AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

mardi 31 mai 2011

Site algérien des Nouvelles Technologies National Les sites algériens à la recherche de rentabilité : course aux annonceurs sur la Toile

Comment arriver Ă  faire vivre un site en AlgĂ©rie ? Quelle est la recette pour attirer les annonceurs ? La rĂ©putation du site certes mais pas uniquement. N’TIC magazine a enquĂŞtĂ© et recueilli le tĂ©moignage de certains responsables de sites qui essaient de « survivre » sur la Toile algĂ©rienne.

Il faut ĂŞtre patient et compter une bonne annĂ©e afin de prendre du recul par rapport Ă  l’investissement. Il convient de raisonner sur du moyen et long terme plutĂ´t que sur un hypothĂ©tique retour sur investissements en 1 ou 2 mois. Internet peut ĂŞtre un remarquable vecteur de dĂ©veloppement d’une entreprise. Et ça, beaucoup d’entreprises algĂ©riennes l’ont compris et essayent de se faire connaĂ®tre Ă  travers des sites web. La première Ă©tape dans la construction d’un site Internet rentable est de dĂ©finir la « niche marketing » que vous souhaitez cibler. Une niche est un segment de clientèle qui a un intĂ©rĂŞt commun et que vous allez cibler très spĂ©cifiquement. Ainsi, votre site va rĂ©pondre Ă  un besoin très prĂ©cis et pouvoir proposer des produits, services ou publicitĂ©s adaptĂ©s. Après avoir dĂ©fini la niche, vous devez identifier les potentiels visiteurs. Que vont-ils rechercher ? Quels sont leurs autres intĂ©rĂŞts ? Quelle est la meilleure manière de les intĂ©resser? Quelles sont les motivations pour chercher votre site ?

L’étape suivante est le choix du nom de domaine. Deux solutions sont possibles : vous choisissez un nom court et facile Ă  retenir ou au contraire une sĂ©rie de mots en rapport avec le contenu du site internet. Il est ensuite nĂ©cessaire de crĂ©er une charte graphique unique pour votre site, Ă©videmment en rapport avec son contenu. Celle-ci doit ĂŞtre sobre mais identifiable d’oĂą l’importance d’être unique. La mise en page doit ĂŞtre simple afin que les visiteurs trouvent les Ă©lĂ©ments essentiels immĂ©diatement. La partie la plus importante de la rĂ©ussite d’un site rĂ©side bien Ă©videment dans son contenu. L’idĂ©al est de pouvoir ajouter du contenu rĂ©gulièrement. Les moteurs de recherche apprĂ©cieront mais surtout, les visiteurs reviendront sans doute rĂ©gulièrement consulter les dernières nouvelles. Le croisement d’informations statistiques comme le nombre de visiteurs uniques, les mots clĂ©s les plus tapĂ©s pour rechercher votre site, les pages les plus visitĂ©es, le chemin parcouru par les internautes sur votre site, l’identitĂ© des sites partenaires qui vous apportent le plus de trafic, vous permettront non seulement de suivre vos coĂ»ts d’acquisition, mais aussi d’amĂ©liorer l’ergonomie de votre site web. En fonction de l’enjeu stratĂ©gique, un suivi permanent de ces donnĂ©es peut s’imposer et nĂ©cessiter une ressource dĂ©diĂ©e.

Quel modèle pour la presse en ligne ?

Pour optimiser les performances d’un site, il faut travailler en amont, par rapport aux sources de recrutement. Vous devez alors croiser les conversions (le nombre d’actions souhaitĂ©es qu’il s’agisse de ventes, d’inscriptions, etc.) avec les sources de trafic entrant. Vous mesurez ainsi les sources de trafic qui ont la meilleure rentabilitĂ© (mots clĂ©s, campagnes, support, partenaires, etc.) pour l’achat de mots clĂ©s. Afin de rentabiliser leurs investissements web, les Ă©diteurs de site de contenus basaient leur modèle Ă©conomique sur la vente d’espaces publicitaires de type bannières, habillages de pages, vidĂ©os, … Si ces formats ont permis durant de nombreuses annĂ©es de dĂ©velopper la notoriĂ©tĂ© des marques (souvent au dĂ©triment du retour sur investissement immĂ©diat), le doute plane aujourd’hui sur l’efficacitĂ© de ces formats (appelĂ©s «display»). Beaucoup de sites ont rĂ©ussi Ă  monĂ©tiser leurs investissements web ces dernières annĂ©es en se basant sur une approche purement display. En revanche, si ce modèle convenait Ă  des sites Ă  forte audience, il ne pouvait pas convenir Ă  des sites moins « grand public » connaissant moins de trafic.

