme les textes relatifs à la publicité. M. Mihoubi a estimé important de "booster" le secteur de la publicité au vu de la dynamique qui marque le secteur économique. Cela implique, a-t-il dit, un encadrement pour atteindre les objectifs fixés à savoir libérer le secteur de la publicité, assurer la transparence et la protection du consommateur, adapter les normes à celles en vigueur de par le monde et enfin, lutter contre le monopole dans ce domaine. A une question sur la couverture médiatique par la télévision nationale (ENTV) des évènements politiques nationaux et "les critiques de parti pris", M. Mihoubi a qualifié d'"infondé" tout ce qui est rapporté sur la marginalisation de certains partis politiques sous prétexte qu'ils critiquent l'Etat. Il a d'autre part, indiqué que l'ENTV assure un service public sur la base d'un cahier de charges et tend à présenter des émissions diversifiées dans les domaines sportif, politique, socio-économique et autres sans marginalisation ou exclusion. M. Mihoubi a tenu à préciser que l'ENTV tente de rester loin des conflits partisans et refuse d'être une tribune d'injures à l'encontre de quiconque partant du principe de professionnalisme. Dans ce contexte, il a rappelé le projet de création de 5 chaînes thématiques dans les domaines sportif, culturel, éducatif, d'informations et de proximité à même de consacrer l'interactivité et le pluralisme au sein de la société algérienne. Il a par ailleurs, précisé que le secteur mise sur l'élargissement du réseau des radios à l'ensemble des wilayas et encourage la création de quotidiens locaux.

Bookmark and Share