55,3 % des internautes ont un niveau d’études supérieur.

A l’initiative des entreprises IDEATIC et med&com spĂ©cialisĂ©es respectivement dans les solutions logicielles et le conseil en webmarketing, une Ă©tude sur les usages et les perceptions des internautes algĂ©riens a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e rĂ©cemment. Troisième du genre, l’étude intitulĂ©e Webdialn@ vague 3, a concernĂ© un Ă©chantillon de 18064 internautes interrogĂ©s, quatre semaines durant (du 19 juillet au 21 aoĂ»t), via un questionnaire Ă©lectronique publiĂ© sur plusieurs sites web algĂ©riens et une vaste campagne de e-mailing. Cet important sondage vient notamment confirmer le constat des deux premières Ă©tudes concernant la gĂ©nĂ©ralisation de l’utilisation des TIC dans la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne et sa propagation Ă  travers les 48 wilayas du pays. Les premiers rĂ©sultats de l’analyse font ressortir un lĂ©ger rééquilibrage en matière du sexe des internautes. Alors que dans la prĂ©cĂ©dente Ă©tude les internautes algĂ©riens n’étaient composĂ©s que de 25,8% de femmes, elles sont aujourd’hui 30% Ă  se rendre rĂ©gulièrement sur la toile, tous âges confondus contre 70% d’hommes. Concernant la tranche d’âge, les jeunes sont toujours les plus nombreux Ă  se connecter rĂ©gulièrement Ă  internet. Les 26-35 ans sont Ă  la tĂŞte avec 31,1%, suivis des 20-25 ans Ă  29,4%, les 15-19 ans Ă  17,2 %, les 36-45 ans Ă  12,3%, les 46-59 ans Ă  6,8%, les 10-14 ans Ă  2,1 % et les plus de 60 ans Ă  1%. S’agissant du niveau socioprofessionnel, les internautes algĂ©riens ont pour la plus grande majoritĂ© un niveau d’études supĂ©rieur 55,3%, alors 25,0% ont un niveau lycĂ©e (seconde Ă  terminale), les diplĂ´mĂ©s de l’enseignement professionnel sont Ă  hauteur de 6,6%, le niveau CEM 8,4% et les personnes peu instruites reprĂ©sentent seulement 1,5%. L’enquĂŞte a, par ailleurs, rĂ©vĂ©lĂ© que 25% des internautes sont des Ă©tudiants et 37% des cadres. La rĂ©partition gĂ©ographique des usagers de l’internet a aussi connu des changements grâce aux politiques de dĂ©veloppement de l’ADSL qui a gĂ©nĂ©rĂ© une meilleure pĂ©nĂ©tration de l’internet comparĂ© aux annĂ©es prĂ©cĂ©dentes oĂą l’étude rĂ©vĂ©lait une concentration au Centre. Alors que l’annĂ©e dernière cette rĂ©gion comptabilisait Ă  elle seule plus de 50 % des internautes, l’annĂ©e 2010 voit un rééquilibrage des chiffres au profit d’autres rĂ©gions du pays et notamment l’ouest avec 21, 8% cette annĂ©e contre 15,68% l’annĂ©e dernière. Il en est de mĂŞme pour le sud qui passe de 9,36% d’internautes Ă  12,4% cette annĂ©e. Les internautes algĂ©riens figurent dans la catĂ©gorie des «internet addicts » puisqu’ils sont 66,7% Ă  se connecter plusieurs fois par jour, 40% d’entre eux allant jusqu’à se connecter plus de 20 heures par semaine. Les nouveaux adeptes sont Ă©galement nombreux avec 20% des internautes qui se connectent depuis moins d’un an. Ce qui laisse les meneurs de l’enquĂŞte conclure que l’internet a encore de beaux jours devant lui. Le domicile reste le lieu de connexion privilĂ©giĂ© des internautes puisqu’ils sont 77% Ă  se connecter depuis chez eux. Plus de 50% des foyers Ă©quipĂ©s regroupent au moins trois utilisateurs. Si le type de connexion privilĂ©giĂ©e est l’ADSL pour 84,7% des installations, le dĂ©bit quant Ă  lui reste Ă  la traĂ®ne, 52% des internautes disposent d’une connexion Ă©gale ou infĂ©rieure Ă  256Kbits/seconde, ce qui est largement insuffisant pour le type de contenus proposĂ©s aujourd’hui sur Internet, que ce soit des vidĂ©os, des jeux. Mais cela ne semble pas dĂ©courager pour autant les internautes qui n’hĂ©sitent pas Ă  passer des heures Ă  tĂ©lĂ©charger des contenus. Alors que les Ă©tudiants sont très nombreux Ă  se connecter, force est de constater que les structures d’enseignement ne suivent pas puisqu’ils ne sont que 9% Ă  se connecter depuis leur lieu d’études. L’internet a connu une progression insoupçonnable dans la sociĂ©tĂ© algĂ©rienne jusqu’à devenir la première source d’information des internautes, loin devant les mĂ©dias « traditionnels ». Ainsi 74% des internautes algĂ©riens dĂ©clarent prĂ©fĂ©rer internet comme outil d’information. Il est Ă©vident qu’à l’avenir les annonceurs ne pourront plus faire l’impasse sur cet outil qui peut ĂŞtre lĂ©gitimement appelĂ© le « mĂ©dia des mĂ©dias ». L’étude nous informe, en outre, que les activitĂ©s des mĂ©dias traditionnels (lire le journal, regarder un film, Ă©couter de la musique, discuter avec ses amis ...) se font aujourd’hui par internet. Plus de 75% se connectent pour lire la presse, 68% pour lire le courrier Ă©lectronique et 53% pour tĂ©lĂ©charger films et musique. L’une des particularitĂ© frappante rĂ©vĂ©lĂ©e par Webdialn@ et aussi la percĂ©e des rĂ©seau sociaux chez l’internaute algĂ©rien, lequel est orientĂ© Ă  70% vers Facebook. Ils sont 1,2 million AlgĂ©riens membres de ce rĂ©seau. Concernant la publicitĂ© sur le web, les AlgĂ©riens sont accros des bandeaux qui accompagnent la navigation sur le web. Contrairement aux pays dĂ©veloppĂ©s dans lesquels Internet est dĂ©jĂ  très rĂ©pandu et oĂą l’intĂ©rĂŞt pour ces pubs s’est Ă©moussĂ©, le concitoyen reste Ă  l’affĂ»t de nouveaux produits diffusĂ© sur le web. Ils sont 40,2% des interrogĂ©s Ă  avoir cliquĂ© sur une publicitĂ© durant les derniers jours qui ont prĂ©cĂ©dĂ© l’enquĂŞte.



Source El Moudjahid Hamida B.