Le problème qui se pose de plus en plus sur des sites ayant une approche purement display est que les annonceurs, de plus en plus puissants notamment grâce à la crise, demandent une approche au CPA, c’est à dire au coût par action (par exemple, rémunérer le site éditeur à partir du moment où, suite au clic sur la bannière, un formulaire ait été rempli). Alors que l’édition papier des journaux semble condamné à une remise en question perpétuelle pour conserver et rajeunir son lectorat, Internet permet de toucher immédiatement une large catégorie de lecteurs, de capitaliser sur des marques fortes, et de proposer de l’actualité en temps réel mais aussi permettre une diffusion plus large des contenus initialement rédigés pour l’édition imprimée.

La presse Ă©lectronique est confrontĂ©e au mĂŞme dĂ©fi que les autres Ă©diteurs : comment accroĂ®tre les revenus sur Internet, et rentabiliser de coĂ»teux sites ? Un lecteur sur le Net rapporte encore beaucoup moins qu’un lecteur sur papier, le marchĂ© de la publicitĂ© fait les frais de la crise, l’offre gratuite prĂ©sente en ligne est plĂ©thorique. Dans ce contexte, inciter le lecteur Ă  payer par un Ă©cran interposĂ©, Ă  l’instar du papier, semble une solution examinĂ©e de près par de nombreux patrons de presse. Le site du Wall Street journal restera payant (la formule actuelle connaissant un franc succès), et d’autres titres pourraient aussi inciter leur lectorat Ă  mettre la main Ă  la poche.

Dans ce dĂ©dale de modèles Ă©conomiques, une expĂ©rience particulièrement observĂ©e est celle du Monde : une marque très forte reconnue Ă  l’international, un site internet mĂŞlant actualitĂ© chaude Ă  l’accès gratuit et une zone payante reprenant des contenus du print et des dossiers Ă  forte valeur ajoutĂ©e. Et il atteint la rentabilitĂ©, se payant mĂŞme le luxe de recruter des abonnĂ©s… Ă  l’édition imprimĂ©e. La presse en ligne en AlgĂ©rie se voit enrichie de jour en jour de nouveaux sites d’info, essayant bon an, mal an de trouver leur modèle Ă©conomique. Qu’ils soient nĂ©s avec le Net ou qu’ils se prĂ©sentent comme la version web de journaux papiers prĂ©existants (le cas des quotidiens comme Elwatan.com), ils sont tous confrontĂ©s Ă  la mĂŞme problĂ©matique : celle de trouver un modèle viable.

Comment attirer les annonceurs

L’un des moyens d’y parvenir consiste à aider les annonceurs cherchant à améliorer la notoriété de leur marque à atteindre plus facilement leurs objectifs sur ces sites. Certains annonceurs souhaitent avant tout, généralement au moyen d’annonces graphiques, développer la notoriété de leur marque et susciter l’intérêt pour un produit (cas des opérateurs de téléphonie mobile) ou service susceptible d’être acheté ultérieurement (cas des promotions des compagnies aériennes telles que Air France et Aigle Azur). Ces annonceurs sont à distinguer de ceux dont l’objectif est la réponse directe. Pour ces derniers, seuls comptent, généralement, les clics et les conversions générés par le biais des campagnes diffusées sur le site.

