AfricOpen - Publicité, Marketing et Communication en Afrique

jeudi 16 septembre 2010

Audimat : Crise de confiance des médias en Tunisie

La table ronde, organisĂ©e par webmanagercenter.com le 7 Septembre 2010 sur le thĂšme « les mesures d’audience en Tunisie », a Ă©tĂ© l’occasion pour les intervenants, de proposer des solutions concrĂštes face Ă  un problĂšme liĂ© Ă  un manque de confiance et de crĂ©dibilitĂ©, qui secoue la sphĂšre des mĂ©dias tunisiens.

MalgrĂ© des chiffres qui parlent d’eux mĂȘmes : un budget publicitaire gĂ©nĂ©ral attribuĂ© aux diffĂ©rents annonceurs Ă©quivalant Ă  140 millions de dinars, 40 millions de dinars de chiffres d’affaires en termes de publicitĂ© liĂ©e Ă  l’affichage urbain, contre un chiffre estimĂ© Ă  4 millions de dinars il y a de cela 8 ans
 Il existe pourtant actuellement un problĂšme majeur : une remise en cause de l’audimat et autres mesures d’audiences effectuĂ©es par les entreprises spĂ©cialisĂ©es de la place.

Ce malaise face Ă  cette situation ne semble guĂšre perturber l’opĂ©rateur tĂ©lĂ©phonique privĂ© Tunisiana : « Aujourd’hui, nous assumons pleinement cette inexactitude de chiffres, car la MĂ©diamĂ©trie* n’est pas une science exacte. Il faut surtout qu’il y ait un terrain d’entente entre les bureaux d’étude et les mĂ©dias (tĂ©lĂ©vision, radios, sites web
). C’est pour cela que nous optons plutĂŽt pour une vision empirique de la situation ! ».

Mr Ridha Najjar ancien prĂ©sident du Conseil SupĂ©rieur de la Communication (CSC) et du Centre Africain de Perfectionnement des Journalistes et des Communicateurs (CAPJC), traite ce dilemme avec une objectivitĂ© et un pragmatisme qui en disent long sur ses longues annĂ©es d'expĂ©rience sur la scĂšne audiovisuelle tunisienne: " Le paysage mĂ©diatique tunisien a bien changĂ©, notamment grĂące Ă  la convergence des mĂ©dias, d’internet et de la tĂ©lĂ©phonie mobile. Cependant, on fait face Ă  un vide sidĂ©ral. Rendez-vous compte : il n’existe aucun OJD jusqu’à prĂ©sent en Tunisie, ni d’outils capables de mesurer rĂ©ellement l’affimĂ©trie**, encore moins». L’OJD Ă©tant un organisme apte Ă  fournir des chiffres d’audience certifiĂ©s et reconnus par la profession.

L’homme ajoute avec conviction « On fait face Ă  une situation de crise de confiance, par rapport aux tarifs et Ă  une absence totale de dĂ©ontologie. Ce qui manque le plus, c’est un cahier des charges autoproclamĂ© par le milieu professionnel ».

Comme conclusion Ă  ce dĂ©bat, et de l’avis de tous les participants prĂ©sents Ă  cette confĂ©rence, Mr Najjar estime «qu’il serait tout Ă  fait judicieux de penser Ă  une solution unie, en l’occurrence : des associations interprofessionnels pour vĂ©rifier et rĂ©guler le marcher actuel, (constituĂ© en majoritĂ© de publicitĂ© et de sondages). Comme il serait temps que l’Etat mette en place un cadre juridique commun au secteur audiovisuel (comme c’est le cas actuellement au Maroc), et qui demeure absent dans notre pays».

Source : Tekiano - S.B.N




		
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Gouvernance de l’Internet : l’Afrique souhaite plus d’accessibilitĂ©

L’Afrique de l’ouest va demander plus d’accessibilitĂ© au moindre coĂ»t au Net lors du Forum mondial sur la gouvernance de l’Internet, prĂ©vu en septembre Ă  Vilnius ( Lituanie). Cette position a Ă©tĂ© adoptĂ©e Ă  l’issue d’un forum qui a rĂ©uni cette semaine Ă  Dakar neuf pays africains (Burkina Faso, CĂŽte d’Ivoire, Gambie, Ghana, LibĂ©ria, NigĂ©ria, SĂ©nĂ©gal, Sierra Leone et Togo).

