teliers sur la sécurité, discussions sur le Forum de la gouvernance de l’Internet, présentations de quelques leaders du secteur et de certaines institutions de régulation sur les décisions et les bonnes pratiques qui pourront influencer le succès global de l’internet en Afrique sont, entre autres, les activités de la onzième réunion du Réseau de l’Internet pour l’Afrique, AfriNic, qui se tient depuis le samedi 21 novembre 2009 à Dakar.

Hier, après deux jours de formation portant sur l’IPv6 (Internet protocole version 6), la cĂ©rĂ©monie officielle d’ouverture s’est effectuĂ©e en prĂ©sence d’Aminata Tall, SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la PrĂ©sidence de la RĂ©publique. S’exprimant sur cette onzième rĂ©union d’AfriNic dont le thème est « ProtĂ©ger l’avenir de l’Internet en Afrique : en prĂ©vision de la mise en Ĺ“uvre du protocole IPv6 », Mme Tall, Ă©voquant les prĂ©visions d’AfriNic et des quatre autres registres Internet rĂ©gionaux dans le monde, a estimĂ© que les adresses IPv4 attribuĂ©es vont vraisemblablement se tarir bien avant l’échĂ©ance 2011.

Ainsi, la mise en œuvre de l’IPv6 va permettre de résoudre les problèmes liés au développement et à la démocratisation d’Internet. Elle a rappelé que le président Abdoulaye Wade, coordonnateur du volet Tic du Nepad, affiche un intérêt particulier à l’évolution de la technologie dans le monde et cette onzième réunion d’AfriNic qui porte sur l’IPv6, la sécurité et le forum sur la gouvernance de l’Internet, répond à cette attente.

En attendant les recommandations de la rencontre qui prend fin vendredi, Aminata Tall a estimĂ© qu’elles auront un impact considĂ©rable sur la suite Ă  donner quant Ă  la gouvernance de l’Internet. « Les stratĂ©gies qui seront mises en Ĺ“uvre pourront contribuer dĂ©cisivement Ă  l’élaboration d’une charte collective de gouvernance concertĂ©e d’Internet dans un contexte de convergence technologique », a-t-elle affirmĂ©.

De par l’amélioration de la qualité des infrastructures des technologies de l’Information et de la Communication, le Réseau de l’Internet pour l’Afrique, créé en 2004 à Dakar et qui s’est élargi à travers le continent, a fait beaucoup de chemin, selon son directeur exécutif, Adiel Akplogan. Ce dernier a salué en l’Agence de régulation des télécommunications et des Postes (Artp) l’une des rares structures à s’engager pour le développement des Tic et a cité le Sénégal comme un modèle. Grâce à un staff de dix-huit personnes, AfriNic a visité plus de vingt-cinq pays en Afrique pour le déroulement de son programme intensif de formation à la gestion des technologies de l’Information et de la Communication.

Omar DIOUF