Du cĂ´tĂ© de la presse traditionnelle, la plupart des titres ont gĂ©nĂ©ralement pensĂ© le Web comme une extension gratuite de leurs journaux, permettant au passage de fidĂ©liser des internautes et de les amener Ă  s’abonner aux versions imprimĂ©es. Parmi les nombreux sites d’info, certains se sont créés sur la Toile : ceux qu’on appelle « les pure players» sont ceux pour qui l’aventure paraĂ®t la plus audacieuse. Sans lectorat de rĂ©fĂ©rence, ils ont rĂ©ussi Ă  bâtir ces trois dernières annĂ©es des sites d’informations plĂ©biscitĂ©s par de nombreux internautes. Il faut dire que les moyens financiers limitĂ©s gĂ©nĂ©rĂ©s par une publicitĂ© Ă©lectronique balbutiante ne permettent pas Ă  la majoritĂ© des sites d’investir dans les «ressources humaines» et disposer ainsi d’un effectif rĂ©dactionnel consĂ©quent.

«Les annonceurs préfèrent placer leurs bannières sur les sites de la presse traditionnelle, du fait que celle-ci a une plus grande visibilité», fait remarquer une responsable commerciale du site «maghrebemergent.com». Le site est visité en moyenne par 8 000 lecteurs. Il faudrait atteindre les 150 000 visites par mois pour être solvable. Le site y travaille. Les premiers annonceurs arrivent déjà, à l’instar de Nedjma et Alliance Assurances. En termes de modèle économique, l’une des formules qu’entend développer le site est l’offre d’une information pointue pour un public initié. Les journaux électroniques sont ainsi contraints de casser les prix pour augmenter leur portefeuille clients. «Un mois de présence sur TSA - qui attire entre 200 000 et 250 000 lecteurs par jour - coûte presque une page de publicité couleur pour une journée dans un grand quotidien national», confie Lounès Guemache au site Afrique Finance.

Un site web qui a beaucoup de trafic attire les annonceurs pour y faire apparaĂ®tre leurs publicitĂ©s. En partant de ce principe, plusieurs systèmes se sont mis en place. Mais les plus connus sont le CPM (coĂ»t pour mille affichage) oĂą l’annonceur paye un forfait pour mille apparitions de sa publicitĂ©, et CPC (CoĂ»t Par Clic) oĂą l’annonceur paye seulement lorsque l’internaute clique sur sa publicitĂ© (ex : le système Adsence de Google). Dans ce domaine, les webmasters sous-estiment les rentrĂ©es potentielles liĂ©es aux difficultĂ©s suivantes : avoir de l’audience ne s’improvise pas. C’est soit dĂ©penser en publicitĂ© pour ĂŞtre connu ou avoir de la visibilitĂ©, soit ĂŞtre un très bon professionnel du rĂ©fĂ©rencement, faire face Ă  la concurrence : avoir du temps pour faire de la veille, et essayer de se diffĂ©rencier, fidĂ©liser l’internaute et continuer Ă  innover ou Ă  proposer de nouveaux services.

Source : nticweb.com

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Cameroun - internet : affluence sur la toile

Internet-Cameroun - La presse cybernĂ©tique prend ses marques et s'enracine dans les mentalitĂ©s et les pratiques. Pour le 20ème anniversaire de la DĂ©claration de Windhoek en Namibie, qui marque aussi la cĂ©lĂ©bration de la journĂ©e internationale de la libertĂ© de la presse, l'Unesco concentre les activitĂ©s autour du thème : «Les mĂ©dias du 21ème siècle, nouvelles frontières, nouveaux stacles». Au ministère de la Communication (Mincom), quelques responsables rencontrĂ©s indiquent que ces nouvelles frontières et ces nouveaux obstacles visent Ă  circonscrire l'invasion du mĂ©tier par Internet.

«Dans cet espace, l'on retrouve toutes sortes d'informations qu'on a beaucoup de difficultés à tracer», se laisse aller un cadre de cette administration, qui pense que c'était l'occasion pour le ministre de convoquer une réflexion sur la codification et la réglementation de ce support au Cameroun.

Dans le paysage camerounais, la presse cybernétique à ses noms et son public. L'on peut ainsi citer camerpress, média infoservice, mboablog, camer.be, camerounactu.net, camerounlink, camerounonline Bonaberi.com, kaï walaï, ou encore journaducameroun.com.

En dehors de mboablog ou encore de camerpress dont les rédactions se trouvent au Cameroun, la plupart de ces sites sont basés en France, aux Etats-Unis ou encore en Belgique. Partout, l'actualité du Cameroun, traitée dans les autres médias et notamment la presse écrite, est reprise et diffusée avec les mêmes signatures.

