APA-​Ad­dis Abeba (Ethio­pie) Le 14ème som­met de l’Union afri­caine (UA), qui s’est tenu pen­dant trois jours au siège de l’or­ga­ni­sa­tion pan­afri­caine dans la ca­pi­tale éthio­pienne, s’est ter­mi­né mardi par un appel des chefs d’Etat à in­ves­tir dans les in­fra­struc­tures de tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion (TIC).

Le som­met d’Ad­dis-​Abe­ba s’est tenu sous le thème "Tech­no­lo­gies de l’In­for­ma­tion et de la Com­mu­ni­ca­tion en Afrique, défis et pers­pec­tives de dé­ve­lop­pe­ment".

"Nous, di­ri­geants afri­cains, dé­ci­dons d’ex­ploi­ter les TIC au pro­fit du dé­ve­lop­pe­ment de l’Afrique", a dé­cla­ré le pré­sident en exer­cice nou­vel­le­ment élu de l’UA et chef de l’Etat du Ma­la­wi, Dr. Bingu Wa Mu­tha­ri­ka.

« Je suis plus que convain­cu que les TIC se­ront un vec­teur de notre pro­gramme de dé­ve­lop­pe­ment", a-​t-​il dé­cla­rĂ©.

Selon le pré­sident Mu­tha­ri­ka, le som­met a Ă©ga­le­ment pris di­verses dé­ci­sions sur les ques­tions de paix et sé­cu­ri­tĂ© sur le conti­nent, dans le cadre de l’ini­tia­tive lan­cĂ©e par l’UA pour faire de 2010 « l’AnnĂ©e de la Paix et de la Sé­cu­ri­tĂ© en Afrique ».

Pour don­ner une idée du bond ful­gu­rant des TIC en Afrique on a l’ha­bi­tude de don­ner l’exemple des abon­ne­ments de té­lé­pho­nie mo­bile qui ont consi­dé­ra­ble­ment aug­men­té en Afrique, pas­sant de 138 mil­lions en 2005 à 370 mil­lions en 2008, selon ce même rap­port.

« Le taux de pé­né­tra­tion des té­lé­phones mo­biles a aug­men­tĂ© de 15,6 pour 100 ha­bi­tants Ă  39 pour la mĂŞme pé­riode. Ce­pen­dant, il est Ă  noter d’im­por­tantes dif­fé­rences entre les ré­gions afri­caines et les pays », a-​t-​il dit.

Selon l’Union in­ter­na­tio­nale des té­lé­com­mu­ni­ca­tions, seule­ment en­vi­ron 5% de la po­pu­la­tion afri­caine uti­li­sait In­ter­net en 2005-​2007, contre plus de 20% en Amé­rique la­tine et les Caraïbes, ainsi qu’en Asie de l’Est et le Pa­ci­fique.

Les di­ri­geants afri­cains ont conve­nu de ren­for­cer les in­fra­struc­tures en TIC, in­di­quant que leur uti­li­sa­tion en Afrique reste faible par rap­port à l’évo­lu­tion ra­pide de cette tech­no­lo­gie et sa contri­bu­tion au dé­ve­lop­pe­ment.

« L’uti­li­sa­tion glo­bale des TIC en Afrique est en­core faible, ce qui laisse am­ple­ment d’es­pace pour da­van­tage de crois­sance dans les an­nĂ©es Ă  venir. L’Afrique de­meure le conti­nent le moins connec­tĂ©, tant d’un point de vue de pé­né­tra­tion d’In­ter­net qu’en termes de bande pas­sante to­tale uti­li­sĂ©e », dit le rap­port.

La crois­sance et la vi­tesse d’In­ter­net sont en­core li­mi­tées en Afrique où il n’existe qu’un seul abon­né haut débit pour 1000 ha­bi­tants contre 200 abon­nés par 1.​000 ha­bi­tants pour l’Eu­rope.

Au cours de la cé­ré­mo­nie de clô­ture, le dis­cours de re­mer­cie­ment a été pro­non­cé par le pré­sident ga­bo­nais Ali Bongo, ainsi que le Pre­mier mi­nistre de Saint Vincent, Ralph Gon­salves, qui était l’un des in­vi­tés du som­met.