Marketing, communication, internet, finance, commerce international : Ces nouveaux métiers à promouvoir pour réussir la mondialisation
Par Yves Palma, dimanche 15 juin 2008 à 09:14 :: General :: #60 :: rss
Pour ne pas être laissés en rade par le train de la globalisation, les Africains doivent, davantage, s’orienter vers les nouveaux métiers qui ont pour nom marketing, communication, finance, commerce international, Internet… L’avis est du directeur général de l’Ecole supérieure de communication et de management, Pape Mademba Ndao.
Si l’Afrique veut trouver sa chance et ne pas être marginalisée dans l’économie mondiale marquée par la mondialisation, elle doit mener un véritable effort d’investissement et de réflexion afin de restructurer ses politiques globales en matière d’éducation et de formation. L’avis est du directeur général de l’Ecole supérieure de communication et de management. S’exprimant en marge d’une conférence organisée à l’Université internationale Heci, Pape Mademba Ndao a expliqué que ‘la situation actuelle du monde, est marquée par la mondialisation des économies, l’exacerbation de la concurrence, la pression des technologies de l’information et de la communication, le rétrécissement de la durée de vie des produits mais aussi par de nouvelles valeurs sociétales, écologiques et de défense de l’environnement’. Toutes choses qui font que ‘l’Afrique doit prendre en compte le problème de l’adéquation formation-emploi, en mettant l’accent sur les métiers porteurs’. Parce que ‘quand on parle d’environnement dynamique caractérisé par la technologie et la communication, on parle d’une nouvelle économie dopée et conduite par l’Internet’. Ce qui fait que, ajoute-t-il, ‘les métiers phares seront les métiers qui sont en relation avec cet environnement changeant et les métiers classiques vont devenir des métiers désuets’. D’où, souligne Pape Mademba Ndao, ‘la nécessité de voir quels sont les métiers qui sont plus en phase avec les besoins des entreprises et qui sont plus aptes à procurer aux demandeurs d’emploi le travail dont ils ont besoin pour subvenir à leur besoin’. Surtout que, selon lui, ‘l’environnement de la mondialisation installe une concurrence entre les différents demandeurs d’emploi et donne aux entreprises des possibilités de choix beaucoup plus large’.
Ainsi, le directeur général de Escom soutient que ‘la globalisation des marchés va mettre au cœur des systèmes, le marketing, considéré comme l’ensemble des actions dirigées vers le marché’. Un point de vue qui s’explique par le fait que ‘dans un environnement changeant, caractérisé par des marchés dynamiques, il est devenu crucial pour les entreprises de bien connaître ces marchés, ces facteurs et ses composants’. Pape Mademba pense également que la communication, qui est une variable du marketing, est également un bon créneau. Une conviction qu’il explique de la manière suivante : ‘dans cette mouvance environnementale, plus que le produit, c’est l’image du produit qui est vendu’. D’où l’importance de la communication mais aussi des métiers tournés vers les technologies de l’Information et de la Communication, notamment l’informatique, l’Internet, le webmastering, la publicité en ligne…
Par ailleurs, il note qu’avec la mondialisation, ‘il y a un besoin urgent de maîtriser les barrières douanières, les normalisations, les règles d’hygiène et économiques qui sont propres à chaque espace économique’. D’où l’importance du commerce international qui peut ‘permettre aux entreprises d’optimiser leur stratégie d’internationalisation’.
S’appuyant sur les problèmes qui avaient secoué la Société générale, le directeur général de Escom a, également, mis l’accent sur l’importance de maîtriser les finances. Car, ‘on se rend compte qu’un petit problème financier peut faire basculer la bourse’. Ce qui signifie, à ses yeux, que l’économie se financiarise.
Elh Saidou Nourou DIA