Ces supports initient aussi, à l'image des autres tribunes, enquêtes, reportages, interviews etc., pour donner de l'embonpoint à leurs contenus. Ce qui de l'avis de Elvis Mbimba, donne de l'envergure à ce support dans l'environnement médiatique camerounais.

«Le fait que les gens fassent dĂ©sormais leur publicitĂ© sur le Net est un des critères de l'importance de ce support dans l'espace mĂ©diatique ; en plus le nombre de personnes qui visitent la Toile a augmentĂ©, ce qui fait.

Maintenant sur la capacité des sites camerounais à donner en primeur des informations, l'on est encore loin du compte au Cameroun», explique le cyberjournaliste, spécialisé en web radio.

Le développement de ce support a été observé autour de 2004, avec l'annonce par un site Internet du décès du chef de l'Etat. Du coup, l'on a assisté à un foisonnement qui regrette Elvis Mbimba, n'est pas toujours suivi de la qualité.

«L'on a quelques sites comme mboablog ou encore journalducameroun.com qui sont bien structurĂ©s avec des rĂ©dactions bien organisĂ©es ; Ă  cĂ´tĂ© ça il y a du moins bon et ceux qui n'ont pas de rĂ©dactions ou des moyens de se dĂ©ployer convenablement», souligne le cyberjournaliste.

Seulement, sur le plan juridique, il n'existe pas encore de texte qui réglemente ce segment de la presse au Cameroun. En l'absence de ce cadre, les éditeurs se réfèrent à la loi de 1990 sur la communication sociale, même si certains estiment que les conditions soumises aux éditeurs de journaux en ligne sont plus sévères que celles de la presse écrite.

«Le ministère de la communication a créé un fichier national de la presse cybernétique où les conditions de création sont très rudes comparées à celles de la presse écrite», explique Justin Blaise Akono de camerpress.

D'après lui, les éventuels créateurs sont tenus de présenter un registre de commerce qui officiellement coûte 53.000Fcfa, mais leur revient à 70.000Fcfa. «Pourtant en presse écrite, pour obtenir un récépissé de déclaration on ne dépense que 20.000Fcfa», poursuit l'éditeur.

Source : Le Quotidien Mutations - Pierre CĂ©lestin Atangana

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mardi 24 mai 2011

Le flop de la campagne touristique tunisienne

Dire que la campagne actuelle pour la promotion du tourisme en Tunisie divise, est un euphémisme. Depuis son lancement le 9 mai 2011 en France, les avis divergent sur son efficacité et sa pertinence tant du point de vue de la diaspora que des touristes français.

Qui plus est, le moment a été mal choisi, car la Tunisie, en dehors d’être malgré elle impliquée dans le conflit libyen en accueillant près de 50.000 réfugiés, traverse une série de remous internes politiques et sociaux.

«On a bien réfléchi, on a pesé le pour et le contre …. Ces événements sont sérieux pour nous les Tunisiens mais, d’un point de vue touristique, il n’y a aucun risque et pas de problème de sécurité», estime Syrine Cherif, responsable de l’agence tunisienne Memac Ogilvy, qui a conçu la campagne.

Outre l’humour et l’autodérision qui caractérisent cette campagne —d’un goût douteux pour certains—, plusieurs éléments invitent à critiquer sa conception.

Certes, le ministre du Tourisme du gouvernement provisoire, Mehdi Haouas, qui a commandé cette campagne de promotion 2011, disposant d'une enveloppe de trois millions d'euros, n'avait pas une mission facile étant donné les bouleversements que connaît la Tunisie.

Par ailleurs, pour le lancement de la campagne «I Love Tunisia», en ligne depuis le 14 février sur Internet et sur les réseaux sociaux, le ministre du Tourisme aurait fait appel à un communicant français, Bastien Millot, conseiller régional UMP (Union pour le mouvement populaire) de Picardie et compagnon de route de Jean-François Copé, le premier secrétaire du parti de la majorité en France.

