Les rencontres internationales des centres d'Appui au dĂ©senclavement numĂ©rique (ADEN) en Afrique sub-saharienne ont dĂ©butĂ© lundi au Centre international de confĂ©rence de Bamako sous la prĂ©sidence du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, Mme Diarra Mariam FlantiĂ© Diallo. C'Ă©tait en prĂ©sence du premier conseiller de l'ambassade de France au Mali, Patrice Dejumune, du directeur du Campus numĂ©rique francophone, David Louis, et du chef du projet ADEN, Nicolas Pejout. L'ADEN est un projet de coopĂ©ration internationale financĂ© par le ministère français des affaires Ă©trangères. Il est destinĂ© Ă  rĂ©duire la fracture numĂ©rique par la mise en oeuvre d'un dispositif complet de crĂ©ation de points d'accès publics Ă  Internet dans des zones numĂ©riquement enclavĂ©es. Nicolas Pejout a prĂ©cisĂ© les trois objectifs principaux du projet : l'Ă©quipement et la connexion d'une soixantaine de centres publics d'accès Ă  Internet, la formation aux nouvelles technologies et la production africaine de contenus. Le projet a Ă©tĂ© lancĂ© en 2002 et prendra fin en 2008. Il couvre 14 pays d'Afrique sub-saharienne, utilise et promeut les logiciels libres. Il va donc aider ces pays Ă  se doter d'outils leur permettant d'entrer rĂ©solument dans le 21è siècle, de rĂ©duire la fracture numĂ©rique et de placer au premier rang de leurs prioritĂ©s l'information, la dĂ©mocratie, la communication, la formation Ă  distance, le dĂ©veloppement. Une quarantaine de participants venus du SĂ©nĂ©gal, du Nigeria, du Burkina Faso, de Tanzanie et du Mali vont dĂ©battre durant 5 jours de sujets aussi divers que variĂ©s portant, entre autres, sur la visibilitĂ© des centres auprès de la population et des autoritĂ©s, la pĂ©rennisation des centres ADEN, le statut, la politique de communication et de marketing de ces structures, etc. Le reprĂ©sentant de l'ambassade de France, Patrice Dejumune, a rappelĂ© que la chancellerie française en collaboration avec l'Agence universitaire de la Francophonie et l'Agetic, contribue depuis plusieurs mois Ă  la formation des responsables aux systèmes et rĂ©seaux dans tous les ministères. Cette opĂ©ration contribue ainsi au dĂ©veloppement du site portail gouvernemental lancĂ© il y a quelques jours, a-t-il indiquĂ©. Il a confirmĂ© la volontĂ© de son pays d'accompagner le ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies pour atteindre ses objectifs, notamment dans l'Ă©laboration d'une loi rĂ©gulant les nouvelles technologies, la cyber criminalitĂ©, la protection de la vie privĂ©e, celle de donnĂ©es sensibles ou le commerce Ă©lectronique. Pour le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies, le projet participe pleinement de la politique nationale et du plan stratĂ©gique national de dĂ©veloppement des technologies de l'information et de la communication menĂ©s par les pouvoirs publics. L'appropriation des TIC par un maximum d'usagers constitue une rĂ©ponse Ă  la rĂ©duction de la fracture numĂ©rique, a relevĂ© Mme Diarra Mariam FlantiĂ© Diallo en soulignant combien les TIC constituent une dimension transversale pour l'atteinte des Objectifs du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement. La rencontre de Bamako avait Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e d'une rĂ©union organisĂ©e en dĂ©cembre dernier Ă  Kinshasa. Les travaux qui se dĂ©roulent Ă  l'Agence des technologies de l'information et de la communication (AGETIC), prendront fin vendredi.

Nana S. HAIDARA Source : L'Essor