"Le coĂ»t de l’accessibilitĂ© qui est trĂšs Ă©levĂ© en Afrique", constate la prĂ©sidente du Conseil de la fondation Africaine des logiciels libres, Nnenna Nwakanma.En outre, certains pays d’ Afrique de l’Ouest subissent des contraintes liĂ©es au difficile accĂšs au cĂąble. Ces difficultĂ©s freinent le dĂ©veloppement d’ Internet sur le continent.

C’est le cas au Burkina Faso, selon GuĂ©brĂ© Moussa agent au ministĂšre de la communication. "Nous restons confrontĂ©s Ă  des problĂšmes comme l’accĂšs au cĂąble, c’est-Ă -dire comment avoir une bande passante suffisante et Ă  moindre coĂ»t", indique-t-il.

Cette situation s’explique, dit-il, par l’enclavement de son pays. "Les cĂąbles qui entourent l’Afrique sont des cĂąbles sous- marins et il faut donc ĂȘtre un pays cĂŽtier pour avoir un accĂšs facile Ă  ce cĂąble".

Pour faire face Ă  ces difficultĂ©s, le Burkina Faso a adoptĂ© des lois qui ont permis de faciliter la pĂ©nĂ©tration du Net et d’autres technologies de l’information et de la communication.

Au Forum de Vilnius, les pays africains vont aussi refuser que l’on attribue Ă  l’Afrique la responsabilitĂ© de la propagation des dĂ©chets numĂ©riques (virus et spams).

L’Afrique n’est pas la source de dĂ©chets numĂ©riques, affirment les participants au Forum de Dakar.

"On cite souvent les spams du NigĂ©ria. Mais il y en a qui viennent aussi de l’Europe". C’est pourquoi, poursuit Mme Nwakanma, "nous demanderons Ă  ce qu’on respecte l’image africaine sur le Net. Qu’on arrĂȘte de noircir le continent".

Les Africains ont par ailleurs dit leur prĂ©fĂ©rence pour la technologie ouverte "qu’elle peut modifier pour son usage", en lieu et place de la technologie scellĂ©e.

La lutte contre la cybercriminalité est aussi une préoccupation des pays africains.

Ngessan Wilfred, un des reprĂ©sentants de la CĂŽte d’Ivoire, tente une explication du phĂ©nomĂšne dans son pays.

"Le plus grave inconvĂ©nient que nous avons notĂ© avec l’ avĂšnement du Net c’est le fait que les gens soient mal alphabĂ©tisĂ©s Ă  l’Internet. C’est le cas de ceux qui s’adonnent Ă  la cybercriminalitĂ©. On leur Ă  fait croire qu’avec le Net on peut se faire un gain en jouant un coup malhonnĂȘte".

Or, pense-t-il, "si les populations avaient Ă©tĂ© alphabĂ©tisĂ©es au Net en leur inculquant qu’on peut faire un gain honnĂȘte Ă  long terme en vendant par exemple des services, elles auraient adoptĂ© cette solution".

Pour faire face Ă  la cybercriminalitĂ©, il existe, selon Ngessan Wilfred, des centres d’émergence en CĂŽte d’Ivoire qui luttent contre ce phĂ©nomĂšne en collaboration avec la police nationale.

D’aprĂšs Alex Corenthin, prĂ©sident d’Internet society SĂ©nĂ©gal, la cybercriminalitĂ© est un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ© qui ne se manifeste que quand il y a des enjeux Ă©conomiques importants.

Et l’Afrique est un peu Ă  l’abri de ce phĂ©nomĂšne parce qu’elle n’a pas de contenu critique. Seulement, " les acteurs de la cybercriminalitĂ© viennent se refugier en Afrique parce que la traçabilitĂ© est beaucoup plus difficile Ă  avoir", fait-il remarquer.

PrĂ©occupation non moins importante : la bataille pour des contenus locaux. Au SĂ©nĂ©gal, relĂšve M. Corenthin, "Il y a des choses qui restent Ă  faire surtout au niveau des coĂ»ts, mais aussi par rapport au contenu. On est encore Ă  un stade oĂč on est consommateur de l’Internet et pas tellement producteur de contenu destinĂ© Ă  la population locale".

M. Corenthin estime que l’existence de suffisamment de services locaux destinĂ©s Ă  la population locale pousserait les populations Ă  consulter Internet pour des besoins internes.