Une collaboration française qui dérange l’opinion tunisienne. Cette dernière reste désormais prudente quant à l’implication des politiques, diplomates et conseillers français dans son processus démocratique. «Je ne connaissais pas personnellement le ministre du Tourisme», assure Bastien Millot, 39 ans, président directeur général de l’agence Bygmalion.

«C’est le Club du XXIe siècle (un cercle d’influence qui réunit des chefs d’entreprises et des banquiers) qui nous a mis en contact. C’est vrai que certains présentent Bygmalion comme une boîte proche de l’UMP, j’ai travaillé dix ans comme collaborateur de Jean-François Copé et il m’arrive encore de le conseiller à titre amical, mais le ministre du Tourisme ne m’a jamais dit qui m’avait recommandé», a-t-il précisé.

Au total, 927.000 touristes sont arrivés en Tunisie durant les quatre derniers mois, soit une baisse de 42 % par rapport à la même période de l’année 2010.

En dehors des moyens déployés pour cette campagne, le gouvernement s’est quelque peu précipité et a largement négligé l'impact d'une telle publicité. Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), Habib Amar, avait pourtant déclaré avant le début de cette campagne pleine de promesses: «Cette révolution, va permettre au tourisme de se relever, après avoir souffert de longues années de maux structurels. Nous avons multiplié par deux et demi le budget alloué à la promotion du tourisme, soit 60 millions de dinars (plus de 30 millions euros) dont 26 millions seront consacrés à la campagne destinée au marché européen.»

Un investissement certes conséquent, mais un résultat médiocre

Source : Slateafrique.com

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Forte baisse de l'investissement publicitaire en Tunisie

Les difficultés rencontrées par les entreprises tunisiennes, durant la période de l’avant et après le 14 janvier 2011, ont eu un impact sur leurs grilles publicitaires. On investit moins que d’habitude. Selon un sondage récent de Sigma Conseil, l’investissement publicitaire global a reculé de 41,5%, soit un montant global de 23,5 MDT. A la télévision, ce recul est de 47,4%. Il est de -30,1% pour la radio et de -36,7% pour la presse.

Dans les chaînes télévisées, Al Wataniya 1 a enregistré une baisse de 72,7%, suivie par Hannibal TV (-48,7%), Nessma TV (-45,5%) et Al Wataniya 2 (-40,2%).

Pour les secteurs d’activités, le recul est d’autant plus important pour le secteur des banques et finances (-67,3%), l’alimentaire (-42,0%), automobiles et accessoires (-36,3%) et Télécoms et Internet (-32,6%).

Au niveau des grands groupes tunisiens, la pression publicitaire a régressé, durant la période de janvier à avril 2011 par rapport à la même période en 2010. Le groupe Mabrouk, qui investissait auparavant 28,7 MDT, n’a dépensé que 3,4 MDT. Le groupe Meddeb a investi seulement 3,9 MDT contre 14,0 MDT. On cite également le groupe SFBT (0,6 MDT), le groupe Boujbal (0,2 MDT), le groupe Slama (0,02 MDT) et le groupe Poulina (0,03 MDT).

Concernant le Top 10 des annonceurs, la tendance est la même. Le premier annonceur, en l’occurrence Tunisiana, enregistre une baisse de 38,0%, Délice Danone (-3,7%), Tunisie Télécom (-70,3%), Coca Cola (-30,9%), Henkel (-54,4%), Unilever (-34,0%), Délice (-28,5%) et ATB (-70,1%).

Source : WMC actualitĂ©s

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Algérie- Le privé dépense moins en pub pour cause de déclin d’audience de l’Entv

Selon une étude coréalisée par l’agence de communication Media Algérie et l’Institut d’Etudes algériennes (IEA, les recettes publicitaires, issues des dépenses des annonceurs privés, ont baissé de 10 % en 2010. Le directeur marketing de Media Algérie qui s’exprimait lors des journées Euromaghrébines sur la communication publicitaire, l’impute à une baisse persistante de l’audience de la chaine de télévision algérienne (ENTV).

