« Le secteur de la publicitĂ© se dĂ©veloppe en AlgĂ©rie d’une façon fulgurante. En 2008, le volume du marchĂ© publicitaire a Ă©tĂ© de l’ordre de 12,9 milliards de dinars.

Au premier trimestre 2009, nous avons enregistrĂ© un chiffre d’affaire de 11,4 milliards de dinars ! », affirme Said Chabani, cadre au SecrĂ©tariat d’Etat auprès du Premier ministre chargĂ© de la Communication.

Le marché publicitaire algérien, ajoute-t-il, est en plein essor. En 2007, 2282 opérateurs de publicité et 2256 agences de communication ont été enregistrés.

« La publicitĂ© sur Internet prend Ă©galement de l’ampleur. Les investissements publicitaires sur Internet ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©s Ă  22 millions de dinars en 2008 », dit-il.

Toutefois, explique-t-il, cette Ă©volution exige un cadre juridique appropriĂ© qui rĂ©ponde aux nouvelles normes. « Nous manquons de professionnalisme dans ce secteur. Nos opĂ©rateurs doivent ĂŞtre formĂ©s.

Ils doivent également se concerter pour créer un système d’autorégulation en respectant les règles d’étique et de déontologie dans le domaine de la publicité.

C’est pour cette raison que les professionnels du secteur doivent créer une fédération pour fixer les modalités du système d’autorégulation », explique-t-il en précisant que le cadre juridique en matière de publicité n’est pas vide mais qu’il faudrait compléter.

Dans le même contexte, le représentant de la Télévision algérienne, M. Khelifi, a annoncé que les investissements publicitaires dans les médias (presse écrite, radio, télévision et agences de communication) atteindront un milliard de dollars à l’horizon 2010.

« En 2006, les investissements Ă©taient estimĂ©s Ă  03 milliards de dinars. Les revenus de la TĂ©lĂ©vision son constituĂ©s de 40% de recettes publicitaires, 38% de subvention de l’Etat et le reste provient des redevances », confie-t-il.

Pour sa part, Luc Laurentin, un expert français en publicité, avance le chiffre de 1500 milliards de dollars investis dans la publicité par les grandes entreprises dans le monde.

« C’est l’équivalent du PIB de la France qui est 5e puissance dans le monde. C’est Ă©norme ! La publicitĂ© est devenue incontournable dans la vie quotidienne. Beaucoup de secteurs Ă©conomiques dĂ©pendent d’elle, la presse Ă©crite, la radio, la tĂ©lĂ©vision. Si la communication publicitaire s’arrĂŞte, l’économie s’effondrera », estime-t-il.

Au niveau du ministère du Commerce, le domaine de la publicitĂ© est un secteur nouveau en matière de contrĂ´le et d’inspection. « Nos contrĂ´leurs et inspecteurs ne maĂ®trisent pas encore ce domaine.

Sur le terrain, nous n’avons pas enregistré des interventions significatives de la part des opérateurs économiques et publicitaires.

Nous n’avons pas enregistré de plaintes dénonçant la concurrence déloyale ou une publicité illicite », affirment les représentants du ministère du Commerce.

Les travaux de ces journées sur la communication publicitaire, organisées par RH International Communication, seront clôturés aujourd’hui.

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