Il donne Ă  titre d’exemple, le site des dĂ©marches administratives créé par l’Etat du SĂ©nĂ©gal et, oĂč on peut trouver toutes les explications sur des dĂ©marches administratives.

Source : Africatime.com

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Construction du cñble entre la France et l’Afrique

Le contrat de construction et de maintenance du projet de cĂąble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) a Ă©tĂ© signĂ© samedi 5 juin 2010 Ă  Paris, par 19 membres issus de 23 pays. Cet Ă©vĂšnement Ă©tait suivi, le mĂȘme jour, de la signature du contrat fournisseur avec Alcatel-Lucent. Ce contrat fournisseur est entrĂ© en vigueur le 3 aoĂ»t 2010, date qui marque le commencement de la construction du systĂšme Ă  partir de Penmarch en France jusqu’au Cap en Afrique du Sud.

Long de 17000km, le cĂąble sous-marin ACE offrira la connectivitĂ© la plus importante vers les pays situĂ©s le long de la cĂŽte ouest de l’Afrique, y compris certains pays enclavĂ©s. Le systĂšme ACE dĂ©ploiera une technologie de pointe, qui supportera la nouvelle technologie 40Gbps dĂšs sa mise en service, permettant une capacitĂ© totale potentielle de 5,12Tbps. Il amĂ©liorera considĂ©rablement la connectivitĂ© intra-Africaine et celle entre l’Afrique et le reste du monde, il rĂ©duira les coĂ»ts de communication et jouera un rĂŽle majeur pour le dĂ©veloppement social et Ă©conomique de l’Afrique.

Source : Ceriseclub.com

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mardi 14 septembre 2010

Internet : Les annonceurs ne se bousculent pas encore

Le faible taux de frĂ©quentation locale des portails d’informations et la quasi-inexistence du haut dĂ©bit expliquent cette situation.

MĂȘme si des Ă©tudes ne le montrent pas, Internet n’est pas encore le support de communication le mieux partagĂ© au Cameroun. Aucun chiffre n’est d’ailleurs aujourd’hui disponible sur les taux de frĂ©quentation du web. Mais une chose au moins est sĂ»re: les annonceurs locaux ne lui accordent pas une place importante dans leur stratĂ©gie de communication. Les grandes entreprises disposent certes de sites, mais elles hĂ©sitent Ă  vendre leur image sur les portails d’informations. Au regard du «tout numĂ©rique» de ce 3Ăšme millĂ©naire et des multiples avantages qu’offre la Toile, une telle attitude peut surprendre.

Faut-il rappeler qu’Internet est un mĂ©dia complet? Il permet l’utilisation de «tous les supports connus jusqu’ici: le son, le texte, la vidĂ©o, la photo», fait remarquer Elvis Mbimba, spĂ©cialisĂ© en web journalisme. DĂšs lors, comment expliquer l’étonnante posture des annonceurs au Cameroun? On peut lui trouver quelques pistes de rĂ©ponses. La premiĂšre viendrait du taux de pĂ©nĂ©tration du Net dans les foyers camerounais. Ce taux est encore trĂšs faible. La seconde viendrait des rĂ©flexes entretenus depuis longtemps. Les sociĂ©tĂ©s brassicoles par exemple qui sont parmi les premiers annonceurs locaux, savent que c’est par la Plv (publicitĂ© sur lieu de vente) qu’elles Ă©coulent le maximum de leurs produits ; or la cible de ces lieux ne connait presque pas le Net. Il y a enfin l’élĂ©ment culturel, dĂ©terminant dans les comportements Ă  la fois du consommateur et de l’annonceur. Celui-ci les oblige encore Ă  recourir au support papier sur toutes ses formes, Ă  la radio et Ă  la tĂ©lĂ©. Il y a un temps, souvent trĂšs long pour trouver un espace dans cet environnement Ă  autre chose.