Aux journées euromaghrébines sur la communication qui se sont déroulées le 8 et 9 mai à l’hôtel Sofitel, c’est l’information qui a retenu l’attention. Les privés ont réduit leurs dépenses publicitaires. La cause en serait une baisse persistante de l’audience des chaines de la télévision algérienne qui a réalisé 50% de ses recettes publicitaires annuelles durant le seul mois de ramadhan. Les recettes publicitaires médias bruts, émanant des annonceurs privés, sont estimées à 128 millions d’euros pour 2010. En baisse de 10 % par rapport à 2009 où les recettes ont atteint 142 millions d’euros. Pour M. Mohamed Haoues, directeur marketing de Media Algérie, cette baisse est liée à la perte d’audience des chaines de la télévision algérienne (ENTV). Un recul, a-t-il dit, qui a incité un nombre d’annonceurs à s’orienter vers d’autres chaines arabes comme MBC4 ou Nessma TV. La baisse des recettes publicitaires en 2010, note Mohamed Haoues, est intervenue après 8 années de croissance à deux chiffres. La même étude relève que la télévision s’accapare 48 % des recettes contre 24 % pour la presse écrite et 17 % pour l’affichage dans les espaces publics. La radio et l’internet représentent respectivement 10 % et 1 % du total des recettes publicitaires. L’étude a été réalisée sur la base d’informations recueillies auprès d’une quarantaine d’entreprises considérées comme les plus grands annonceurs en Algérie. Le directeur marketing de Media Algérie a noté, également, que 85 % des recettes publicitaires de la presse écrite algérienne - qui compte 80 organes- sont détenues par une dizaine de titres. L’internet est, a-t-il indiqué est pénalisé par la mauvaise qualité de la connexion et la faiblesse de contenu local.

Faire plus fun et plus décalé

DĂ©taillant les dĂ©penses des annonceurs privĂ©s, l’étude indique que l’agroalimentaire occupe la première position dans la publicitĂ© sur la tĂ©lĂ©vision avec 36 % des parts, contre 32 % pour les tĂ©lĂ©coms. Haoues a soulignĂ© que c’est la première fois que l’agroalimentaire dĂ©classe les tĂ©lĂ©com sur la tĂ©lĂ©vision. La raison dĂ©coule prosaĂŻquement de l’absence, non voulue par l’opĂ©rateur, de la publicitĂ© de Djezzy Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale. Pour la presse Ă©crite, le secteur de l’automobile est en tĂŞte et gĂ©nère 45 % des recettes publicitaires des journaux. Le directeur marketing de Media AlgĂ©rie note qu’avec 128 millions d’euros, les recettes publicitaires en AlgĂ©rie sont trois fois infĂ©rieures Ă  celles enregistrĂ©es au Maroc. La faiblesse du secteur de la publicitĂ© en AlgĂ©rie s’explique, selon lui, par l’inexistence d’un vĂ©ritable climat de concurrence Ă©conomique. Il cite Ă  cet effet, le monopole de l’Anep sur les annonces du secteur public qui reprĂ©sentent prĂ©s de 45 % du marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie. Cette part « consĂ©quente » du marchĂ© n’a pas Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans l’étude car « sa gestion ne rĂ©pond pas Ă  des exigences commerciales » a indiquĂ© Mohamed Haoues. De son cotĂ©, le directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale algĂ©rienne de McCann, M. Mourad Ait Aoudia, a estimĂ© lors de ces journĂ©es euromaghrĂ©bines, organisĂ©es par RH International Communication, que la baisse des dĂ©penses publicitaires est liĂ©e Ă  la crise Ă©conomique mondiale et Ă  l’augmentation des tarifs publicitaires. Il estime que les boites algĂ©riennes de publicitĂ© « continuent Ă  faire dans le basique… La pub doit ĂŞtre plus fun et plus dĂ©calĂ©e pour pouvoir interpeller le consommateur ».

Source : maghrebemergent.info - Farouk Djouadi

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Algérie- Le privé dépense moins en pub pour cause de déclin d’audience de l’Entv

Selon une étude coréalisée par l’agence de communication Media Algérie et l’Institut d’Etudes algériennes (IEA, les recettes publicitaires, issues des dépenses des annonceurs privés, ont baissé de 10 % en 2010. Le directeur marketing de Media Algérie qui s’exprimait lors des journées Euromaghrébines sur la communication publicitaire, l’impute à une baisse persistante de l’audience de la chaine de télévision algérienne (ENTV).