L’une des analyses les plus pertinentes de cet apparent paradoxe nous vient de Paul «Menessier» NgallĂš. Selon l’animateur de KaiWalai.com, les sociĂ©tĂ©s camerounaises ne perçoivent pas encore suffisamment l’étendue des bĂ©nĂ©fices qu’elles pourraient tirer en exposant leurs marques sur les portails. Et ce raisonnement n’est pas totalement dĂ©nuĂ© de fondement. MĂȘme si les cybercafĂ©s envahissent actuellement les paysages urbains, la relative qualitĂ© de leurs prestations dĂ©courage plus d’un inconditionnel de la Toile. Les enseignes annoncent toujours «haut dĂ©bit», mais ne disposent en rĂ©alitĂ© que de faibles connexions que Paul «Menessier» Ă©value Ă  «256 Mo (mĂ©gaoctets, ndlr)». Aussi, les visiteurs locaux se font-ils rares sur les portails d’informations, entraĂźnant de facto la rĂ©duction de la cible des annonceurs. Le webmaster confie par exemple que «sur les plus de 600 visiteurs quotidiens de KaiWalai, Ă  peine 50 se connectent Ă  partir du Cameroun. Le reste, c’est la diaspora». Il est donc comprĂ©hensible que l’on peine Ă  trouver les grandes marques du terroir sur les espaces publicitaires des portails camerounais.

DifficultĂ©s Paul Menessier relĂšve une autre difficultĂ©, et non des moindres, qui dĂ©coule de la faiblesse des dĂ©bits disponibles au Cameroun. «Sur Internet, une bonne publicitĂ© doit, en principe, ĂȘtre montĂ©e avec le logiciel ‘Adobe Flash Player’. Or, le dĂ©bit local permet rarement Ă  l’internaute local de dĂ©couvrir les annonces ainsi montĂ©es. Ce qui nous met face Ă  un vĂ©ritable dilemme: monter des publicitĂ©s futuristes en courant le risque qu’elles ne soient presque jamais visualisĂ©es au Cameroun, ou rĂ©aliser des annonces classiques, plus en accord avec le dĂ©bit du web local?». C’est donc cette conjonction de difficultĂ©s qui semble expliquer le dĂ©sintĂ©rĂȘt des annonceurs locaux pour la publicitĂ© en ligne. Un rapide tour des principaux portails camerounais permet de s’en rendre compte. KaiWalai, par exemple, dĂ©cline deux marques sur sa page d’accueil: Orange et NestlĂ©. Et le site n’est d’ailleurs en contrat qu’avec Orange. Ce qui signifie que le logo de NestlĂ© que l’on y aperçoit est un simple «appel de balle». Mais, comme une «belle», l’annonceur se fait encore dĂ©sirer. Quant Ă  Orange, Paul «Menessier» nous a confiĂ© que «ce n’est qu’aprĂšs deux annĂ©es de nĂ©gociations» qu’ils ont acceptĂ©. Nul doute que les autres portails vivent les mĂȘmes dĂ©sistements au quotidien. Sur MboaBlog, deux banniĂšres prĂ©sentent deux produits de la SociĂ©tĂ© Anonyme des Brasseries du Cameroun (Sabc).

Il s’agit de MĂŒtzig et Coca-Cola. Sur Camfoot, outre Orange, le site fait Ă©galement la publicitĂ© d’un hĂŽtel, Les GĂźtes de Kribi. Les autres annonces s’adressent invariablement aux internautes vivant en Occident. Les GĂźtes de Kribi reviennent pratiquement sur tous les autres portails camerounais d’informations visitĂ©s. Et ceux-ci contiennent surtout des publicitĂ©s qui ne sont en rĂ©alitĂ© que des Ă©changes de bons procĂ©dĂ©s avec Google. En retour, le moteur de recherche renvoie prioritairement vers eux les internautes qui cherchent des informations sur le Cameroun. C’est ce qui fait dire Ă  Paul «Menessier» que «il est utopique de croire qu’un site camerounais puisse vivre aujourd’hui de la pub». Au regard de la forte prĂ©sence de la diaspora sur les portails, il estime, en outre, que «Western Union et Moneygram, devraient ĂȘtre les partenaires «naturels» des portails» Pour enrayer la situation, Steve Bong, chroniqueur-blogueur, propose que «les pouvoirs publics commencent par augmenter les dĂ©bits de connexions, jusqu’à atteindre des minima de 1024 Mo». Avec le projet d’extension de la fibre optique, les cyberjournalistes se mettent dĂ©sormais Ă  rĂȘver de lendemains qui chantent.

Source : www.quotidienmutations.com - Brice T. SigankwĂ©

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Le consortium africain WACS étendra son réseau de cùble sous-marin

De nouvelles capacitĂ©s de restauration avancĂ©es basĂ©es sur la technologie GMPLS viendront renforcer l’intelligence et la rĂ©silience de ce vaste rĂ©seau sous-marin.