Aux journées euromaghrébines sur la communication qui se sont déroulées le 8 et 9 mai à l’hôtel Sofitel, c’est l’information qui a retenu l’attention. Les privés ont réduit leurs dépenses publicitaires. La cause en serait une baisse persistante de l’audience des chaines de la télévision algérienne qui a réalisé 50% de ses recettes publicitaires annuelles durant le seul mois de ramadhan. Les recettes publicitaires médias bruts, émanant des annonceurs privés, sont estimées à 128 millions d’euros pour 2010. En baisse de 10 % par rapport à 2009 où les recettes ont atteint 142 millions d’euros. Pour M. Mohamed Haoues, directeur marketing de Media Algérie, cette baisse est liée à la perte d’audience des chaines de la télévision algérienne (ENTV). Un recul, a-t-il dit, qui a incité un nombre d’annonceurs à s’orienter vers d’autres chaines arabes comme MBC4 ou Nessma TV. La baisse des recettes publicitaires en 2010, note Mohamed Haoues, est intervenue après 8 années de croissance à deux chiffres. La même étude relève que la télévision s’accapare 48 % des recettes contre 24 % pour la presse écrite et 17 % pour l’affichage dans les espaces publics. La radio et l’internet représentent respectivement 10 % et 1 % du total des recettes publicitaires. L’étude a été réalisée sur la base d’informations recueillies auprès d’une quarantaine d’entreprises considérées comme les plus grands annonceurs en Algérie. Le directeur marketing de Media Algérie a noté, également, que 85 % des recettes publicitaires de la presse écrite algérienne - qui compte 80 organes- sont détenues par une dizaine de titres. L’internet est, a-t-il indiqué est pénalisé par la mauvaise qualité de la connexion et la faiblesse de contenu local.

Faire plus fun et plus décalé

DĂ©taillant les dĂ©penses des annonceurs privĂ©s, l’étude indique que l’agroalimentaire occupe la première position dans la publicitĂ© sur la tĂ©lĂ©vision avec 36 % des parts, contre 32 % pour les tĂ©lĂ©coms. Haoues a soulignĂ© que c’est la première fois que l’agroalimentaire dĂ©classe les tĂ©lĂ©com sur la tĂ©lĂ©vision. La raison dĂ©coule prosaĂŻquement de l’absence, non voulue par l’opĂ©rateur, de la publicitĂ© de Djezzy Ă  la tĂ©lĂ©vision nationale. Pour la presse Ă©crite, le secteur de l’automobile est en tĂŞte et gĂ©nère 45 % des recettes publicitaires des journaux. Le directeur marketing de Media AlgĂ©rie note qu’avec 128 millions d’euros, les recettes publicitaires en AlgĂ©rie sont trois fois infĂ©rieures Ă  celles enregistrĂ©es au Maroc. La faiblesse du secteur de la publicitĂ© en AlgĂ©rie s’explique, selon lui, par l’inexistence d’un vĂ©ritable climat de concurrence Ă©conomique. Il cite Ă  cet effet, le monopole de l’Anep sur les annonces du secteur public qui reprĂ©sentent prĂ©s de 45 % du marchĂ© de la publicitĂ© en AlgĂ©rie. Cette part « consĂ©quente » du marchĂ© n’a pas Ă©tĂ© intĂ©grĂ©e dans l’étude car « sa gestion ne rĂ©pond pas Ă  des exigences commerciales » a indiquĂ© Mohamed Haoues. De son cotĂ©, le directeur gĂ©nĂ©ral de la filiale algĂ©rienne de McCann, M. Mourad Ait Aoudia, a estimĂ© lors de ces journĂ©es euromaghrĂ©bines, organisĂ©es par RH International Communication, que la baisse des dĂ©penses publicitaires est liĂ©e Ă  la crise Ă©conomique mondiale et Ă  l’augmentation des tarifs publicitaires. Il estime que les boites algĂ©riennes de publicitĂ© « continuent Ă  faire dans le basique… La pub doit ĂŞtre plus fun et plus dĂ©calĂ©e pour pouvoir interpeller le consommateur ».

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