Alcatel-Lucent (Euronext Paris et NYSE : ALU) prolongera le rĂ©seau de cĂąble sous-marin WACS (West Africa Cable System) du Portugal jusqu’au Royaume-Uni pour rĂ©pondre aux besoins croissants en capacitĂ© engendrĂ©s par l’essor des services haut dĂ©bit. Couvrant une distance de 2000 km et enregistrant un dĂ©bit de 40 gigabits par seconde (40G), cette nouvelle portion fera passer la capacitĂ© globale du rĂ©seau de 3,8 tĂ©rabits/s (Tbit/s) Ă  5,12 Tbit/s, soit l’équivalent de 8 millions de fichiers MP3 ou de plus de 8 000 DVD tĂ©lĂ©chargĂ©s en 60 secondes.

SuccĂ©dant aux tests menĂ©s avec succĂšs en conditions rĂ©elles de la solution 40G d’Alcatel-Lucent, cette extension du rĂ©seau utilisera Ă©galement la technologie « cohĂ©rente » de nouvelle gĂ©nĂ©ration. Elle permettra d’accroĂźtre et de renforcer la connectivitĂ© le long du parcours Afrique-Europe pour que les rĂ©gions concernĂ©es puissent bĂ©nĂ©ficier des communications et des services Internet amĂ©liorĂ©s indispensables Ă  leur dĂ©veloppement socioĂ©conomique.

Les 12 membres du consortium WACS sont : Angola Cables, Broadband Infraco, Cable & Wireless, Congo Telecom, MTN, l’Office Congolais des Postes et TĂ©lĂ©communications, Portugal Telecom/ Cabo Verde Telecom, Tata Communications/Neotel, Telecom Namibia, Telkom SA, Togo Telecom et Vodacom.

Avec une mise en service commercial prĂ©vu d’ici 2011, le WACS offrira Ă  la Namibie, Ă  la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, au Togo et Ă  la RĂ©publique du Congo, le premier accĂšs direct au rĂ©seau de communication de cĂąble sous-marin global. Ce dernier reliera l’Afrique du Sud au Royaume-Uni avec des atterrages en Namibie, en Angola, dans la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo, dans la RĂ©publique du Congo, au Cameroun, au NigĂ©ria, au Togo, au Ghana, en CĂŽte d’Ivoire, au Cap-Vert, aux Canaries et enfin au Portugal.

Selon les termes du contrat d’extension, des capacitĂ©s GMPLS avancĂ©es permettant de bĂ©nĂ©ficier d’une mise en service dynamique et automatisĂ©e pour une qualitĂ© de service optimale seront dĂ©ployĂ©es sur le rĂ©seau WACS. GrĂące Ă  cette gestion intelligente, le rĂ©seau WACS pourra optimiser l’utilisation de ses ressources et ainsi accroĂźtre sa rĂ©silience.

« Le continent africain attend avec impatience de pouvoir bĂ©nĂ©ficier d’une connectivitĂ© Ă  un coĂ»t raisonnable. En rĂ©pondant aux besoins en capacitĂ© tout le long de son parcours, ce rĂ©seau fera bĂ©nĂ©ficier les pays d’atterrage d’un nouveau systĂšme dotĂ© d’une plus grande capacitĂ© et offrant un accĂšs haut dĂ©bit moins cher. GrĂące au rĂ©seau, des applications innovantes telles que l’e-Ă©ducation et l’e-santĂ© pourront voir le jour dans ces rĂ©gions et avoir un impact positif sur la vie des gens », a dĂ©clarĂ© Kobus Stoeder, prĂ©sident du comitĂ© de direction du consortium WACS. « La solution d’Alcatel-Lucent rĂ©pond parfaitement Ă  nos besoins en termes de compatibilitĂ© multifournisseurs, de disponibilitĂ© du rĂ©seau et de protection du trafic, des critĂšres indispensables pour garantir une fiabilitĂ© de service optimale. »



« Avec l’augmentation du trafic, les fournisseurs de services doivent optimiser leur rĂ©seau pour faire face Ă  la demande en bande passante nĂ©cessaire aux services haut dĂ©bit », a expliquĂ© Philippe Dumont, directeur de l’activitĂ© RĂ©seaux sous-marins d’Alcatel-Lucent. « Notre technologie 40G de derniĂšre gĂ©nĂ©ration associĂ©e Ă  nos capacitĂ©s de protection de pointe vont permettre d’accĂ©lĂ©rer la mise en service de la connectivitĂ© et d’amĂ©liorer la rĂ©silience du rĂ©seau pour que les usagers puissent bĂ©nĂ©ficier de la meilleure expĂ©rience qui soit. »

Source : nticweb.com

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Tunisie : Le Net, remĂšde anti-pub de Ramadan ?

Le matraquage publicitaire durant Ramadan est-il bĂ©nĂ©fique pour la marque exposĂ©e dans la pub ? Des internautes avouent boycotter les marques qui passent Ă  la tĂ©lĂ© par rĂ©volte, sans doute. Un spĂ©cialiste prĂ©vient : une surexposition Ă  la pub TV= dĂ©penses inutiles. Le matraquage publicitaire durant Ramadan est-il bĂ©nĂ©fique pour la marque exposĂ©e dans la pub ? AprĂšs autant de publicitĂ© ingurgitĂ©e depuis le dĂ©but du mois de jeĂ»ne et Ă  la vue de la rĂ©action des facebookeurs tunisiens, la question mĂ©rite bien d’ĂȘtre posĂ©e. Nous avons demandĂ© l’avis de nos lecteurs sur notre page fan facebook. A la question «AprĂšs tant de matraquage publicitaire sur nos tĂ©lĂ©, avez vous changĂ© vos habitudes de consommation ?»

Mehdi Ayadi Corrado a rĂ©pondu : «Quel gavage publicitaire! Trop de publicitĂ© tue la publicitĂ©. Les annonceurs devront savoir qu’entre eux et le tĂ©lĂ©spectateur existe une tĂ©lĂ©commande». Un point de vue partagĂ© par d’autres facebookeurs tunisiens qui ont trouvĂ© dans leur tĂ©lĂ©commande le bon remĂšde anti-pub.

Pour Ben Nejma Slim, cette “moisson” publicitaire a changĂ© sa façon de consommer. Son choix au supermarchĂ© a nettement changĂ© pour le compte des marques concurrentes Ă  celles passĂ©es en boucle Ă  la tĂ©lĂ©.

Te souviens-tu des pubs d’hier ?

Le Day After Recall est un indicateur d’efficacitĂ© publicitaire qui consiste Ă  mesurer la mĂ©morisation d’un spot publicitaire TV le lendemain de sa diffusion L’agence d’étude marketing et de mesure d’audience, Mediascan Tunisie publie quotidiennement sur madwatch.net depuis le dĂ©but de mois de Ramadan le top 5 des spots publicitaires les plus mĂ©morisĂ©s par les tunisiens

On ne s’étonne pas de voir que les marques qui squattent ce Top 5 sont celles dont les pubs sont diffusĂ©es en boucle durant la rupture du jeĂ»ne et durant le prime time. Pouvons nous alors dire que ces marques sont plus susceptibles, par lassitude, d’ĂȘtre boycottĂ©es par les Tunisiens ?

Surexposition à la pub = dépenses inutiles

Pour Selim Haloui, consultant formateur en marketing et en communication et responsable du site madwatch.net, «on ne peut pas rĂ©pondre Ă  cette question. MĂȘme si une baisse a Ă©tĂ© constatĂ©e sur les ventes d’une marque Ă  l’issue du mois de ramadan, il serait difficile de conclure que cela est dĂ» Ă  une quelconque lassitude publicitaire. Je pense que cette quantitĂ© de pub dessert plus les chaĂźnes TV que les marques que ce soit en termes d’image ou surtout d’audience. Il est d’ailleurs saisissant de constater le nombre sans cesse grandissant d’internautes qui zappent le visionnage TV pour lui prĂ©fĂ©rer le Catch Up TV. Des dizaines de pages fan facebook proposent en effet les Ă©missions tĂ©lĂ© sur leurs pages, immĂ©diatement aprĂšs leur fin. Et sur ces vidĂ©os, il n’y a pas de pub.

Pour les marques, la question de la lassitude publicitaire se pose Ă©galement mais je pense que l’objectif doit plutĂŽt ĂȘtre : Ă  quel niveau d’exposition l’effet publicitaire recueilli devient marginal. Si on constate par exemple que 5 expositions Ă  un message publicitaire suffisent Ă  un tĂ©lĂ©spectateur pour en retenir ce que l’on souhaite qu’il retienne, Ă  quoi bon poursuivre sa campagne ramadanesque sur 15 jours ou un mois avec une prĂ©sence sur les mĂȘmes Ă©crans (donc avec de fortes chances de toujours atteindre les mĂȘmes tĂ©lĂ©spectateurs).

De telles analyses que certain annonceurs ont dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es en Tunisie permettent aux marques de dĂ©velopper des stratĂ©gies visant Ă  Ă©viter la surexposition et son corollaire : le surinvestissement. Opter par exemple pour plusieurs spots contenant diffĂ©rents messages ou diversifier sa programmation mĂ©dia en Ă©vitant de toujours accompagner les mĂȘmes programmes, etc».

Source checkbird.com - Elyes

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Lutte contre la fracture numĂ©rique – Rascom lance RQ1R en Afrique

Le lancement du nouveau satellite de l’Organisation rĂ©gionale africaine de communication par satellite (Rascom) a eu lieu en aoĂ»t dernier en Guyane. Il couvrira toute l’Afrique.

Ouf de soulagement pour les populations africaines des zones reculĂ©es. Elles n’auront plus de problĂšmes de connexions dans les jours Ă  venir avec le lancement hier du nouveau satellite de l’Organisation rĂ©gionale africaine de communication par satellite (Rascom), baptisĂ© RQ1R. Toute l’Afrique est dĂ©sormais couverte par le rĂ©seau de tĂ©lĂ©communication. L’opĂ©ration de lancement du satellite a eu lieu en Guyane. Ainsi donc le consortium qui a financĂ© ce projet compte faire oublier le demi-Ă©chec de 2007, annĂ©e oĂč il comptait lancer ledit satellite pour la premiĂšre fois. Les africains ont vraiment besoin d’ĂȘtre heureux avec le lancement de ce projet. La raison en plus de combler la fracture numĂ©rique en reliant au haut dĂ©bit les grandes villes du continent, RQ1R a aussi pour vocation d’offrir des services de tĂ©lĂ©communication aux opĂ©rateurs africains. Ils pourront Ă  cet effet apporter le tĂ©lĂ©phone dans des zones reculĂ©es via des terminaux Low Cost. Par exemple 130 mille villages isolĂ©s pourraient ĂȘtre desservis par Vsat. Pour leur alimentation, 15 mille antennes auraient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© commandĂ©es dans ce but et seraient prĂȘtes Ă  ĂȘtre installĂ©es. La promotion de ce nouveau satellite prĂ©occupe Rascom. Il compte cependant, sur ses actionnaires et les opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie, puisqu’il annonce 38 millions d’euros d’économie pour le secteur des telecoms grĂące Ă  la suppression des frais d’interconnexion. Des frais qui ont toujours causĂ© des litiges entre opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©phonie dans le continent, notamment en CĂŽte d’Ivoire. Le regret du consortium qui a financĂ© le projet de RQ1R est que le nouvel appareil n’aura pas la mĂȘme espĂ©rance de vie que son grand frĂšre. Le satellite a perdu environ 12 ans parce que les actionnaires ont longuement hĂ©sitĂ© Ă  rĂ©investir Ă  cause des pertes qu’ils ont subies avec le premier appareil. Au lieu de 15 ans de durĂ©e de vie, RQ1R en aura que 3. Le directeur gĂ©nĂ©ral de Rascom n’est pas pour autant dĂ©couragĂ©. Parce qu’il sait qu’aprĂšs le lancement de RQ1R, des utilisateurs se bousculeront. « Il y a, c’est vrai encore une certaine mĂ©fiance, et beaucoup d’utilisateurs potentiels attendent que RQ1R soit lancĂ© et testĂ© pour se dĂ©cider », a insistĂ© Faraj Elamari. Cet optimisme du Directeur gĂ©nĂ©ral est partagĂ© par les experts. « Le projet conserve tout son intĂ©rĂȘt car les besoins du continent sont immenses », prĂ©viennent-ils. En marge du lancement de RQ1R, Faraj Elamari a soutenu qu’un nouveau satellite en construction est Ă  l’étude par un consortium panafricain.

Source : connectionivoirienne.net - Souleymane KonĂ©

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